Comptine pour l'enfant huître

posté le 27 septembre 2008 à 22:11

I'm not a big failure
But I'm no frank success
That's not easy, for sure
Excuse my laziness

I wish i were different
Better, maybe the best
I could be excellent
If i were someone else.


Sinon, j'attends toujours que ma vue se rétablisse parfaitement : on m'a dit il y a trois semaines que ce serait long, de l'ordre d'un mois. Pour le moment, je suis légèrement myope, et je patiente, avec un peu d'angoisse et des gouttes à laisser choir, à intervalles réguliers, sur ma cornée trop épaisse.


Au royaume des aveugles ...

posté le 02 septembre 2008 à 18:56


... tout le monde braille. Mais trêve de plaisanterie.

* Découpage de la cornée : OK
* Laser dans l'oeil : OK
* Cicatrisation de la cornée : OK
* Traitement/gouttes : En cours.

Une fois ceci fini, l'œdème provoqué par la cicatrisation du tissu cornéen sera résorbé (en dix jours, trois semaines, dixit le monsieur en blouse), et la myopie qui m'a tant affolé aujourd'hui, en réalité complètement normale et pas du tout symptôme de ratage magistral, disparaîtra, me laissant moi.

Joie, bonheur, et allégresse, plus vite !


Quelque chose qui ne se peut que surpasser

posté le 31 août 2008 à 13:34

Tout le monde l'a déjà eu, je suppose, cet horrible sentiment, celui de ne pas être assez. C'est en grandissant qu'il se manifeste - enfant, on peut tout, on est tout ; et peu à peu on découvre les barrières. En se confrontant aux autres, à ce qu'ils ont de différent - de meilleur, évidemment : on ne s'étonne jamais de ce qu'on a, soi, de plus. Et en se confrontant à ses désirs, à ses ambitions : de déception en déception, parce que ce n'est que comme ça qu'on peut devenir raisonnable - c'est-à-dire réaliste. C'est-à-dire résigné.

Oh, bien sûr, tout n'est pas joué, les mains ne sont pas distribuées une bonne fois pour toutes, immuables dès la naissance : beaucoup reste possible. Mais c'est dur, ingrat - une travail de fourmi plutôt que de titan. Et, au fond, la partie la plus ingrate, la plus démoralisante, demeure celle on l'on remarque nos faiblesses - et où on les remarque en ne les voyant pas chez son voisin.

"Il me déplaît." - Pourquoi ? "Il me dépasse." - Quel homme a jamais fait une telle réponse ? (1)

L'inégalité, malheureusement, est un état de fait - une sorte de soufflet que la nature s'amuse à nous infliger, non pas par sadisme (la nature n'est pas sadique, il lui faudrait une personnalité pour cela). Par cruauté. Parce que sinon, ce serait trop facile d'être humain, trop reposant. Il faut se surpasser - question, entre autres, d'amour-propre.

I don’t care if it hurts,
I wanna have control
I want a perfect body
I want a perfect soul (2)


Devenir meilleur. Pas pour les autres, non. Pour soi, parce qu'un miroir ne nous montre que ce qu'on n'est pas - encore.
Et je ne suis pas encore ce que je veux.

(1) Par delà bien et mal, Maximes et interludes [185], Nietzsche.
(2) "Creep", Radiohead.


Il y avait la Corse

posté le 29 août 2008 à 15:31
Pendant neuf jours, sur un voilier. Parce qu'on n'est pas toujours aussi malheureux qu'il y paraît, nous autres.





tags : vacances

Sympathy

posté le 20 août 2008 à 08:50
Dans la quête de vrai qui nous pousse à tuer
Et dans l'odeur du sang qui chaque fois nous grise
Trop facile est la chute ; un instant lâcher prise
Bien des nôtres ont déchu, à présent conspués.

Mais pour ceux d'entre nous qui ont su rester droits
Et ne jamais détruire que pour mieux apprécier
Comme est doux pour ceux-là l'air le plus vicié
Voir les flammes dans Rome et les soldats dans Troie !

