Émerdaille

posté le 28 juin 2006 à 20:22

Tout d'abord, un rappel, tiré du Wiki de Samoth [1].

Cet animal, probablement le plus stupide du multivers (après le Fixateur, tout de même) a développé un système d'autodéfense aussi efficace que crétin : en effet, dès qu'il se sent menacé, l'émerdaille explose en une multitude de petits bouts pointus. Au grand dam des explorateurs ayant découvert cet animal ; d'où son nom, d'ailleurs.



Et maintenant, le dessin, qui donnera un sens à ma vie. Quand, vieux et faible, je regarderai derrière moi, épuisé et tremblant, et contemplerai d'un regard éperdu les étendues désertiques de mon existence, il sera là, petit point brillant qui réchauffera mon coeur et mes os, et me permettra d'accueillir la Faucheuse avec sérénité et un bon coup de pied dans le fondement. Il sera là, lui, transcendant l'inutilité de ces myriades de jours et d'heures, comme un phare, comme une étoile radieuse et bienveillante. Il sera là, me redonnant foi et sérénité. Il sera là, seul et frêle, pour balancer le néant et le vide qui auront constitué l'étoffe de ces années, et pour me permettre de dire, fier et heureux : "Oui, j'ai vécu". Il sera là, pour me donner un sens. [2]
Mais, foin du lyrisme, place au truc.



[1]. Trop de publicité ne tue pas la publicité.
[2]. Hum. Ou pas.

tags : samoth, texte

Souvenirs, souvenirs ...

posté le 27 juin 2006 à 11:54
Il y a trois ans, j'étais en troisième, je mettais des chemises multicolores avec des pantalons de survêtement.
Oui, j'ai retrouvé une photo.



Au moins, je n'ai jamais mis de chaussettes avec mes sandales.
tags : moi

[Samoth] Nouvelle version

posté le 21 juin 2006 à 17:06
Une nouvelle version de Bùri, la première branche de Samoth, est disponible pour Windows, sur l'espace Sourceforge du projet.

Voici un bref aperçu des modifications :
- le modèle de nain créé par Baloo a dû être abandonné (problème de compatibilité)
- un sous-système audio a été intégré (musique ambiante et événements sonores)
- la scène de démo (le village) contient une nouvelle église
- joueur et map sont chargés à partir d'un fichier
- à la fermeture, les données du joueur et de la map sont sauvegardés (pour le moment, à un endroit où ils ne servent à rien, mais sauvés quand même)
- le système d'effets magiques modifiant les caractéristiques d'une créature est implémenté.

Pour plus d'infos, reportez-vous au Readme fourni dans l'archive ; vos commentaires sont les bienvenus, ici, sur le forum de Samoth, par email ou par signaux de fumée.

Télécharger Bùri - June 2006

Note : si vous avez des problèmes de dll manquante :
* d3dx9_30.dll : il faut télécharger le dernier SDK DirectX9, le lancer pour extraire les fichiers contenus, puis exécuter le "DXSETUP.EXE" ainsi extrait.
* OpenAL32.dll : téléchargez le SDK OpenAL (648 Ko) ici ou .

Du sang. DU SANG §§

posté le 19 juin 2006 à 22:01

Vendredi, une fois le bac fini, je me suis dit que j'allais sortir fêter ça. Oui, mais non : un euro quarante.
Samedi, j'ai vu que pas mal de monde allait ChezWat. Un peu dépité, j'ai décliné. Un euro quarante.
Et là, je découvre que le bar fermait ses portes. Que j'ai raté la dernière soirée. Dernière. Parce que j'étais fauché. Parce que mes quatre-vingt dix euros mensuels, obtenus en arpentant le trottoir à la sueur de - non, pas de mon front - avaient du retard, et que mes capacités de retrait étaient épuisées pour la semaine.
Parce qu'il ne me restait qu'un euro quarante, j'ai manqué la soirée d'adieu. Je veux tuer un banquier. Là. Tout de suite.

tags : bar, vie

Mais, mais .... papa ?!

posté le 17 juin 2006 à 23:45
Mon père, préparant un quizz, m'a demandé de lui récupérer une chanson. Daniela, par un groupe appelé Elmer Food Beat. Alors je l'ai fait. Et, évidemment, curieux, je l'ai écoutée.

