Mmh ... y a une couille dans le potage.
La Fête de l'Huma, c'est bien. Bon, d'accord, c'est bourré de communistes, de jeunes, et de Diam's. Mais il y a aussi des bons côtés : le thé vert très bon et très cher (deux euros le gobelet, oui madame, oui monsieur, vous en rêviez, ils l'ont fait), les Têtes Raides, Cali,The Subways, Marie-Georges Buffet et Bénabar.
Deux intrus se sont introduits dans la liste ci-dessus, saurez-vous les retrouver ? Un indice, on trouve dans leur nom respectivement "Cali" et "Marie-Georges". Et en effet, c'est miraculeux, un concert annoncé pour dix-sept heures peut, à l'Huma, être retardé de quarante minutes pour permettre à votre serviteur d'atterrir en plein meeting communiste ! Une vague d'euphorie et de bien-être, Marie-Georges a autant de charisme qu'une bernique en étain.
Et puis ensuite, il le faut bien, j'ai été au cinéma voir Uma Thurman balancer un requin dans un appartement. Et je vais aller manger du gâteau au chocochomp, aussi, parce que c'est pas mon anniversaire tous les jours, heureusement pour mon foie.
Le problème restant, c'est : il me reste un logigramme de convertisseur binaire-Grey à faire, et des fiches pour un chapitre de vingt pages de mathématiques en police manuscrite 6 pt. Mais les concerts étaient géniaux.
Soyons prêts à mourir.
Il est assez amusant de penser que même les maniaques obsessionnels obnubilés par la planification négligent presque tous les moments les plus importants de leur vie. Je veux, bien entendu, parler de la naissance, et de l'autre bout. Encore, je veux bien admettre qu'à la limite il puisse être difficile de prévoir le déroulement de sa naissance. À la limite. Et encore. Un petit "Oups, j'ai dû me tromper d'adresse", ça ne manquerait pas de piquant, pourtant.
Mais alors, en revanche, il est inadmissible de voir les masses crever la bouche ouverte, sans que rien de marquant n'en sorte ! Passer l'arme à gauche, ça se prépare, mortecouille. On ne meurt pas n'importe comment. C'est pourquoi je vous enjoins de réfléchir à votre rencontre avec la faucheuse, l'alpha et l'oméga, et de réfléchir dès maintenant à ce que vous direz quand vous verrez le blanc de ses yeux, pour peu que vous ne soyez pas aveugles - auquel cas je vous suggère d'aller vous faire voir chez les Pakistanais. Mais attention, demander un cure-dents, ça ne se fait qu'une fois.
Personnellement, j'en étais venu à considérer une réplique noble et chargée d'émotion : "Dites à ma femme." Mais il faut mourir au bon moment.
Et il faut aussi essayer de ne pas s'éteindre tout seul, bêtement. Avouez que ce serait dommage.
Dans quoi me suis-je fourré ?
Vous savez, les gens qui redoublent leur deuxième année de prépa, on les affuble du joli nom de "cinq demis". Ceux qui suivent un cursus standard, en deux ans, ce sont en revanche les "trois demis".
Amusant, non ? Alors j'ai demandé pourquoi. Cela s'est avéré assez simple : le but de toute taupe qui se respecte, c'est d'entrer à Polytechnique. Intégrer l'X, quoi. Soit. Intégrons.

Alors, si l'on intègre l'X entre la première et la deuxième année, ça nous fait (0.5*2^2 - 0.5*1^2) = 3/2. Trois demis, tiens. Et entre la deuxième et la troisième, (0.5*3^2 - 0.5*2^2) = 5/2. C'est fou, ce que ça peut être hilarant.
Tout simplement hilarant.
Maman, j'ai peur.
[Samoth] This is the One.
* new scene, by Masterconker
* added configuration editor (executable is in bin/ directory)
* added ability to turn off sound system, without sgmentation faults.
* added a PNJ, thanks to trotter. You can even interact a little with him.
* added a lot of things, but now always visible.
Newton, Gotlib, Eve et compagnie.

