We fucked up 2011...
Let's do it again!
(Et meilleurs voeux à tous, en attendant la fin du monde.)
(Ce ne sera pas long.)
Appliquons-nous !
PhD Applications (Computer Science)
CMU (Carnegie Mellon)
Columbia
MIT
NYU
Princeton
Stanford University
UC Berkeley
UC San Diego
Reste plus qu'à attendre mars, pour savoir si je reviens de mon stage début septembre pour repartir une semaine plus tard.
Mais où est donc passé le temps où j'en avais ?
(Mauvais esprits, mes excuses - le titre parle de temps, et non de génitoires)
Ces dernières semaines, j'ai passé le plus clair de mon temps à travailler et le moins clair dans l'ombre. Entre la troisième année de Centrale où, étrangement, les doigts de pieds en éventail n'ont plus vraiment la cote (du moins en option maths appliquées, avec tous les futurs financiers qui veulent leur part du gâteau), le master d'informatique théorique où je me retrouve avec essentiellement des normaliens, des Polonais et des Grecs; et tout le reste - code, GRE, TOEFL, dssiers de candidatures pour PhD, encore GRE mais "Computer Science", recherche de stage, "mais vous donnez des devoirs, en plus, monsieur ?", cours et colles à donner pour éviter que mon banquier ne me les arrache (pas le temps, cette fois, mais bien les génitoires). C'est assez intense.
Heureusement, j'ai trouvé un stage [1] - il ne me reste qu'à trouver le sujet, le logement à New-York, faire les formalités de visa et compagnie ; j'ai eu mon code - plus qu'à passer le permis, et donc à conduire ; fait mes "homework assignments" - plus qu'à passer les partiels, ah mais tiens c'est mercredi ; eu un score assez correct au GRE et TOEFL - plus qu'à attendre celui de GRE CS; obtenu des lettres de recommendations - plus qu'à faire le reste des 8 dossiers de candidature ...
L'école ? Vivement la prépa, qu'on se repose. N'empêche, je ne m'ennuie pas.
[1] et même deux, soit un de trop.
Il y a un problème, je crois ...
... avec le nombre d'heures qu'une journée comporte.

Thrice
Après une (trop) longue période d'écoute de chansons joyeuses - Leonard Cohen, The Avett Brothers, Damien Rice, entre autres, je me suis décidé à m'essayer à la chanson. Doté par ailleurs des aptitudes musicales d'une bernique (j'ai peu ou prou le même sens du rythme qu'un compteur Geiger à Fukushima), je pars avec un léger handicap.
Ce qui va suivre, deux ou trois lignes plus bas, est le résultat - susceptible de changements, si le temps le permet. Je le mets uniquement pour que des hordes de sublimes donzelles de l'Internet, aux bras blancs et cheveux soyeux, viennent me demander, émues aux larmes et émerveillées par mon talent, de venir contempler leur collection d'estampes japonaises - que voulez-vous, j'ai beau me contrecarrer des estampes japonaises, on a les phantasmes qu'on peut se permettre.
Et puis j'aimerais votre avis, aussi. Accessoirement.
