Colonie de vacances.
Je n'ose même pas imaginer à quoi va ressembler la soirée de clôture de la colo. Une partie géante de Warhammer sur fond de métal ?
[Samoth] Qui va piano va, mais piano.
Il ne s'agit pas d'une release à proprement parler, juste un binaire créé à partir du cvs à des fins de démonstration.
Note : si vous avez des problèmes de dll manquante :
* d3dx9_30.dll : il faut télécharger le dernier SDK DirectX9, le lancer pour extraire les fichiers contenus, puis exécuter le "DXSETUP.EXE" ainsi extrait.
* OpenAL32.dll : téléchargez le SDK OpenAL (648 Ko) ici ou là.
La belle affaire !
D'aucuns, que je ne citerai pas parce que, d'un, ils se reconnaîtront, et que, de deux, ils sont beaucoup trop, semblent penser que je parle énormément de moi. Non, pas dans ce blog, ça c'est normal, c'est son but ; mais en dehors, aussi, voire, plus généralement, partout. Et tout le temps.
Je dois admettre que je me sens un peu vexé par cela. Ils viennent de le découvrir ? La belle affaire ! Moi, je le dis depuis le début. Une telle réaction n'est que l'indéniable preuve que ces gens ne prêtent aucune attention à ce que je raconte, ce qui m'horripile au plus haut point. Tentons, par conséquent, de disséquer point par point les reproches qui me sont adressés, fût-ce implicitement.
Tout d'abord, la question fondamentale : suis-je convaincu que le monde gravite autour de mon nombril ? Cette question est non seulement saugrenue, mais de surcroît ridicule : bien sûr que non ! Mon nombril n'a absolument rien d'intéressant, et le monde, c'est bien trop petit. En revanche, je suis intimement persuadé que l'univers est centré sur mes pieds. Au demeurant, de fort jolis pieds.
Passons à la critique suivante : je ne ferais référence qu'à mon petit être, obnubilé par mon pitoyable et mesquin ego. J'approuve quasiment sans réticence la première partie de la phrase : oui, je discute beaucoup de ce que je ressens, de ce que je pense, et de ce que je veux. Et ceci, pour principalement trois raisons : primo, et pour paraphraser quelqu'un dont je n'ai pas retenu le nom, ce qui n'a au fond aucune importance vu qu'il est soit mort, soit loin, je suis le sujet que je connais le mieux. Que vous en ayiez auparavant eu conscience ou pas, ça va faire dix-sept ans que je vis avec moi, quand même. Secundo, je ne vais pas non plus m'ériger en porte-parole des autres, je n'ai aucune légitimité pour et ça risque d'être mal pris. Tertio, si je ne le fais pas, j'ai très peur que personne ne se dévoue pour raconter ma vie.
Quant à la seconde partie de la phrase, va te faire voir, connard.
Enfin, et pour clore ce billet, une petite précision qui ne sera sans doute pas inutile : sur internet, je n'existe que par le regard des autres, je le sais. J'ai un besoin maladif de me sentir estimé, je le sais aussi, et je l'assume. Et j'ai arrêté de voir un psychologue il y a bien longtemps, environ une séance après avoir commencé.
Mais ça devrait être bon, ils sont gentils avec lui, là où il est.
Mon Fou prend ta Tour. Échec.
Moi, quand je serai grand, je veux être général. Étudier, des heures, les ouvrages des fins stratèges de jadis, devenir un expert tacticien. Je veux connaître les ficelles de la victoire, devenir maître ès escarmouches, diplômé de guérilla urbaine. Ça a l'air très amusant.
Et gardons bien à l'esprit que c'est pour le bien des populations locales. Avant tout. Pour percer dans cette carrière, il faut être altruiste. Ne l'oublions jamais. Oh, il y a bien des mauvaises langues pour crier au massacre, à la barbarie. Il y en aura toujours, de ces imbéciles frileux qui ne comprennent pas la nécessité de notre action, qui s'érigent contre "la violence et l'horreur inutile de la guerre". Gnagnagna. Bande de pisse-froids.
Chacun le sait : si vis pacem, para bellum. Nous, nous voulons la paix. Très fort. Mais vraiment. Alors, on envoie des soldats. Et puis, c'est formidable, le progrès : maintenant, je vois mes unités en temps réel, sur une carte en trois dimensions à l'écran. Avec le rapport de leurs dommages et de leurs munitions, si, je vous le jure. C'est formidable, les avancées technologiques, quand même. Finis les carnages tant décriés de nos ancêtres ! On est humains, après tout. Nous, on fait dans le propre, l'élégant, le chirurgical. Et puis, faut pas pousser, ce ne sont que des pixels.
Regardez comme ils bougent, au nord-ouest. Mais si, dans le coin gauche. Attendez, je vais vous montrer : là, je leur donne l'ordre de bombarder le bâtiment, au sud-est. Si, si, en temps réel, je vous l'avais dit. C'est incroyable, non ? Quand on pense qu'ils sont à plus de deux mille kilomètres. Et le mieux, c'est que je n'ai perdu que quinze de mes unités, pour le moment, et j'ai presque pris possession de la carte. Il me manque à peine un tout petit bout de Canaa.