Moi ce que j'aime chez Daniela
C'est que l'on peut y mettre les doigts
Elle est toujours d'accord
Pour me prêter son corps
[...]
Moi ce que j'aime chez Daniela
C'est que l'on peut s'y mettre à trois
Elle est toujours d'accord
Pour battre des records.
[...]
Ce que Daniela aime en moi
C'est qu'elle aura toujours le choix
Je ferai tout pour lui plaire
Par devant et par derrière
[...]
Et dans la bouche de Daniela
Et dans la bouche de Daniela
Il y a toujours de la place
Pour les copains qui passent.
[...]

D'accord, le rythme n'est pas mauvais, mais quand même ... Papa, c'est moi le jeune !
tags :

Stockons les bouts de chandelle ...

posté le 14 juin 2006 à 18:30

... les nuits de boulot sont à venir. Malgré les propos rassurants de notre bien-aimé professeur de mathématiques, qui nous réconfortait à ses moments perdus en nous affirmant que, nuls comme nous étions, nous bande de jeunes fumistes présomptueux, nous ne serions jamais pris nulle part et que nous finirions nos jours derrière les caisses de Franprix à compter les rares cheveux des clients en nous languissant des temps heureux de jadis, quand nous étions vifs, forts et pleins d'avenir, il semblerait bien que, sur trente-six élèves de notre classe de terminale scientifique option mathématiques, treize soient pris en classe préparatoire au lycée Henri IV, et je viens de faire la phrase la plus longue de ma vie, je crois bien, ce qui mérite quand même un ou deux "hurrah" bien sentis. Treize, soit environ 36%, quand même. Dont moi.
Cinq en MPSI (i.e, maths sup mais avec un nouveau nom), cinq en PCSI (là, plutôt orienté physique et chimie), et trois en filière économique. Pour ma part, je vais en MPSI, parce que j'aime bien les maths et que c'est la seule filière des trois avec une option algorithmique.

Avec un peu de chance, après deux ans à travailler dans le noir suite à la Mort du Soleil, j'aurai un bicorne ou une jolie pierre tombale. Qui sait ?

tags : études, moi, prépa

L'expérience peut-elle démontrer quelque chose ?

posté le 12 juin 2006 à 13:54

Le terme "expérience", selon le contexte où il est employé, prend deux sens. D'une part, il désigne un ensemble de situations ou d'événements déjà vécus par un individu ou un groupe d'individus, dont il peut s'inspirer si le besoin s'en fait sentir. D'autre part, on donne le nom d'expérience à une expérimentation, ou plus précisément à un système de dispositifs techniques ou actions mis en place afin d'obtenir, dans des conditions précises, un résultat. Dans ce dernier sens, l'expérience s'oppose à la théorie.
Démontrer signifie prouver, établir de manière irréfutable. Démontrer un résultat, c'est l'établir de telle sorte qu'il soit impossible à nier rationnellement. En général, on réserve ce verbe aux raisonnements logiques, comme ceux que l'on trouve en mathématiques.
Pouvoir, dans cette pphrase, a plusieurs valeurs : la première est celle de possibilité, de capacité : pouvoir, c'est être capable. La deuxième est celle de l'obligation : pouvoir prend ainsi le sens de devoir. Enfin, il exprime également une idée de légitimité, de bien-fondé.
Le dernier mot à définir est "quelque chose". Cette expression, assez vague, peut ici signifier soit "une chose en particulier", soit "une chose, quelle qu'elle soit" - c'est-à-dire, en fait, tout. Dans le cadre de cette dissertation, c'est à ce dernier sens que je m'en tiendrai.
Le problème que je vais tâcher de traiter peut se formuler ainsi : les faits peuvent-ils conduire à la vérité ?
Pour cela, je considérerai les interrogations suivantes : un modèle peut-il reposer uniquement sur des faits ? Une théorie peut-elle être vraie a priori ? Et, enfin : approcher la vérité ne peut-il se faire que par l'usage conjoint de la théorie et de l'expérience ?
Mes enjeux sont épistémologiques et scientifiques.

