Death of a clown
"Death of a Clown is a song by the British group The Kinks. It was the first of their songs written by Dave Davies, the brother of lead songwriter Ray Davies."
Si l'avenir est Orange, je deviens vert.
Fut un temps, j'avais une adresse magnifique, un truc extra, une boîte email en wanadoo.fr qui faisait presque crac-boum-hue. Mais voilà, l'étang a changé, et les fûts ont vieilli ; et puis je me suis libéré, que voulez-vous, et avec un abonnement Free est venue mon adresse nouvelle, plus grande et plus belle.
Malin, j'ai quand même gardé l'ancienne, au cas où des amis oubliés - l'espoir, tout comme la perfusion, fait vivre - soient pris de l'envie soudaine et saugrenue de m'écrire un petit mot sympa, "je vais te rendre les 30€ que je te dois" par exemple. Simplement, j'avais tout configuré pour que ça soit redirigé vers ma boîte flambant neuve, à laquelle j'avais au préalable mis le feu.
Eh bien, figurez-vous que récemment, ces sagouins ont migré sans me demander ma boîte wanadoo.fr vers un machin en orange.fr, ce qui renvoie une erreur à tous ceux qui m'envoient un email à mon adresse précédente ! Et ce, sans me prévenir ni me demander quoi que ce soit. Accessoirement, ils ont mis en place un filtre antispam non désactivable, toujours sans rien dire à personne, qui par défaut envoie la moitié des courriers dans une boîte Indésirable de laquelle rien n'est envoyé à ma nouvelle adresse.
Si je n'étais pas si poli, je les insulterais bien, ces abrutis.
GT(Prép)A IV
Pour ceux que ça intéresse, les sujets de Centrale 2008 sont déjà en ligne (enfin, sauf celui de l'épreuve de demain, Maths II en quatre heures) :
Dans Histoire et vérité, Paul Ricoeur affirme : « L’histoire n’est histoire que dans la mesure où elle n’a accédé, ni au discours absolu, ni à la singularité absolue, dans la mesure où le sens en reste confus, mêlé.»
Ça, c'était le français. Un peu plus intéressant que celui des Mines (là aussi, les sujets sont en ligne) :
« Le savoir historique, alimenté par des sources intarissables, inonde l’homme moderne et l’envahit toujours davantage, il est assailli de faits nombreux et incohérents [...] et il semble nécessaire de les maîtriser et de les contrôler, si on ne veut pas être soi-même victime de leurs luttes. »
Le truc, c'est de parler de Marx en lisant une citation de Nietzsche.

(Aucun rapport, mais je mets un tableau de Lempicka si je veux)
Bilan du Parc Floral
Cette semaine m'a vu vieillir : mes traits poupins se sont creusés sous l'effet du stress et des rigueurs de la vie, et mes cheveux mêmes, mes beaux cheveux bruns et fous se sont teintés de blanc devant les horreurs dont j'ai été témoin. Mes yeux, lorsque je les ferme, semblent voir à nouveau ces cohortes barbares et avides, ces innombrables et féroces légions qui envahissaient chaque matin le Parc Floral de Vincennes.
Non, je déconne.
Ces trois jours, je les ai passés chez un ami qui habite à Saint-Mandé (c'est plus rapide, le matin, pour aller subir), dont la famille a gentiment accepté de m'héberger. Les épreuves du concours commun des Mines (car c'est de cela dont il est question, en fait) ont démarré mercredi.
Mercredi :
Mathématiques I, 3 heures : Formes quadratiques. Sujet assez difficile, aride et hostile.
Physique I, 3 heures : Mécanique du solide. What the ... ?! Qui est le sombre crétin qui a choisi ce sujet ? Les "Option Sciences Industrielles" sont avantagés, c'est probablement le sujet le plus improbable qui soit, et quasiment personne n'aime ça. Bon, du coup, j'ai fait de jolies erreurs (à quelle vitesse tourne un point dans son référentiel barycentrique, je vous demande un peu ?), mais bon, ce n'est pas non plus catastrophique. N'empêche.
