Ca fait un bail ...

posté le 15 May 2017 à 16:44

... ou deux, en fait. Diantre, le temps fuit, et je ne vous parle même pas de ma baignoire.*

Soyons concis.

  • - Je soutiens ma thèse en septembre, sans doute le 18; et reste à New York jusque mi-Octobre.
  • - Ensuite, direction Stanford, pour un postdoc (d'un an ou plus, si je ne les ennuie pas trop)
  • - Je m'entraîne pour un Iron Man fin juillet, ce qui est une idée de merde. En attendant, je cours (récemment, 50K en trail).

 

* Non, sérieusement. J'ai inondé une salle de bains en décembre.

North Endurance Challenge 50K, May 13th 2017

tags : diary, news

. (Happy New Period!)

posté le 02 January 2015 à 22:42

Non, pas de jeu de mot salace dans le titre de cet article, c'est contre les règles de la maison.

"L'ancienne étant finie, il est temps de songer à la nouvelle" (comme dit Peter Jackson entre deux trilogies [1]). Meilleurs voeux, donc.

Cette année commence bien :

Moins marrant, j'ai une inflammation au genou depuis 3 semaines, et à force de faire du vélo, courir et marcher quand même, ça se résorbe très (trop) lentement.

[1] Ou deux pilules multicolores.

tags : piece of life

September, 14th: M&M (and M's)

posté le 16 September 2014 à 13:14
I can see for miles and miles and miles and miles and miles.

How do you like them apples?

18 miles, ça fait ... euh, beaucoup de miles. 2:11'11" de joie, surtout vers la fin — troisième tour de Central Park, et le soleil qui se pointe juste à temps pour ne pas louper la fête et faire suer un peu. Suffisamment de miles pour se poser la question "Mais ... pourquoi ?" environ 130 fois. Grosso modo, une fois par minute.

J'ai mal aux jambes, j'ai mal aux jambes. Youpi !

tags : new york, race

Hygiene is the crux.

posté le 09 June 2014 à 00:51

Pilate

tags : bayday

“I think I can make it now, the pain is gone” (curl up and feel the joy.)

posté le 09 April 2014 à 21:14

It's gonna be a bright (bright), bright (bright)...  ouais, bon. Couru dix kilomètres en kilt, vais passer un été en stage à Microsoft Research à Boston et un mois en Francie; eu un article accepté dans une conférence à Copenhague, un (sans doute) rejeté pour une conférence à Barcelone; subi la grippe et un doigt écrasé dans une porte; et vu Kraftwerk en concert.

I ate them.

tags : bayday, life

The City — ain't Half cold

posté le 17 March 2014 à 11:33

NYC Half, hier. 0°C au départ, et 30 minutes à attendre sans manteau (il fallait donner son sac à l'entrée pour passer à travers la sécurité vers la ligne de départ. Bien joué.) avant le coup d'envoi à 7h30. J'avais les doigts gelés pour la première partie dans Central Park (monter au nord, et subir la pente vraiment raide au Nord-Ouest. En dépit de mes magnifique mitaines.

Ensuite, une fois les montées et descentes de Central Park laissées derrière, l'entrée en ville et la course au milieu des rues et de Times Square... pas mal. Un léger sentiment d'euphorie et de puissance — « cette ville est à nous », même si seulement pour une matinée. Des dizaines de gens qui acclament, des groupes de musique le long du tracé, jusqu'à environ le bas du trajet le long de l'Hudson. Mais la fin (tunnel sous Battery Park, vers Wall Street), et les miles 10 et 11 juste avant étaient difficiles : plus de jazz le long de la course, du vent, la fatigue, la monotonie commence .... Mais étant en avance sur mon objectif de ~7 mn par miles (6:50, pour faire 1h30) de plusieurs minutes, j'étais assez confiant ... au pire, je pouvais ralentir.

À la sortie du tunnel, et la montée qui s'ensuit, en revanche, moins : je n'en pouvais plus — et malgré ce que je m'étais promis, j'ai commencé à marcher. Enfin, jusqu'à ce que je voie le panneau "800m", où là — merde ! je pouvais bien courir 800 mètres de plus. Et en bon crétin, pour plus de motivation j'ai enlevé mon t-shirt et recommencé à courir — le plus vite possible en effet, il faisait froid.

Total : 1:27'01", mon meilleur temps pour un semi jusqu'ici, et ma meilleure performance (en dépit de la minute de marche)

564e sur 20790, à 14.55 km/h de moyenne. 31e de ma catégorie âge/sexe (sur 342), et 68.06% d'age-graded performance [1]. Évidemment, le premier l'a fini en 1:00'50", mais je ne suis pas certain qu'il soit totalement humain.

