Je suis libre o/
La semaine est finie, les devoirs que je craignais sont passés. Désormais, le deuxième trimestre est quasiment bouclé, je n'ai plus de mouron à me faire (d'ailleurs, je suis quatrième en maths, je vais égorger un poulet pour fêter ça.
Bien sûr, il ya les guerres d'Irlande et les peuplades sans musique ... Passons, c'est encore un effet des amphétamines. Toujours est-il que je suis libre o/ : maintenant commencent les vacances, ou presque (en effet, pour l'orientation, tout est joué, ou peu s'en faut). J'ai fait ce que j'ai pu, advienne que pourra, tout ça.
Et le mieux, c'est que côté coeur ... ah, non, je suis libre là aussi, tiens. Merde.
De battre son coeur s'est arrêté ...
... dans un gros magma rougeâtre, je suppose. Quelle idée, aussi, de se suicider en sautant devant un train ! Et quelle idée de le faire à dix mètres de la gare de la Baule, devant mon train !
Deux heures de retard à cause de ce petit "accident de personne" (sic), dans un TGV obscur (la lumière étant coupée pour ne pas épuiser les batteries). Deux heures de sommeil en moins, le tout sans aucune indemnisation, parce qu'un pauvre hère a décidé que, finalement, il ne supportait plus son train-train quotidien.
Je suis frais, ce matin. Et j'ai cours.
[Samoth] Intégration d'un moteur physique.
Samoth is a RPG project, started in 2004, whose aim is to become a videogame like we've craved for : crazy, funny, pleasant to play, and full of subliminal messages enticing people to send us their money. All that in a medieval-fantasy universe, and as flexible as possible.
En clair : envoyez-nous des filles toutes nutes. En un peu moins clair : Samoth est le nom d'un projet de jeu vidéo qui serait aux RPG ce que Day of The Tentacle était aux Point&Click.
Ca a démarré en 2004, vers mai. J'étais en seconde, jeune et naïf, mais, déjà, mon cerveau subissait l'influence pernicieuse de Terry Pratchett, de Douglas Adams et d'autres jeans. Alors que j'écoutais les zozios chanter, insouciants qu'ils étaient de la présence sournoise de Conikafik qui se faufilait derrière eux, l'inspiration a jailli dans tous mon petit être.
Enfin, bref, j'ai écrit un bout de texte, pompeusement nommé "scénario", et je l'ai fait lire à des potes.
Environ un an plus tard, le scénario s'était considérablement étoffé, le background aussi, tout ça. Mais après tout, il manquait le plus amusant : le jeu. Depuis, petit à petit, on - je ne suis plus tout seul, nous sommes au moins, oh, six ou sept à travailler sur le projet, de manière plus ou moins occasionnelle ou discrète - Samoth progresse. Lentement, certes, mais je conserve l'espoir de le voir jouable avant Duke Nukem Forever.
Je ne vais pas trop m'étendre dessus, sachez que si vous voulez plus d'informations, il existe un site web qui en parle, même qu'il est en anglais, du moins en bonne partie. L'adresse est à droite, dans le petit cadre, et même ici pour les aveugles.
Le but de ce présent article est de signaler qu'une version anté-pré-proto-alpha est disponible, quelque part. Il s'agit d'un embryon de bidule, où vous aurez la joie de modifier les options d'un jeu inexistant, de faire joujou de manière limitée avec un inventaire, et de vous déplacer sur une minuscule scène en faisant tomber des cubes et une boule. Oui, je sais.
Vu que la machine qui m'a servi de plateforme de compilation est poussive, n'est pas mienne, et a un certain nombre de problèmes, il est possible que le programme plante directement vous le lancez. En général (je suis à peu près sûr que ce n'est pas un problème de code, mais de DLL), il suffit de réessayer plusieurs fois, ou de le lancer en "Compatibilité Windows 95" (sic).
Sinon, l'orientation se fait à la souris, le déplacement avec les flèches, T change la vue (Vue FPS/VueTPS toute moche) et PGUP permet de sauter (en l'air).
Trêve de logorrhée, voici le programme en question.
Un ours, bordel. Un putain d'ours !
A quelle famille d'animaux appartiennent le kodiak et le baribal ?
Perdu. Bon, je passe le dimanche 12 mars sur France Inter, j'ai gagné deux dictionnaires, une radio et un t-shirt.
Pourquoi ça fait toujours aussi mal ?
J'ai passé la journée dans sa classe, j'ai assisté aux cours avec elle. Le midi, j'ai été manger avec elle. Elle m'a raconté ce qu'il y avait de nouveau, je l'ai écoutée. Je l'ai regardée jouer de la flûte, s'entraîner avec des amies à elle. Elle n'a pas changé. Moi non plus.