Anglais (LV1), 1 heure 30 : Thème + deux questions sur texte. Bon, traduire un article du Nouvel Obs qui déplore à quel point les élèves français sont mauvais en anglais, c'est amusant. Mais le reste, quelle platitude ! "Pensez-vous que les nouvelles technologies facilitent la communication ?". Et pensez-vous que les sujets sont écrits par des robots, aussi ?
Jeudi :
Mathématiques II, 4 heures : Géométrie !? Mais pourquoi ?! Soit, le sujet n'était pas si terrible que ce que cela laisse augurer, voire même assez agréable (calcul différentiel, etc.), mais on avait besoin de chapitres assez mal traités (Intégrales doubles : 12 mn lors du dernier cours de maths). Dommage, le théorème de Green-Riemann, il le fallait pour une question.
Informatique, 3 heures : Rien à dire. Automates et problème du voyageur de commerce, sujet facile mais long - surtout les questions d'application, où il fallait passer jusqu'à 25 minutes à appliquer un algorithme répétitif sur un exemple.
Vendredi :
Français, 4 heures : Dissertation sur une citation (assez creuse) de Nietzsche. La lecture des 3 oeuvres au programme vous amène-t-elle à partager sa manière de penser l'Histoire ? Exercice assez fastidieux, il faut toujours tout ramener à Marx, Corneille et Chateaubriand. Sorti 20 mn en avance, je pense avoir plutôt bien réussi.
Physique II, 3 heures : Mieux : un peu de mécanique, un peu de thermodynamique (et d'autres choses en partie III, mais je ne l'ai pas atteinte, de loin). Étude d'une montgolfière ! Maintenant, je sais comment être sûr d'en faire s'écraser une lors de la descente.
Chimie, 1 heure 30 : Sans calculatrice, et comme d'habitude l'intégralité de notre (maigre) programme de chimie en 22 questions. J'en ai fait une quinzaine, je dois avoir répondu correctement à 13 ou 14 questions - en fait, c'était facile, aux erreurs de calcul près. En travaillant la chimie, et en écrivant très vite, il doit y avoir moyen d'avoir tout bon - dommage que ce ne soit que coefficient ... 2. Et qu'il y ait de la cristallisation.
Bilan ? C'est une expérience très intéressante - le premier concours que je passe. Et, assez étonnamment, aucun stress pour celui-ci. Finalement, j'aime bien les concours, c'est beaucoup plus agréable que les cours tout con. Le seul problème, c'est l'enjeu.
Bah, ça recommence lundi,, avec Centrale.
Une chanson.
Coup de coeur de la journée (malheureusement, ce n'est pas l'électromagnétisme) : Devil got my woman, de Skip James.
Découverte dans Ghost World, un film assez déprimant - juste assez bien pour que je ne regrette pas de l'avoir vu, pas assez pour être à la hauteur de ce que j'en attendais, au vu des critiques dont il est l'objet au pays des tomates pourries.
The vacuum of his eyes
En début d'après-midi, la fumée envahissait la rue, les badauds aussi. Un homme en peignoir debout sur le rebord de la fenêtre. Les flammes lèchent les vitres du deuxième étage. Les pompiers arrivent. Tout le monde regarde avidement, moi aussi.
La fac de Jussieu est sympa, la bibliothèque est spacieuse et bien éclairée, bien mieux que le CDI de mon lycée ; ce qui ne gâte rien, nul besoin d'être inscrit à la fac pour y entrer. Alors j'y entre. Mais le café est infect.
D'un autre côté, à cheval donné, qu'est-ce que je vais bien faire d'un cheval ? J'ai déjà assez à faire avec mes révisions (qui avancent tranquillement, d'ailleurs, j'aurai bouclé les maths demain, et me lancerai à corps perdu dans la physique, qui m'effraie et m'angoisse). Comme disait l'un de mes amis, vivement la plage.