Par amour de la mort nous mîmes un point d'honneur
A ne jamais laisser quoi que ce fût de grand
Titanesque travail : renverser les géants
Et barbouiller le beau d'abject et de noirceur

Oui, c'est nous qui venons glisser ce doux message
"O Frère, il faut mourir; dépêche-toi : c'est l'heure"
Lorsque les cieux sont purs et la mariée si belle

Oui c'est nous qui venons briser toutes promesses
Et sonner le tocsin des amours éternelles
Poison dans votre vin, et ver dans votre pomme

Oui c'est nous qui venons, pétris de gentillesse
Nous portons la lumière qui consume et consomme
Et Paris brûlera.
tags : poème

Tréfonds

posté le 16 août 2008 à 14:09
Honni par tous les gens de bien

Haï des Justes et des putains
Nul ne m'aime; je fais horreur
Aux Hommes, au Diable, et au seigneur

L'eau est tout juste assez profonde
Pour que le monde enfin m'oublie
Le fond est proche, une seconde
Encor pour y être accueilli

Sous les flots sur moi refermés
Le froid peu à peu me digère
Déjà leur mépris m'indiffère
Je suis vainqueur puisque noyé.
tags : poème

Générique

posté le 01 août 2008 à 18:10
Inspiré (voire beaucoup plus) par la dernière note de Boulet :

Son grand malheur dans la vie
Sa croix, son fardeau à lui
L'machin qui lui fout les boules
C'est qu'il est rentré dans un moule

Plutôt grand, oui mais pas trop
Pas trop mince mais pas trop gros
Les yeux marrons ou bien verts
Plutôt mignon tant qu'à faire

Quand y' s'balade dans la rue
Tous les regards glissent dessus
Il se fringue chez Célio
H&M, Gap, comme il faut
Lit des mangas et des classiques
Un peu de tout - éclectique

Il déteste les voitures -
Car il est écolo, bien sûr
De gauche, athée, très engagé
Dans la lutte contre Coca
Il joue d'la gratte comme il se doit
Si besoin il peut même chanter
Aime les sushis, mange parfois bio
Pro-tibétain-anti-sarko

Et tous ses amis lui ressemblent
Fred, Seb, Pic, Nat' et Nico
Ils jouent à la Wii ensemble
Regardent Lost, boivent des Kro

Tout l'monde l'aime bien, c'est c'qu'il voulait
Il est consensuel à souhait
Le plus p'tit dénominateur commun
Il plaît à tous mais il n'est rien

C'est quasiment écrit dessus
"Homme-générique-bon-à-tout-faire"
Décidément, moi, ça me tue
Pourquoi c'est lui qu'elle préfère ?

And treat those two impostors just the same

posté le 25 juillet 2008 à 10:13
Centrale Paris : 446e
Supélec : 369e
Concours Mines/Ponts : 414e


Meilleures écoles accessibles : Supélec Gif, Télécom Paris




"On fait 5/2"



Les nombres sont hostiles

posté le 15 juillet 2008 à 17:53

Avertissement : ce billet va être ennuyeux à mourir. Meurs.

Les notes du concours Centrale, tombées au compte-goutte, sont toutes arrivées, exception faite, bien entendu, de celle du TIPE (Travaux d'Intérêt Personnel Encadrés), qui, jouant aussi pour le concours Mines/Ponts, ne sera probablement pas divulguée avant le 24 juillet.
Je passais Centrale Paris et Supélec : l'année dernière, le dernier admis avait 1684 points, l'année d'avant 1656 (je crois). Bien entendu, ça varie d'année en année, mais on peut présumer une barre d'admission entre 1640 et 1700.
Et là, ça risque de coincer : avec toutes mes notes, je parviens à 1546 points. Il ne me manque qu'une note, le TIPE, coeff 8.
Pour atteindre les 1640 points, il me faut 12.
Pour atteindre les 1700, il me faut ... entre 19 et 20.
Pour avoir de bonnes chances, un 15 serait pas mal ... Niveau probabilités, on a vu mieux.



Mais c'est pas vrai ?!

posté le 03 juillet 2008 à 18:33

La barre d'admissibilité est à 434 points, le français est coefficient 6. Manquer l'admissibilité à cause du français ? Sérieusement ? Je suis sorti de l'épreuve plutôt satisfait, j'ai eu 16 tout au long de l'année ... 6.5 ?



Là, j'ai comme un gros machin amer au fond de la gorge. Putain de bordel de merde ! J'étais résigné, moi, en voyant que je n'étais pas admissible ; si je l'avais manqué à cause des maths, ou de la physique, soit ... mais pourquoi il faut que ce soit comme ça ?


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Quelques mots ...

Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.

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