[développement, à base d'exemples comme la mortalité, de références au Bene Gesserit, à Hume, aux mathématiques et à la physique]

Un fait n'a pas de valeur en dehors de lui-même : un fait n'est pas une preuve, et ne saurait donner une explication du monde ou de quoi que ce soit. Mais il est nécessaire à l'esprit, comme le phare au bateau : il est l'assurance de ne pas dériver trop loin, et de rester sur la route. Une théorie indépendante de l'expérience ne peut être que tant qu'elle ne traite pas du réel.
On l'a vu, l'expérience seule ne peut rien démontrer : elle ne peut que confirmer (dans une certaine mesure) ou infirmer une hypothèse existante.
Elle n'est pas pour autant dépourvue de valeur : si l'expérience ne suffit pas dans la recherche de la vérité, elle en est une condition sine qua non. Les faits ne conduisent pas à la vérité, mais l'ignorance des faits en éloigne.
À travers cette dissertation, j'ai pu retracer l'histoire de la philosophie des sciences de ces derniers siècles, en particulier avec l'empirisme.
De plus, cela m'a permis de cerner un peu mieux les rapports étroits entre théorie et expérience, notamment dans les sciences expérimentales, et en quoi les mathématiques constituent un cas à part.


J'ai peur de mourir.

posté le 11 juin 2006 à 12:31
Le meilleur. Ouais, j'étais le meilleur, ou du moins ce qui s'en rapproche le plus. Rien ne me résistait, jamais, aucun serveur, aucun firewall : je navigais au sein du réseau comme un passe-muraille, un fantôme. Impossible à détecter, impossible à arrêter. Derrière mes écrans, j'ai contourné les défenses des plus grandes banques, et même, une fois, celles du Pentagone. Je ne le referai pas, ils doivent être un peu paranos maintenant, surtout depuis que j'ai changé les passwords de tous les admins système.
Vous ne savez pas qui je suis, mais il y a des chances que j'aie vos identifiants bancaires quelque part sur un de mes disques durs. Ou que j'aie déjà visité votre collection de films pour adultes. Ne vous en faites pas, je ne dirai rien à votre femme.
C'est arrivé hier. J'étais en train de scanner quelques IP au hasard, histoire de ne pas perdre la main, et je suis tombé dessus. Un serveur, localisé à Manhattan. Aucun port d'ouvert, et même mes programmes maison n'ont détecté aucune faille. Pas la moindre. J'ai aussitôt arrêté les autres scans, et j'ai commencé à essayer de m'y connecter. Aucune des méthodes classiques n'a donné le moindre résultat, évidemment, alors je suis passé à quelques-unes de mes méthodes personnelles. Je vous passe les détails. Au bout de sept heures, je n'avais quasiment pas avancé : ce n'est qu'au petit matin que j'ai enfin réussi à avoir un accès - restreint - sur les machines.
De là, il m'a encore fallu trois bonnes heures d'attaques diverses et de feintes pour pouvoir me logguer en root. Vous ne pouvez pas imaginer, je crois, la joie qu'on ressent, après des heures de tentatives et trempé de sueur, en voyant l'accès root qu'on vient d'obtenir. C'est presque sexuel.
Je n'ai quand même pas passé trois plombes à m'autocongratuler. J'étais curieux de voir ce qu'était ce réseau qui m'avait posé tant de difficultés : déjà, le nom de machine. "GodStation". Ouais, rien que ça : ils ont de l'humour, par ici.
J'ai vite réalisé que c'était un serveur de base de données, en me baladant dans les entrailles du système. Mais quand j'ai demandé à consulter une des bases en question, un message d'erreur : "Sorry, you must enter a valid password to access this database". Ben merde, je suis en root, ou quoi ? J'étais un peu sur les nerfs, alors j'ai lancé une tentative de type bruteforce. Généralement, c'est très long, oui. Sauf si vous détournez la moitié des serveurs de Google pour qu'ils participent à ladite tentative. Tout de suite plus rapide.
"Access granted". Je commençais à en avoir un peu marre, et mes réserves de café diminuaient. J'ai d'abord consulté les stats de la base, et c'est là que j'ai commencé à halluciner : six milliards de requêtes à la seconde. Treize virgule sept téraoctets de données ajoutées par minute. Un truc de malade. J'avais du mal à y croire, alors j'ai été voir le contenu.
Juste avant, j'ai utilisé l'expression "commencer à halluciner". Il y a une raison : le moment où j'ai réellement halluciné, c'est en voyant quel genre de données était stocké. Le truc le plus flippant que j'ai jamais vu : des infos personnelles. Les faits et gestes des gens. Leurs déplacements. En continu. Le fantasme ultime de tout agent de la CIA. Un peu fébrile, j'ai sélectionné un enregistrement au hasard. "Émily Kane". Numéro de téléphone, taille, tour de poitrine, couleur des cheveux, âge, vêtements, poids, petit ami, lycée ... tout y est. Elle était en train de manger au restaurant avec ses parents. Bordel, j'étais tombé sur l'ordinateur perso de Big Brother, ou quoi ?!
C'est à ce moment là que j'ai fait une connerie. Je m'en rends bien compte, avec le recul : je n'aurais jamais dû consulter mes données. Mais je l'ai fait. J'ai lu qui j'étais, ce que j'avais fait étant gosse, ce que j'étais en train de faire. Et j'ai remarqué un champ qui m'avait échappé avant. "Reward : damnation". J'ai aussitôt coupé la connexion.
GodStation, hein ? Putain de merde.
tags : dieu, hacking, texte