Quelques photos :


Oh, et une amie et moi nous sommes fait brièvement interviewer après la course, aussi :

For many local runners, the NYC Half was a chance to see their city from a whole new perspective. “I’ve seen Times Square so many times, but never like this,” said Clement Cannone, who’s originally from France and now lives in Manhattan, and finished in 1:27:01. “To run through there—it was a glorious feeling.”

(ceci, bien que ce ne soit pas exactement ce que j'ai dit, qu'ils eussent mon nom écrit puisqu'ils avaient relevé mon numéro de dossard, et que la dernière phrase soit en fait de l'amie, dont le nom n'apparaît nulle part)

[1] "Age-graded percentage is the ratio of a world-class time for a runner’s age and gender divided by the runner’s actual time; 100% is approximately world-record level, 90% is world class, 80% is national class, and 70% is regional class." — FAQ NYRR.

 

tags : course, new york, race

Keep up the good work, John.

posté le 01 February 2014 à 21:47

Where did the happiness go, John? Where did all the good times go — where did that feeling of bliss, of completeness disappear? Why, how did you let go the people you loved, where are they now, and why is it too late? Why is everything gray and dim, while there used to be colours everywhere? Why isn't anyone as wonderful as the one you failed to recognize back then, the one that now has drifted away? 

Where did the happiness go, John? You cannot love any more, because you won't deem anybody worthy of love. Nobody is wonderful enough, because nobody ever was. You judge everyone getting to close against an idea you built, a fantasy you cherish but has no ground in reality and never had any; nobody can be good enough, because you want them to match the ghost of your past love, and this very ghost is nothing but a figment of your imagination. They never existed, John. There is no ghost, only unrealistic criteria you derived from an idealized and insane version of what you thought you had. It's all a scam, John, and you set it up yourself.

And you know the worst part? You will not even tell people why they're not enough, why they're always short of something; you won't even tell them how they're being judged, that they're being judged. You're playing a game with rules which make no sense, with no hope of winning, and you won't tell anybody that they've been dealt a hand too — and have lost already.

Of course, you still love her — but are you certain even she would meet your standards, wouldn't fail your test — would be perfect enough? That she would live up to this image of her you drew from memory when memory faded?

You never were blissful, John, and all those moments you long for and regret are a lie, a fake memory, a construct. You're lying to yourself, you delusional idiot. Where did the happiness go, John? There was never any.

tags : text

Oh.

posté le 15 January 2014 à 15:59

Existentialism can be a bitch.

tags : comic

"Overheard on the Titanic"

posté le 03 December 2013 à 02:49

© Austin Kleon (austinkleon.com)

Un newspaper blackout, d'Austin Kleon, et probablement la plus belle chose que j'ai vue ou lue depuis longtemps. Dieu, ce que j'aurais aimé en être l'auteur — ou la comprendre.


The Park — "I hurt myself today"

posté le 18 November 2013 à 21:34

NYRR 60K: 9 tours (intérieurs — ils nous épargnent le sud bondé, et la montée longue et abrupte du nord) de Central Park, après un petit "échauffement" de deux kilomètres.

What's one way to cure the post-Marathon blues? How about a loop around Central Park? How about nine? For some 500 runners, today's NYRR NYC 60K was the "ultra" remedy.
These hearty souls ran 37.2 miles in the ultimate test of mental toughness while family, friends, and a small army of 300+ volunteers cheered them on. Each lap started and ended at 90th Street, just around the corner from NYRR's brownstone headquarters and under the watchful eye of NYRR founder Fred Lebow's statue. The race is the only ultramarathon on NYRR's annual calendar and always brings out a slightly different breed of runner -- one more intent on challenging himself than his fellow competitors.

Il m'avait fallu 6:35:27 l'année dernière, en étant préparé — du moins, aussi bien préparé que possible : pas une goutte d'alcool le mois d'avant, quelques entraînements longue distance (1h, 1h30), repos la semaine précédente ... mais une migraine au sixième tour, faute d'hydratation suffisante, et impossible de courir tout du long — une heure de marche imposée pour ne pas finir par terre, la tête entre les mains (les jambes, c'était déjà fichu). Et la semaine suivante, des courbatures sévères, et un genou gauche qui a mis un mois à s'en remettre. J'avais testé mes limites, vu où elles étaient — trop proches, bien trop proches ! "Une fois, ça suffit."