L'actualité a l'air vraiment amusante, elle : les lycéens manifestent sans trop savoir ce qu'ils font ; les Italiens élisent sans trop savoir ce qu'ils font ; le gouvernement gouverne sans trop savoir ce qu'il fait.
Et voici en bonus, parce qu'il faut bien doter cette note d'un vague intérêt, un morceau tiré de la BO de "3h10 pour Yuma" (le remake de 2008), par Marc Beltrami : par ici.
pharisien, n.m
1. Membre d’une secte du peuple juif.
Les pharisiens affectaient de se distinguer par la sainteté extérieure de leur vie.
2. (Par analogie) Celui, celle qui n’a que l’ostentation de la piété ou de la vertu.
3. (Par analogie) Celui, celle qui, sûr de soi, juge de haut, avec orgueil et dureté, les actions ou les opinions des autres.
The Final Countdown
Enfin, non. J'ai fini les cours, ce qui présente une subtile différence : devant moi, deux semaines sans aucune contrainte, exception faite des épreuves écrites qui se profilent, sournoises, à l'horizon. À commencer par le concours commun Mines/Ponts. Du coup, soyons fou : je m'autorise d'allumer mon ordinateur le soir, pour peu que j'aie travaillé au moins quatre heures dans la journée.
Bon dieu, que ça paraît loin, le lycée. Ça me manque un peu, même si je suis à peu près sûr que j'en ai un souvenir totalement idéalisé. D'un autre côté, ceci, avec un peu de chance, clôt une parenthèse de deux ans. Enfin, clora. Enfin, on verra.
Deux semaines, tic-tac. Je crois que j'ai vu un crocrodile.
Hammer song.
C'est à coups de marteau qu'il m'a fallu l'ouvrir
Et tailler dans ce bois qui jadis m'aimait bien.
J'ai ouvert un chemin vers l'ombre et la poussière
Suffoqué quelque peu, crié beaucoup (en vain)
Enfin, quand je t'ai vue, j'ai lâché mon marteau
Dis, pourquoi tu es morte, et pourquoi sans rien dire ?
Ma porte était fermée, j'ai éteint la lumière
La lumière est de trop à l'heure de partir
J'ai taillé dans ce bras qui jadis était tien
Et regardé le sang couler dans la poussière
J'ai paniqué un peu, crié beaucoup (en vain)
Enfin, mon coeur s'est tu, j'ai lâché mon couteau
Tu comprendras, je crois, ce que j'ai voulu dire.
Au passage, elle attend toujours.
La ville est sinistre, aujourd'hui. Le soleil, quand il paraît, n'a qu'une envie, celle de se faire la malle le plus tôt possible (probablement pour aller passer du bon temps ailleurs, ce qui est somme toute tout à fait naturel). D'ailleurs, il ne paraît même plus, c'est dire : les nuages ont gagné.
Ils n'ont pas l'air très heureux de leur victoire. Cieux blafards,
que faites-vous ?
Nuages lourds
Couleur bourdon
Donne-cafard
Pourquoi ces tons ?
Il fait gris, donc, et sans une seule goutte d'alcool. Un temps à ne pas laisser un boulimique dans une chocolaterie. Mais tout va bien. Comment pourrait-il en être autrement, puisqu'il est de retour ? Elle l'attendait depuis des jours, depuis des mois. Elle l'attendait depuis toujours, elle serait prête à le jurer. Et si les nues se liguent, et si le ciel se voile, qu'importe ? Qu'importent la pluie sur les toits, et le froid sur les gens ! Dans quelques heures, quelques instants, il sera là, devant la porte.
Le ciel se moque, et pleure à peine. Il aurait pu faire un effort, libérer sa colère, illustrer son tourment à grands coups de tonnerre ! Non, quelques gouttes, et du gris à la pelle. Coeur brisé, tu es seul ; tu voudrais déchaîner tous les vents de la Terre, et Éole reste sourd. Lamente-toi, petit, sur ton sort : pleure tout ton soûl, mais ignoré. Tous n'ont pas la chance de voir leur joie mourir par un jour de tempête. Tous les narcisses n'ont pas la nature de leur côté.
