[Player #0] can be back ...
En quoi ça consiste, exactement ? Il s'agit d'implémenter un système de sérialization/désérialization pour Samoth. Rien que ça, et déjà j'ai perdu la moitié de mes lecteurs.
En fait, le but est simplement de pouvoir sauvegarder une partie (i.e, un ensemble de maps visitées, la progression actuelle et le joueur lui-même) en quittant le jeu, et d'être capable de le restorer tel quel après. Pour cela, j'ai dû :
- implémenter quelques classes, parce que c'est bien facile de sérializer des trucs, mais encore faut-il qu'ils existent
- intégrer une bibliothèque capable d'écrire de manière élégante dans un .zip. J'ai finalement trouvé mon bonheur avec une bibliothèque ... dont le développement avait cessé il y a cinq ans. Donc il a fallu que je m'amuse à la modifier un peu, pour la rendre compatible avec les nouveaux standards.
- Pour chaque classe existante, créer une fonction *::serialize() qui enregistre les données dans un flux, au format xml.
- Au passage, me coltiner pas mal de machins que j'avais négligés (entre autres, Pathfinding, Effets magiques, ItemManager, SpellManager, etc.), histoire de faire un ensemble à peu près correct
- Corriger des erreurs de programmation, que j'ai repérées en parcourant le code.
- Créer la classe Deserializer, et toutes ses fonctions membres. Là, on nage dans le bonheur pur.
- Une fois tout ça fini (il y a deux jours, et encore, il en reste un peu), tester. Voir pourquoi ça ne marche pas. C'est long, rébarbatif, et tellement valorisant ...
- Mettre à jour une bibiliothèque utilisée, en pensant que ça corrigera un bug - qui se révélera être dû en fait à une simple erreur de ma part, mais passons. Oui, mais du coup, j'ai été bon pour environ six heures à essayer de comprendre pourquoi la nouvelle version d'Opal provoquait une erreur de segmentation. Joie. Heureusement que le principal développeur d'Opal m'a aidé.

Enfin, l'important, c'est que maintenant ça marche. On peut sauvegarder les données du joueur, et le recréer à partir d'elles. Carrément. D'ailleurs, voilà ce que ça donne, un joueur au format xml.
Un peu d'enthousiasme, bordel.
Mens sana in corpore, salaud.
Arrêtez de vous dissiper, un peu. J'en étais donc au spr... sport. Voilà. J'ai donc, afin de prouver au monde entier et à la moitié féminine du monde en particulier que je suis un jeune et beau athlète, décidé d'inventer un sport.
Le principe est très simple : chaque équipe se compose de sept joueurs, dont trois filles. Accessoirement, on peut remplacer une des filles par un cul-de-jatte, cela rend le jeu plus amusant. Une partie oppose trois équipes, sur un terrain à forme elliptique d'aire soixante-dix mètres carrés.
Au début du match est posé, au milieu du segment formé par les deux foyers de l'ellipse, un récipient en terre cuite contenant deux virgule trois litres d'eau. Les trois équipes sont, initialement, placées à distance égale de ce récipient ; de plus, chacune dispose d'un autre récipient, en osier tressé cette fois, un peu comme ça, mais avec un fond étanche. Dans chaque équipe, avant la partie, un tirage au sort est effectué pour savoir qui sera chargé dudit truc en osier.
Au coup de sifflet annonçant le début du match, les trois équipes doivent s'emparer du récipient contenant l'eau ; puis l'équipe le détenant a pour mission de verser son contenu dans le panier d'une des deux autres, marquant ainsi un nombre de points proportionnel au volume d'eau du panier. Quand une équipe marque, le récipient en terre cuite est à nouveau rempli, et on le remet au centre du terrain. Bien entendu, cela explique le tirage au sort préalable pour choisir le porteur du panier, étant donné qu'une technique subtile et délicate pour marquer le plus de points possible est d'immobiliser les deux porteurs adverses en leur pétant les genoux.
Reste à choisir le nom pour ce nouveau et innovant sport qui me vaudra l'admiration de mes pairs et les soupirs langoureux des membres de la gent féminine. Attendu qu'il se base sur, avant tout, l'usage d'un bol et d'un panier, j'avais pensé à quelque chose comme "basket-bowl".
Les Anarchs ont gagné ...