Les autres, ils ont fait rien qu'à se moquer.
Méchant démon ...
Bad devil, bad devil.
C'est fou, quand même. Prendre un vélo, pas maintenant, c'est trop tard. Je dois travailler, mais je ne peux pas encore. Ne rien faire me frustre, je suis peut-être trop intransigeant avec moi-même. Plus fort, le volume, je me sens superflu !
Bad devil, bad devil.
J'ai vraiment l'impression de ne pas avoir de vie, c'est terrible. Nerd au point de m'être écrit un résumé des choses à programmer en priorité. J'ai aussi une liste des choses à acheter, je vais peut-être rajouter "des amis" à côté de "un éléphant". L'heure qui vient de s'écouler, je l'ai passée à laisser des messages railleurs sur Nofrag, d'un ton pédant. Tout ce que j'en retire, c'est un peu de mépris pour moi-même et un goût bizarre dans la bouche.
Bad devil, bad devil.
Je cherche mes mots, en plus. Seize heures trente-deux, à dix-sept heures j'ai accès à l'autre ordinateur. Je ne sais pas quoi faire en attendant.
Bad devil, bad devil.
Vérification faite, il n'y avait pas de "e".
La jalousie est un vilain défaut.
Il sentit les yeux de la stagiaire se poser sur lui, et il détourna la tête en rougissant. La machine. Au moins, avec elle, il savait où il allait. Il pressa le pas. Quelques-uns commencèrent à le regarder d'un air bizarre, alors il accéléra encore. La machine à café : là-bas, il serait en sécurité. Il s'était fait une petite place, entre les plantes vertes, avec une chaise et cinq boîtes de trombones. Il avait dû ruser pour les amener là-bas sans se faire voir, mais il en était très fier.
Il courait, maintenant. Les regards des autres étaient braqués sur lui, et il se sentait mal. Il commença à réciter ce que sa maman lui disait, quand il était petit, pour se redonner courage. "Dans les affections comportant un risque infectieux, l'utilisation sera prudente en raison de la diminution des défenses naturelles de l'organisme contre l'infection", plus qu'un couloir.
Il tourna l'angle au pas de course, ce qui explique qu'il n'ait pas vu la corbeille à papiers qui traînait. Après un vol plané d'au bas mot un mètre cinquante-sept, sa tête heurta avec force l'arête de la machine à café, et il finit sa course dans les plantes vertes.
La première chose qu'il vit en reprenant conscience fut la poitrine de la stagiaire. Puis ses yeux, très beaux en effet. Ensuite seulement il aperçut les mouchoirs tachés de sang qu'elle tenait à la main. Comme il ne supportait pas la vue du sang, à plus forte raison le sien, il manqua s'évanouir à nouveau. Après réflexion, il décida que les yeux de la stagiaire étaient quand même plus intéressants qu'une vague brume grise, alors il fit juste semblant et garda les paupières entrouvertes.
Ce qui lui permit de voir la machine à café, qui tanguait depuis un certain temps, lui tomber dessus. La stagiaire n'a rien pu faire.
Phantom of the Paradise
Voilà pourquoi, hier soir, on a quand même inséré le fin disque de plastique dans la fente qui se situe en-dessous de la télévision, et en voiture Simone. Première impression, c'est assez délirant : on nage dans un univers des seventies, et la musique est en accord. Groovy.
Au fil de l'histoire, on est de plus en plus captivé par ce qui se déroule dans le machin avec plein de couleurs ; tout d'abord, la musique, vraiment très bonne - cet opéra rock mérite son titre. Visuellement, c'est également plutôt une réussite, que ce soit au niveau coiffures, vêtements ou jeux de lumière. Et puis l'histoire, l'histoire !

Un compositeur amoureux de la musique, qui perd liberté, visage et voix par la faute d'un éditeur de disques démoniaque avec lequel il passe un pacte. Faust qui se transforme en fantôme de l'Opéra, avec des relents de Frankenstein vengeur. Une histoire d'amour entre la bête et la belle, mais cette dernière préfère le Dorian Gray venu de Transylvanie et une rock star meurt foudroyée. Brian de Palma mérite bien une camisole et un petit séjour à la brigade des stups.
Un film à voir, bande d'ivraie.
Naissance d'un jeu de rôle papier.
Ce qui, je l'admets, explique l'absence de représentants du beau sexe, mais là n'est pas la question.
Quoi qu'il en soit, nous avons entrepris - on était plusieurs, je n'utilise pas encore la première personne de majesté - de porter les règles de Samoth en version papier. Ce fut long, intense, mouvementé, parfois ennuyeux, mais c'est fini maintenant.
J'en appelle donc à tous les rôlistes, intéressés ou non, pour le tester, maintenant, ce jeu : les règles sont disponibles ici, avec tout ce qu'il faut pour jouer - univers, races, sorts, etc.
Aune Mane Chaud.
(…)
Vous attendez quoi, là, en fait ?
(…)
Non, mais je veux dire, vu ce qu’on me paye, vous n’espérez pas non plus que j’essaye d’être drôle ? Faut pas pousser, quand même. Moi aussi, j’ai une famille.
Si, si, je vous jure. La totale. (compte sur ses doigts) 2 frères, 3 sœurs, une mère, 7 cousins, 3 poissons rouges et 5 grands-parents. Sans compter les morts. A ma charge. Ouais, parce que j’avais essayé d’envoyer les mamies sur le trottoir, mais même les flics ils se sont marrés. Ils ont juste confisqué les dentiers. Chères, ces saloperies.
Mais bon, assez parlé de moi. Vous, plutôt ... pourquoi vous vous sentez obligés de venir voir des sketchs ? Quelque chose à compenser ? TF1, ça suffit pas ?
(montre dans le public)
- Non, toi, à la limite, je comprends, t’es moche.
- Toi, t’as pas de vie. OK, ouais.
- Mais toi, là, pourqu… ah, ouais, en fait, j’avais pas vu. Ouais … pardon.
Vu comme ça, tout s’explique. Et moi, en plus, j’ose me plaindre. C’est vrai qu’y en a qu’ont pas de bol dans la vie, quand même.
Si ça peut vous réconforter, dites-vous que ça aurait pu être pire. (réfléchit en se massant le menton) Ouais, non. Non.
Ben, je crois que je vais vous laisser entre vous, hein … j’ai, euh, un coup de téléphone sur le feu.
Manquerait plus que ça soit contagieux.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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