Mais l'inconséquence, et la mémoire, ont ceci de bon que l'une est pernicieuse et l'autre lacunaire. On oublie la douleur et la souffrance et le désespoir et le découragement ; ne restent que la fierté et les mâchoires serrées et le dépassement de soi (ou des autres, s'ils sont vraiment lents). Les brûlures dues à la sueur et les muscles qui grincent et les cuisses en feu et la certitude qu'il reste 3 tours et qu'on ne peut pas et qu'on ne les fera pas et qu'il serait si facile de s'arrêter, là, tout de suite et s'assoir et se relever dans cinq heures, six heures, parce que même prendre le métro à ce moment précis semble insurmontable; ça, on oublie. Mais les cheveux dans le vent et les cris à l'arrivée, non.


Race Name Date Finisher
Name
Gender/
Age
City,
State
Team Distance
(miles)
Net
Time
Pace
per
Mile
Overall
Place
Gender
Place
Age
Place
NYRR 60K November 16, 2013 Canonne, Clement M24 New York, NY   37.3 5:55:27 9:34 69 60 2

 

Cette année, je suis sorti — un ami venait me rendre visite — du 31 octobre au 7; bu ... beaucoup, dormi peu, couru tous les matins de courtes durées trop vite et me suis brûlé le foie, les jambes et les ailes ce faisant. Peu importe, eh ! Pas de course en vue.

Et dimanche 10 évidemment, par internet et défaut, je me suis inscrit, idiot (mais sobre).

Clément Canonne November 10 near New York
NYRR NYC 60K — under-trained, unprepared, less than one week left, and a body currently composed of 60% ethanol. What could possibly go wrong?

J'ignore encore pourquoi — du moins, je ne suis pas certain. Bravade, c'est sûr ; entêtement, fierté ; envie de lancer un message, même si la personne à qui il est destiné ne le verra sans doute même pas. Insatisfaction, et ces fichues limites, ces limites à toucher du pied, à essayer de repousser.

Alors bon, je l'ai fait. Heureusement, un ami le courait aussi — parce qu'à 8h00 un samedi matin, sous la bruine après un réveil à 5h30, la perspective de courir 60 kilomètres sans avoir personne à qui parler — la musique, ça ne dure qu'un temps, après l'envie de piétiner le lecteur et ce casque si chaud prennent le dessus — m'auraient fichu d'emblée un coup au moral. Et même si s'est perdus de vue vers le cinquième tour, c'est déjà cinq tours qui sont passés un chouïa plus vite moins lentement.

Sixième tour, fin d'un marathon. J'ai réussi à maintenir un rythme correct jusque là, en brûlant beaucoup plus d'énergie que de raison; le marathon m'a pris un peu plus de 3h30 (vu qu'en termes de distance, c'est techniquement légèrement plus de 6 tours), mais au prix de ne pas être capable de courir l'intégralité des 3 tours suivants. Alors j'ai marché un demi-tour, le plus vite possible en croisant les doigts pour que mes cuisses et mollets récupèrent suffisamment; couru un demi-tour. Marché un tour entier puisque manifestement ça n'avait pas suffi; marché, donc, dans le but de pouvoir réellement courir le dernier tour — mes poumons, coeur et tête allaient bien, je pouvais ignorer mes pieds pour encore une heure — ils se vengeront plus tard, quoi qu'il arrive. Tout reposait (!) sur les jambes, qui à part se reposer n'étaient plus bonnes à rien. Fini le huitième tour en ~5h20; là, j'ai pu partir en courant à un rythme acceptable (13, 14 km/h ?). Pour 5mn, et pas plus. Et j'ai dû marcher de nouveau. Une minute. C'est bon, courir ! Une minute. Marcher. Minute par minute, j'ai couru/parcouru la dernière boucle, entre encouragements et applaudissements des volontaires et spectateurs (suivant la minute).

Jusqu'à la ligne droite finale, où ce qui me restait d'entêtement aidant (la volonté, elle, était partie, épuisée, depuis très longtemps), j'ai piqué un dernier sprint en sentant mes muscles m'insulter, couverts par la voix de Jack White, et, à grandes foulées, franchi la ligne d'arrivée comme si tout allait bien, merci madame. 5:55'27".

Et maintenant, descendre les escaliers est un cauchemar. Ça ira mieux demain.

 

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tags : course, race

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Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment, et puis ça arrivera tôt ou tard ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et en tant que tel m'est dédié de long en large : me dépeindre — ou tenter de le faire — en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre.

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