J'ai fini Vampire Bloodlines : The Masquarade. Avec un peu de chance, je vais pouvoir récupérer un semblant de vie normale, maintenant.
Sept cent trente-deux grammes et un bec.
Il est assez difficile, j'en conviens, de classer le pigeon moyen dans la rubrique "Armes de destruction massive". Pour tout dire, ce volatile a le potentiel terrifiant d'une cuillère en mousse. Si l'on dressait la liste des dangers à redouter en milieu urbain, le pigeon arriverait péniblement en trois mille sept cent quatre-vingt douzième place : j'ai compté.
Et pourtant ... Huit cent quatre-vingt-sept becs. Mille sept cent soixante-quatorze serres. Une quantité faramineuse d'inconscience et de stupidité à l'état pur, plus encore qu'à l'Élysée.
J'ai levé le bras.
C'est beau à voir, huit cent quatre-vingt-sept paires d'ailes qui se déploient. Huit cent quatre-vingt-sept impulsions nerveuses identiques, simultanées. Voler. On ne voit plus le soleil, un nuage de plumes le cache. Les badauds restent interdits, ne comprennent pas. La nuit tombe, et ces crétins restent. Je suis faible : je souris.
Sans prévenir, à l'unission, leur tête pivote vers le même point. Tous. Puis ils attaquent. Pauvre monsieur à la chemise verte, j'ai peur qu'il vienne de prendre sa dernière photographie : on l'entend crier, maintenant. De moins en moins fort, en fait, pas facile de crier avec des plumes dans la bouche.
Amusant, ça : ce pigeon-ci a un bout d'oeil dans le bec. Il n'y a pas à dire, ils prennent leur travail à coeur : je crois qu'on vient d'entamer le foie. Au bruit, je dirais que monsieur était un peu porté sur la bouteille : je lui évite une cirrhose, tiens. Veinard.
Ça commence à devenir franchement peu ragoûtant, par là-bas. Et les gens, autour, qui continuent à regarder, fascinés, les bouts d'entrailles qui pleuvent. Qui entendent la chair qu'on déchiquette, les tissus qu'on déchire. Bientôt, il ne restera qu'un squelette blanchi, recroquevillé, serrant dans ses phalanges bien propres un appareil photo Sony CyberShot DSC-R1, 10 mégapixels.
Des hurlements commencent à se faire entendre, un peu partout. Il est temps de s'éclipser : s'il y a une chose dont j'ai horreur, c'est bien les foules hystériques traumatisées par des oiseaux, et les coiffeurs.
Trois mille sept cent soixante-troisième, finalement.
Les araignées d'argent au nid truffé de bulles.
Je passe mes journées démotivé, à écouter de la musique, à programmer, à parler. À pleurer sans le faire, avec Mano Solo. À être empli de rage, aussi, avec d'autres. Demain il pleut.
J'aurais voulu ... oui, j'aurais voulu. J'aurais envie d'écrire des choses, des phrases magnifiques, des mots à pleurer. Des vers si beaux qu'ils retourneraient le coeur, des textes sincères et magnifiques. Mais rien ne sort vraiment, je reste dans la grisaille. Gris. J'aimerais me promener à tes côtés, mais je ne sais pas - plus - qui tu es. Rire de tes paroles, de tes sourires. Voir tes yeux.
J'ai besoin de te connaître, et de te parler. Mais je ne sais pas qui tu es. J'ai mal. J'arrive à ne pas trop le ressentir, la plupart du temps. On s'habitue. Non, en fait. Je n'ose même pas utiliser le verbe "aimer", trop galvaudé, trop usé, trop meurtri. J'ai peur de ne dire que des lieux communs, de tomber dans le pathétique. Dans le banal. Déjà écrit, rien d'original. Pas de message.

Pas de message.
Je voudrais pas crever.
Un samedi perdu ...
Les cailloux se cachent pour mourir.
Je n'ai rien fait de grand, et pourtant j'ai vécu. J'ai vu la lune briller dans des nuits sans étoiles, j'ai vu le ciel changer au gré de maintes saisons. J'ai vu le soleil se lever plus de fois qu'aucun être sur terre, j'ai vu des déserts recouverts par les eaux. J'ai vu mourir des hommes et pleurer des enfants.
Je n'ai pas de coeur, pas d'esprit, et pourtant j'ai peur. Je vais mourir. Bientôt, le feu qui m'entoure, les flammes qui crépitent et me lèchent auront dégagé trop de chaleur.
