And now, for something ...
Colin Farrell, pour être franc, je n'en attendais pas beaucoup. Déjà surpris - très - agréablement avec Le rêve de Cassandre, que, sans vouloir polémiquer, j'ai trouvé très bon, je ne pensais pas possible de voir mon opinion de lui monter encore d'un cran. Eh bien, j'avais tort : il est vraiment très bon acteur - et ce, dans un vraiment très bon film.
Je ne m'étendrai pas sur le scénario, Wikipédia, IMDB et RottenTomatoes sont là pour ça. En résumé, et pour tâter de l'euphémisme, c'est un thriller drôle, avec une touche de romantisme, et pas totalement dénué de profondeur. À voir absolument, même si vos concours commencent dans trois jours.

"One gay beer for my friend, because he's gay, and one normal beer for me, because i'm normal."
Whiner
Je réalise que je me plains tout le temps, ce qui doit être assez horripilant. Alors, histoire de passer le temps en cette période calme et dénuée de stress, voici un petit billet afin de rééquilibrer les choses.
En premier lieu, un point important : dans la vraie vie, je ris à peu près tout le temps. Soit parce que je dis des idioties, fais des jeux de mots ou des blagues, soit sans trop de raison. Même quand je déprime, si je ne suis pas tout seul, l'essentiel de mon temps libre est occupé à rire. Ce qui me donne parfois l'impression d'être un bouffon (pas l'insulte qui a perdu tout sons sens, juste le vrai bouffon, celui avec son chapeau à clochettes).
Autre détail important : si j'ai l'impression de trop travailler, c'est parce que je suis plutôt fainéant. Il y a énormément de personnes dans ma classe qui travaillent bien plus que moi. En fait, le taupin moyen travaille plus que moi. Il faut dire aussi que le taupin moyen dispose de bien plus que moi, car il dort moins. Ce qui nous amène au dernier point : je suis tout le temps fatigué, mais je dors beaucoup. Minimum huit heures par nuit, et quand c'est moins, je suis une loque.
Ceci étant dit, allez voir "Sans Sarah, rien ne va" : c'est une comédie romantique qui n'est pas mièvre, qui assume son côté cliché, avec beaucoup d'humour - et de la meilleure espèce - et pas de longueurs.
Ecce homo
La tête à l'envers, et le coeur tout mou
L'esprit de travers, bien trop amoché
Les circuits internes total'ment baisés
Sens dessus dessous
Les yeux qui voient flou, le foie ... abîmé
Aucun équilibre, gestes saccadés
Tous les mécanismes grincent ou sont grippés
Il bougeait encor' quand on l'a trouvé ?
Mais ce n'est pas tout, parlons des réflexes
Ou de leur absence, puisqu'ils sont si rares
Jamais on n'a vu pannes si complexes
Défaillir ainsi, c'est presque de l'art !
Les neurones en vrac, faut reprogrammer
Celui qu'a fait ça mérite la mort
À se demander si c'est un cortex
Ou alors Kaboul version champ de ruines
Aussi laid dedans que moche au-dehors
'Parlez d'une machine ...
- Quoi, c'était un homme ?Bloody monday ! (And the battles just begun)
* 10h00 : résultats des écrits de Centrale
* 19h00 : résultats des écrits du Concours Mines/Ponts
Contrairement à la coutume, les résultats n'ont pas été publiés en avance. Du coup, la tension était palpable dans la classe, surtout au niveau des artères du bras gauche. Et à 10h30, tout le monde se précipite chez lui, ou au CDI, ou dans la Seine ... Après un certain temps d'attente sur serveur saturé, les résultats tombent :

Joie ! Sauf événement incroyable, je devrais être admissible :

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Mise à jour : je suis admissible au concours Mines/Ponts (sans grande suprise, ce concours ratisse large : des Mines de Paris à Télécom Bretagne)
La suprise, ce sont les notes : je pensais avoir un peu plus en français, un peu moins en maths et anglais, et également, comment dire ... ne pas avoir loupé la mécanique tant que ça. Fichtre.
Matière Note
Ecrit Chimie 12,75
Ecrit Francais 10,00
Ecrit Langue 18,25
Ecrit Math. 1 13,75
Ecrit Math. 2 15,25
Ecrit Phys. 1 7,25
Ecrit Phys. 2 10,75
Informatique Opt. 12,00
Résultat d'admissibilité
Barre Résultats du candidat
Scientifique 149 196 (Sous-total)
Générale 313 380.25 (Total)Grandes oreilles
Je n'ai pas encore assimilé l'information, je crois. L'idée qu'à mon retour, tu ne seras pas là pour venir m'accueillir, pour aboyer depuis la terrasse. Pour le moment, ce ne sont que quelques mots : après tout, tu as toujours été là, un élément familier, éternel. La grosse boule de poils qui vient s'asseoir sur le canapé.
Je sais très bien qu'il n'y avait pas d'autre option, ça, je l'ai compris. Mais ça faisait quatorze ans, quand même, et je ne parviens pas à saisir ce que ça veut dire, plus là. Tu n'avais pas le droit de vieillir avant moi.
Hey, Charlot !
Un ami, et une amie, fêtaient ensemble hier soir leurs vingt ans, et la soirée était costumée. Enfin, la soirée non, les invités oui : après framboise réflexion, j'ai pour l'occasion acheté un faux chapeau melon, un noeud pap', du maquillage blanc, et une de ces moustaches qui font fürher. Après quoi j'ai fouillé dans mon placard, sorti une veste cintrée, un pantalon trop court, trop large en haut, trop serré en bas, et une chemise blanche, puis emprunté une canne à un ami qui en a toute une collection, pour des raisons qui nous dépassent tous.
Il s'agissait ensuite de mettre l'un au dessus, l'autre en dessous, de coller et peinturlurer le reste, puis d'enfiler ces magnifiques chaussures trop grandes, trop noires, et dont les semelles tentent un divorce à l'amiable, celles-là mêmes dont la déchéance finale a causé une peine infinie à mon petit coeur trop sensible.
And voilà !