Elle est partie, et tu pleures. Tu pleures et tu regrettes que tous ne fassent pas de même. Tu voudrais que le soleil s'éteigne et que le vent mugisse ? Contente-toi des nuages : ton chagrin ne valait pas mieux. Tu seras si fier, demain, de voir les sillons que les larmes ont tracés sur tes joues !
Il n'y a rien pour toi dehors que le froid. Cesse d'y penser. Cesse de penser. Concentre-toi. Sois un bon automate, fais ce qu'il faut. Une mécanique n'a pas d'états d'âme : les nuages n'ont pas de prise sur elle. Les nuages. Tu aimes les nuages ? Pense à elle, il n'est toujours pas là. Pense à lui, il n'a plus personne dans les yeux de qui se mirer. Pense à toi, qui rêvasse. Fatigué, ça t'arrange, et les nuages sont une excuse.
Le ciel est plein d'excuses, aujourd'hui. Le soleil, quand il paraît, en fait une bien moins bonne, c'est pour cela qu'il se retire aussitôt. Il a honte, le soleil, il ne fait pas le poids.
Et, en vrac, des nouvelles : plus que deux semaines et demie de cours, plus qu'un mois avant les écrits. J'essaie d'être raisonnable, ce qui signifie que, lorsque je ne travaille pas assez, la culpabilité me mine suffisamment pour m'ôter l'énergie qu'il me faudrait pour travailler. Tiens, encore une excuse.
J'ai découvert récemment que je manquais de fer (taux inférieur de soixante pourcents à la normale) : pour remédier à tout ça, j'ai tout plein de petites pilules à prendre, c'est amusant. Il n'empêche que ça m'a fait plaisir, c'était une excuse médicale à mon état de fatigue permanente.
Je passe les écrits de Centrale à Lognes, ce qui assez fâcheux, vu que c'est loin, que c'est très long de s'y rendre, et que les hôtels à proximité sont bondés dans la période des concours.
Sinon, tout va bien. Mais il faut que j'aille bosser.
Il a suffi d'une fois
Il a suffi d'une fois, et déjà, je ne crois plus aux élections. Ni, de fait, au processus démocratique en général : les gens ne m'inspirent aucune confiance, aucun respect, dès qu'on en vient à leur demander leur avis.
Qu'on ne s'y méprenne pas : je suis profondément pour la démocratie : le pouvoir doit revenir aux citoyens, un autre régime est, au mieux, une erreur, au pire une aberration.
Le pouvoir aux citoyens, certes, mais pas au peuple. Pour être franc, l'opinion du peuple, je la méprise, profondément, et j'en ai à peu près autant pour le peuple en général. Un peuple, ce n'est jamais qu'une foule d'intérêts privés, petits, de "moi je". Et ça vote, un peuple, ça vote comme ça pense : pour lui. La démocratie suppose que l'électeur dépasse son individualité, regarde un peu plus loin que son si joli nombril, et fasse un choix en considérant non pas ce qu'il veut pour lui, pour que sa vie soit plus facile, plus agréable, plus douce, mais ce qu'il estime être meilleur pour tous. Un citoyen, c'est un être humain qui, après réflexion, choisit ce qu'il pense être favorable à la société entière.
Et pas quelqu'un qui macule son bulletin de tous ses désirs les plus égoïstes, de tous les préjugés et opinions ramassés dans le caniveau, du haut de sa clairvoyance durement forgée en regardant TF1.
Il faudrait, en fait, que les gens se dépouillent d'eux-mêmes avant d'aller voter. Et si quelqu'un pouvait en profiter pour se débarrasser de toute la fange qui s'accumulerait alors devant les isoloirs, ça n'en serait que mieux. Et peut-être qu'alors, le vote aurait un sens.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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