Et là, dans ce brasier, au milieu des rires et des chants, je vis mes derniers instants. J'espère que personne ne me verra crier.
Je suis un loup pour l'homme.
Je me rétablis d'un mouvement souple sur le rebord de la fenêtre, dans l'ombre. J'entends distinctement leurs pas, maintenant, je pourrais presque entendre battre leur coeur. Ils approchent. Je sens leur odeur, je les vois à présent. Un jeune couple. Ils rient, ils discutent. Je saute.
Lui n'a même pas le temps de me voir qu'il est par terre, que mes dents fouillent sa chair. Son cou craque quand je l'achève. Son sang emplit ma bouche. Elle, elle me regarde en tremblant, les yeux écarquillés. La lune se reflète sur ses cheveux, sa peau, ses yeux. Elle est belle. Elle commence à crier. Elle n'aurait pas dû. Je ne dois pas être découvert ici. Je n'ai plus le choix. Elle s'effondre lentement, la gorge tranchée et les yeux emplis de terreur. Dommage.
La nuit touche à son terme, et je n'ai plus faim. Il faut que je rentre.
Personne n'a jamais prouvé l'existence des vampires, des loups-garou, ou des croque-mitaines. Ce qui est amusant, c'est que cela vous rassure : tout ce que ça signifie, en fait, c'est que tous ceux qui nous ont vu ne sont jamais revenus pour le prouver. Vous pouvez dormir tranquilles.
Avant d'entrer chez moi, je m'arrête pour humer l'air. L'odeur du sang qui imprègne mes narines m'empêche de bien tout discerner, mais je sens que quelque chose cloche. Quelque chose d'inhabituel est passé ici, et je ne sais pas quoi. Je sens mes poils se hérisser, je recule prudemment, peu à peu. Ne pas rester au milieu de la ruelle. Danger.
Sans faire de bruit, retenant mon souffle, je m'adosse au mur et je tourne graduellement la tête. C'est à ce moment précis qu'il choisit de me tomber dessus. Je le vois glisser silencieusement dans les airs, comme au ralenti, la cape déployée. Merde, il s'était planqué sur les toits. Je n'ai pas vraiment envie de le laisser finir son joli vol plané, alors je sors mes griffes, bande mes muscles. Et bondis.
L'impact a lieu à environ trois mètres du sol. Un tourbillon de cape, de griffes et de crocs. Il est rapide, très rapide, il esquive mes crocs sans difficulté. Mais moi, je suis une masse de cent vingt kilogrammes de muscle, je suis en colère, et j'ai récupéré des forces tout à l'heure. Il ne pare pas tous mes coups. Pas celui-ci. Je l'envoie voler contre l'angle du mur avec un bruit sourd, et atterris avec grâce, avant de lui bondir à la gorge. Il parvient presque à bloquer ma mâchoire. Presque. Je le regarde mourir avec joie.
Ah, non, il n'est pas mort. Bordel, je déteste les vampires. Il va falloir que je lui coupe la tête, et je vais encore m'en mettre partout.
Ce n'est pas toujours facile d'être un loup-garou, vous savez. Enfin, lycanthrope. D'abord, il y a le problème du besoin irrépressible de sauter sur les gens pour les réduire en pièces, chaque fois que la lune paraît. C'est un léger handicap, socialement parlant. Manger ses petites amies, tout ça, je veux dire.
Non, le véritable problème, c'est que chaque nuit, je reviens avec des habits en lambeaux. Je crois que je suis l'être ayant le plus gros budget chemises annuel du monde.
Heureusement que j'ai des repas gratuits, pour compenser.
D'accord, c'était très drôle. Elle est où, la caméra ?
Quand vous avez passé le quart de votre week-end aux urgences, que votre jambe vous élance et que votre chaussure sent bon le petit déjeuner de Dracula, on pourrait croire qu'il est difficile de tomber plus bas.
Grave erreur.
Pour s'enfoncer avec joie encore plus profondément dans les abysses insondables du bonheur perpétuel, il suffit d'une soeur. Non pas deux soeurs, ni une soeur armée d'un épluche-patates et d'un missile sol-air, non, je dis bien une soeur. Qui rentre en Bretagne en emportant au passage votre seule et unique clé de chez vous.
Je n'invente rien.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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