Enfin, ça, c'est l'original : moi, j'étais légèrement plus ressemblant. Grand succès durant la fête, notamment parce que mon déguisement m'imposait de rester muet, ce que tout le monde a beaucoup apprécié. Étant chargé, avec Arsène Lupin - Joker nous a rejoint par la suite - d'accueillir les invités, de leur indiquer le chemin et de leur glisser au passage un bouquet pour la
Après la fête - tôt, je suis parti à minuit et demi - toujours avec Lupin, nous avons regagné nos pénates (à ce sujet, on a eu une chance monstrueuse : mes amis, ne jouez jamais vos pénates aux dés), prenant pour cela la rue de Rennes et le métro, mais pas dans cet ordre.
Eh bien, c'est incroyable : non seulement on m'a reconnu, mais apostrophé qui plus est ! Franchement, quelle est cette ville où l'on ne peut même plus se promener tranquillement entre amis, un samedi soir, sans se faire ennuyer par des cohortes d'admirateurs qui veulent vous saluer, être pris en photo avec vous, ou qui vous regardent en riant ? Et mon intimité, bordel ? Et mon droit à l'image ? Pour ne pas les décevoir, j'ai été obligé de faire le clown. Quelle plaie, ces temps modernes.
En guise de conclusion : le plus facile pour accéder à la célébrité, c'est de voler celle d'un mort.

Mysoginie encouragée.
Hier soir, je m'en fus voir, les mirettes grandes ouvertes (et les jambes en compote après une journée au Parc Astérix ; mais ne nous dispersons pas), un spectacle, auquel participent des étudiants de Sciences Po (notamment) : "Trois Guitry sinon rien !".
Il s'agit d'un tryptique : trois courtes pièces de Sacha Guitry, féministe notoire, mises en scène par Bernard Belin. La première était à 20h30 hier soir, dans une petite salle (pouvant accueillir 50 personnes) près des Halles (à Paris, pour les quelques cancres au fond à gauche). Ambiance très sympathique, plutôt intime, des noeuds rouges aux sièges, tout ça. Puis la salle disparaît, et le rideau s'ouvre (il avait bien prévu son coup) ; dans l'ordre surveillent alors :
Le mot de Cambronne
Pièce en un acte, basée sur une constatation : le général Cambronne s'est marié à une anglaise.
Le renard et la grenouille
Mignonne, allons voir si la rose, elle aussi se paie ma poire. Ou quand un riche industriel s'offre les services d'une courtisane un peu cruche.
L'école des philosophes
Diderot non plus ne comprenait rien aux femmes.
Mes impressions : c'est bien. Ça avait beau être soir de première, pas de cafouillage, et le jeu des acteurs était très bon. Ah, si, quelques diérèses non effectuées dans les pièces en vers, mais, que diable, on s'en fiche. L'accent anglais de Mme Cambronne est saisissant, et la diction de Mr Cambronne-Diderot excellente. L'un dans l'autre, on ne s'ennuie pas, on rit ou sourit aux mimiques, jeux de scène, et aux textes (d'accord, ceux de Guitry ne sont pas toujours parfaits, mais ils recèlent des mots fameux).
Non, vraiment, le seul point noir : le Clown-Pagliaccio censé représenter Guitry, qui annonce les pièces et apparaît aux transitions, je ne peux pas le sentir. Mais on le voit quatre minutes au total.
C'est à ce point qu'apparaît la pub : allez-y ! C'est le lundi et le mardi à 20h30 pendant encore un mois - tu n'as qu'un mois, oui, toi au premier rang !
Théâtre Saint-Honoré
62, rue Saint-Honoré (près de Châtelet)
Réservations au 06 89 96 22 28
Tarifs : 8€ adultes, 5€ étudiants.
Plus vite, bande de tanches !
Mouais.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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