I
Whisper your name once, twice, thrice
And then wait for you to appear
I've done my share
I did my best
But believe me it's cold up there
Ripped off my lungs and froze my tongue
I speak no more - this is my song
Though i have learnt to dance alone
You should never
(oh, but you did
and took everything i had
and still too heavy was the rest)
You should never, ever have gone
(oh, but the scar
is still livid)
Please just tell me when you'll come
Please just tell me where you are
Because i find it hard to breathe
And your green eyes they fade away
I
Summon your name once, twice, thrice
And then pray for you to appear
I wasn't bad
Not yet at least - not in those times
But when the bottles are empty
And no Santa Claus in the chimes
When the morning tastes of whiskey
(alcohol and pain and no tear)
Yes, when the heavens were empty
No, Virginia, no Santa Claus
I made a deal
It didn't work
My soul was all yours already
Please just tell me when you'll come
Please just tell me who you are
Because i find it hard to live
And your gray eyes they fade away
I
Forget your name once, twice, thrice
And then laugh while you disappear
I wasn't mad
Not yet at least - not at that time
I'd have laid down my life for you
I'd have forsaken anyone
But when the battles are empty
And no temptation in the crime
(give up and betray and disown)
Here is the man
Yes here i am
Because it was too hard to breathe
And i needed to find a way
Please just tell me why you'll come
Please just tell me who you are
'Cos i find it hard to believe
And your blue eyes they fade away
Please just tell me why you'd come
Please just tell me who you were
'Cos i found it hard to believe
And your black eyes faded away
En guise de commentaire, il est sans doute approprié de préciser que certains passages pourraient paraître quelque peu abscons. C'est bourré de références plus ou moins obscures, snobisme oblige : que diable, on se chauffe au diamant ou on ne le fait pas.
Deathbird Stories
"Deathbird Stories: A Pantheon of Modern Gods is a 1975 collection of short stories written by Harlan Ellison over a period of ten years."
Wikipedia.
Ce que Wikipedia, par ailleurs si fiable, grand et beau, ne dit pas, c'est tout le reste : ce livre, conseillé par Neil Gaiman [1] dans la postface de Smoke and Mirrors, est une claque, en plus douloureux et quelque peu moins physique. La préface en donne le ton : après un caveat lector original,une page nous décrit le sujet, le fil directeur du recueil: Oblations at Alien Altars
"This group of stories deals with the new gods, with the new devils, with the modern incarnations of the little people and the wood sprites and the demons. The grimoires and Necronomicons of the gods of the freeway, of the ghetto blacks, of the coaxial cable; the paingod and the rock god and the god of neon; the god of legal tender, the god of business-as-usual and the gods that live in city streets and slot machines. The God of Smog and the God of Freudian Guilt. The Machine God." Soit. Mais encore ?
Mais encore ? La première nouvelle arrive. Inspirée du meurtre de Kitty Genovese, elle laisse le lecteur (enfin, moi) mal à l'aise, choqué, intrigué, désireux d'enchaîner avec la suite, la suite. Après une pause, histoire de respirer. Et "la suite, la suite", est à l'avenant : les nouvelles sont séparées par des aphorismes ou citations étranges, qui se laissent comprendre petit à petit au cours des textes ; les styles sont divers, les sujets aussi.
Winner of seven and a half Hugo and three Nebula awards, Harlan Ellison has long been regarded as one of America’s most brilliant and controversial writers.Le quatrième de couverture.
Les références abondent : à la mythologie, à la littérature, aux textes sacrés ou apocryphes, à la science-fiction ou science tout court, et même aux vieux films d'horreur des années 30. L'écriture, changeante, est parfois difficile, quelques nouvelles plutôt sybillines ("At the Mouse Circus" ?). Mais comme un édifice étrange, une cathédrale gothique d'où sortiraient d'étranges appendices métalliques et des lumières inquiétantes [2], l'ensemble est bien [3].
Intéressant.
Captivant.
Solide.
Bien.
- [1] Auteur ayant reçu autant de prix littéraires prestigieux que la famine en Somalie de commentaires de BHL ; auteur entre autres de Coraline, American Gods, Good Omens (avec Terry Pratchett), Sandman (série de comic books), Anansi Boys, Neverwhere, Smoke and Mirrors, Stardust, et probablement la Bible également, mais je manque de preuves. À ce sujet (pas de la Bible, mais de la bibliographie susmentionnée), les amateurs de Lovecraft devraient apprécier Smoke and Mirrors, qui comporte énormément de références (voire de pastiches ou textes écrits à la manière de) à Cthulhu.
[2] Je m'enflamme.
[3] Entre autres, j'ai particulièrement apprécié "The Face of Helene Bournouw" ; mais je n'oserais pas dire que c'est la meilleure nouvelle du recueil - au moins dix d'entre elles pourraient prétendre à ce titre.