Aujourd'hui est un triste jour.

posté le 08 juin 2006 à 20:04

Un moment arrive dans la vie d'un homme où il se doit de faire un choix. Le choix de rester fidèle à ses idées, ou de les trahir. Le choix de demeurer intègre ou de devenir normal. Le choix de s'en tenir à ce en quoi il croit, ou de faire des compromis. Il n'y a pas de demi-mesure, pas de petite trahison. Une concession est un abandon.
Et, je l'avoue avec une ineffable honte, j'ai failli. Aujourd'hui, oui, aujourd'hui, j'ai perdu le droit au respect : j'ai révisé, beaucoup.

Mânes de mes ancêtres, pourrez-vous un jour me pardonner ?

tags : études

C'est réciproque.

posté le 06 juin 2006 à 19:18
Décidément, je sens que je ne vais pas perdre ma journée : je ne suis là que depuis dix minutes, et j'ai déjà déniché de quoi me faire mille euros au bas mot. Des boucles d'oreille, du liquide, et même des couverts en argent et une bague de fiançailles. Un jeune couple, à tous les coups. Ils doivent être partis travailler, vu l'heure qu'il est : je suis tranquille pour un bout de temps.
Une sensation bizarre sur la jambe. Mais qu'est-ce que tu fais là, toi ? Dégage ! Un coup de pied, et la boule de poils s'éloigne en crachant, la queue dressée. Je n'ai jamais pu blairer les chats. Je recommence à vider les tiroirs, méthodiquement : il s'agit de ne rien oublier, l'anniversaire du gamin approche et je n'ai plus de thunes. Si j'avais su, j'aurais pris un plus grand sac ; là, je dois me contenter des petits objets. Coffret à bijoux, menue monnaie, carte bleue, appareil photo, préservatifs aromatisés à la fraise, flacons de parfum, bibelots de valeurs ... Tout y passe.
Et juste au moment où j'allais partir avec la fierté du travail bien fait, une clé tourne dans la serrure. Merde, merde. Ils rentrent déjà ! Pris de panique, je me précipite dans la cuisine. Il faut que je me planque : je les entends, les rires de la femme, la voix grave de l'homme. Qui se rapprochent. Et je réalise que je viens d'agir comme le dernier des cons : il est midi. Je suis dans la cuisine. Sans réfléchir, j'ouvre la fenêtre et passe à l'extérieur.
Les bras accrochés au rebord, le sac en bandoulière, je sens mon coeur battre la chamade. Du calme. J'espère qu'ils ne vont pas se préparer une bouillabaisse, j'ai les muscles qui fatiguent.
C'est à ce moment précis que je le vois s'étirer au dessus de moi, narquois. Lentement, gracieusement, il tend la patte vers mon visage, puis commence à me griffer la main avec application. Je pousse un cri.
"Tu as entendu, chéri ?
- Oh, ça doit être le chat qui s'amuse, laisse."
Oui, il s'amuse. J'ai les mains en sang. Quand il se met à planter ses dents dans mon index, la douleur est trop forte. Je lâche.
Et, en tombant, durant les quatre étages qui me séparent de ma mort, je le vois, les yeux brillants. Les chats n'ont jamais pu me blairer.
tags : chat, texte

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Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.

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