J'adore ce jeu.
Comment ça, "dans la vraie vie, quand on tue quelqu'un, il meurt" ? Vous n'allez pas vous y mettre, vous aussi, quand même ?
Pisse-froid.
Félicitations.
Le destinataire se reconnaîtra. Disons qu'il ne compte jamais jusqu'à quatre-vingt dix.
Souviens-t'en l'été prochain.

Non, je ne vais même pas essayer de faire la critique d'un film imaginaire. Pas la motivation. C'est l'été, et j'alterne, passant d'énergie débordante à mélancolie profonde. Il fait beau. Il fait chaud. La mer est tout près. Elle est bien la seule.
Je ne connais personne, ici, en fait. C'est assez drôle, quand on y pense : j'ai vécu seize ans dans cette ville, et je n'y connais personne. Je n'ai personne avec qui aller à la plage, personne avec qui aller au cinéma. Si, mes parents.
J'ai passé seize ans ici, et je n'ai que deux personnes que je peux contacter. Et encore, ils n'habitent pas vraiment au Pouliguen. J'ai perdu le contact avec la grande majorité des "potes" de mon ancien lycée, ou presque. Il en reste deux, trois ; les autres, ça se résume vaguement à un email tous les six mois. Alors, je passe mes journées à l'ordinateur, ou à aider mes parents, ou à lire, ou à faire du vélo. Une heure de vélo par jour, les écouteurs sur les oreilles. Je passe devant les gens dans une bulle, ils me sont inconnus, je leur suis inconnu.
Il y a bien quelques personnes que j'aimerais bien revoir, pourtant. Glenn, Thibault, Marie-Caroline, Sophie ... Je respecte la parité. Ca me fait une belle jambe. Avec un peu de chance, je ne finirai pas mort d'apathie.
Sur ce, j'amorce une transition. C'est mon blog, de toute manière, et j'ai déjà perdu environ quatre-vingt quinze pourcents des lecteurs - rien qu'en ne disant rien de drôle. N'empêche que la mélancolie, le sentiment de solitude, ce n'est pas seulement parce que je ne connais pas grand monde. C'est aussi parce que personne ne semble vouloir me contacter. C'est stupide, je sais, je ne pense même pas qu'ils sachent que je suis là. Ou même que ça les intéresse.
Prenez Sophie et Marie-Caroline, par exemple. Et ne riez pas trop, et toi, Binouze, je te vois venir. Sophie, c'est elle. L'amour déçu, tout ça. Je ne sais plus vraiment si je l'aime encore, je ne crois pas ; à force de n'être qu'un ami, on perd le désir d'être plus. Marie-Caroline, c'est encore plus risible. J'ai toujours eu un peu le béguin pour elle, un sentiment diffus, mais je n'ai jamais dépassé le stade de "pote". Oui, toute ma vie, quasiment, j'ai été un "pote" pour les gens, ou alors un idiot, ou une tête à claque imbue d'elle-même, ou un clown. Jamais plus.
Et puis, il y a Paris. J'ai des amis, là-bas, enfin, je crois. D'ailleurs, simple comme je suis, j'ai peur d'être aussi un peu épris de la soeur d'un d'eux. Ca vire au ridicule le plus total. Je sais. Je n'ai jamais dit que ça serait intéressant. Et puis merde.
Reste plus qu'à espérer que ma mère ne lise pas cet article.
Le pied.
Le pédicure, vous dis-je. Je vois, vous êtes encore purs et insouciants. Vous ne savez pas - vous n'imaginez pas ce que c'est. Laissez-moi vous expliquer, vous exposer les grandes lignes de ce qu'ils sont. Ces gens. Les pédicures.
Des fétichistes avec des gants et une blouse blanche. Comme le dentiste, mais à l'autre bout. Des gens dont le rêve de toute une vie a été de tripoter les astragales de parfaits inconnus. Elle a pris un rendez-vous. Chez l'un d'eux. Ces gens.
On pense être à l'abri, mais non. Ils existent. Ils sont partout. Je devais vous prévenir. Méfiez-vous.
Scrubs
Il est, habituellement, très difficile de faire un bilan clair et bref. Cela nécessite une capacité indéniable, afin de résumer sans dénaturer. C'est pour cette raison que je ne dirai pas que Scrubs est drôle, hilarant, addictif. Je ne dirai pas non plus que le caractère cynique du Dr. Cox est inénarrable, que J.D est à se tordre.
Je ne le dirai pas. Mais sachez une chose : si vous ne regardez pas au moins le premier épisode de cette série, alors, je considérerai que
Je suis vivant et vous êtes morts.
Les paupières à peine entr'ouvertes, je n'y vois goutte - mais le ciel brûle et m'éblouit. Alors, la nuit. Deux gouttes par oeil, et tout s'éteint. Ils ont des yeux, et ils ne voient pas : j'ai dit adieu au jour, tout à l'heure. Quand j'étais petit, ma mère me disait de ne pas regarder le soleil.
Aujourd'hui, je l'ai fait.
Il est noir.
Je ne serai pas déshérité !
--
Et, en plus, ma soeur aussi ! Champagne !
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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