Un été à Paris (ou presque)
Après avoir apprécié Le Pouliguen une semaine, et Paris une dizaine de jours (dont quelques heures à travailler comme colleur, pour préparer une bande de jeunes branleurs aux oraux qu'il vont passer sous peu), me voilà-t-y-pas intronisé Stagiaire au CEA.
Pour résumer, je vais passer deux mois et dix jours (du 20 juin au 31 août, pour ceux qui ne suivent pas, et vous croyez que c'est comme ça que vous aurez de quoi vous payer des buvards et une Rolex dans la vie ?) au Commisssariat à l'Énergie Atomique et aux Énergie s Alternatives, département de l'énergie nucléaire (DEN), bâtiment 454, bureau 220, à Saclay, mégalopole des vaches et des champs bourbeux. Hors congés, notamment 5 jours en août et le baptême de mon neveu.
Deux mois et dix jours sur l'Étude de l'efficacité des architectures multiprocesseurs GPU pour les réseaux de neurones. De l'intelligence artificielle* avec pour but d'approximer rapidement des calculs atrocement longs, via des réseaux neuronaux tournant sur des tas de cartes graphiques. Groovy, n'est-ce pas ?
Bon, en fait, c'est quand même assez intéressant. Ouf.
*on dit "apprentissage" maintenant, en fait. Les termes changent, faut rester dans le bhain.
[06/04] The US are far (Retour)
Bonjour Paris - me revoici
Je n'avais pas vêtu tes briques
Depuis longtemps : dix ans, un mois ?
Mais tu n'as pas changé, je vois
J'ai dit adieu à l'Amérique
Adieu, au revoir, pourquoi pas ?
C'est triste, un samedi, Roissy
Triste et irréel à la fois
Vois, j'enfile ma vieille peau
Reprends mes yeux, mes mots, ma voix
Et la nostalgie dans mes os
- Dans mes jeunes os de vieux con
Dans mes vieux os de si jeune homme
Ne (tu le sais)
Durera pas
Tes rues m'ont tant manqué là-bas
Quand je croquais la grosse pomme
On s'en va, mais on n'oublie pas
Tes rues, et puis eux, et puis toi
Je reviens, oui, mais sans regrets
(Oh, les regrets sont flous déjà)
Laissés à l'arrière, au guichet
Si loin, là où l'on n'est pas
Effacés
Je suis revenu, je suis là
(On n'est qu'en un lieu à la fois)
Mes yeux, mêmes mots, même voix
Eh, je n'ai pas changé, voyez !
[05/24] Washington is close
Après la fin du semestre, et avant les Reunions (tout les anciens élèves - alumni- reviennent à Princeton, tout le monde boit, fait la fête, le tout avec la bénédiction de l'université qui érige tentes et barrières un peu partout puisque le New Jersey interdit la consommation d'alcool dans les espaces ouverts), j'avais une semaine : la dead week, entre examens et beuverie.
Avec une autre élève de Centrale, on vient de passer 3 jours à Boston : la cité est très agréable, la météo est affreuse. Et la politique de l'État quant à l'alcool est ridicule : très stricte, et la carte d'identité française n'est pas reconnue - seulement passeport. Bien sûr, j'adore trimbaler mon passeport sur moi quand je vais dans des bars et des fêtes, et que je dois prendre l'avion deux semaines plus tard pour revenir en France. Harvard est très joli, un chouïa trop sobre peut-être (architecturalement parlant), MIT a un campus très gris et déprimant sous la pluie. Le reste de Boston est un mélange entre Londres et New York tronqué en hauteur, avec de fausses églises et bâtiments (simili-moyen âge, en toc).
Et le YMCA a un gymnase, et un sauna ! Hurray.

Dans une heure, on part pour Washington ("DC"), pour deux jours, avant le retour à Princeton. Quelle vie.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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