Je suis en train d'écouter des musiques belles et tristes, à la fois mélancolique et heureux. Pourtant, ça fait un an. Rien n'a changé. J'ai envie de sourire et de pleurer, et je ne sais pas quoi faire.
Au temps pour Bacon ...
... samedi, ce sera pas philo.
Je vais du coup devoir, cette semaine, faire un tour sur leur serveur d'entraînement. M'est avis que la sélection, à côté de l'épreuve elle-même, c'était pas le plus dur. N'empêche que o/, d'abord.
Ah, et ma soeur est championne de France de bridge, aussi. La blonde.
Moi et les trucs qui glissent.
À la base, c'était pas une idée de moi, mais du mangeur de carpaccio (carpaccii ?) cuits. Y avait un jean de ma classe qui allait au çkhy avec ses parents, et on s'est gentiment joints à lui, à trois - enfin, presque : on a loué l'appartement d'à côté.
Première découverte : Pikachu est maniaque du rangement et claustrophobe. Il a enlevé toutes les portes (ou presque) de l'appartement, et les a bazardée sur le balcon.
Deuxième découverte : le çkhy, au bout de six ans, ça ne revient pas comme ça. Pour commencer, ils m'ont placé sur une jolie bleue, et sont partis joyeusement m'attendre en bas. J'ai un tantinet paniqué, et, dans la foulée, à pleine vitesse, j'ai découvert comment tourner. Ç'aurait été dommage de s'en priver, il y avait un bout de piste noire, à côté de la bleue.
J'étais pas fier.
Ensuite, ça s'est un peu amélioré : armé de la sublime technique dite de la mémé qui traverse la piste de long en large, j'ai réappris à faire des pistes bleues, aidé en cela par les parents du nami nommé Adrien. Et puis, juste au moment où je commençais à me sentir à l'aise, v'la-t-y pas qu'on m'emmène sur une rouge. Une jolie rouge, avec de la terre, de l'herbe, du verglas et une pente raide. Première chute.
Ce ne sera pas la dernière : ils m'ont aussi fait tester d'autres rouges - je le savais bien, que le panneau "Attention : piste verglacée, réservée aux bons skieurs" n'était pas un encouragement, dont une très gentille avec plus de bosses que Conikafik n'a de photographies d'oisillons dénudés. Aussi deux ou trois noires. Au final, le clou, c'est quand même quand j'ai réussi à me perdre, en prenant le mauvais embranchement, et que j'ai attendu une heure et demie devant un télésiège. Merci à Pikachu, sans qui cela n'aurait pas été possible : tout seul, je n'aurais jamais pensé à demander à quelqu'un de jouer au wallbreaker pour vider la batterie de mon portable.
Dit comme ça, ça a l'air d'être affreux, mais au final, c'était plutôt 'chement bien. Il y avait pas mal de verglas, certes, mais on était entre potes, les parents et la soeur d'Adrien étaient très sympas, et on a descendu pas mal de bonnes pistes. En plus, lesdits parents avaient un Mac et un vidéoprojecteur, et moi, j'avais des DVD. Les soirées n'étaient pas trop affreuses, et ils nous ont même invités au restaurant (par contre, Les Bronzés 3, c'est nul).
N'empêche que je suis pauvre, encore plus, maintenant. C'est cher, ce truc.
Youpi !
Je pars au ski me casser une jambe, voire deux. Si je vois le yéti, je lui dis "plop" de votre part.
Stairway to Heaven
Alors, pour quelques heures, tout disparaissait, s'évanouissait. Une fois sur scène, plus de peurs ni de doutes. Une fois sur scène, il était invulnérable, il était Dieu ; une fois sur scène, il était vivant.
Entre les concerts, il n'était qu'une ombre, une épave ; il passait ses journées à attendre, fébrile et anxieux, la date suivante, le prochain soir. Ce soir, enfin. Ce soir.
Sans un mot, il décrocha sa guitare, passa la porte. Comme dans un rêve, il monta les marches, sous les cris du public. Tous ces gens, là pour lui. Il prit le micro, prononça quelques paroles, noyées par les ovations de la foule. Les mots n'avaient aucune importance, seule comptait la musique. Il prit sa guitare, pinça une corde, et il la sentit. Comme chaque fois. Elle vint comme une amie, comme un souvenir ; tout à coup, elle était là, emplissant ses veines, exacerbant ses sens. Il sentait son coeur battre au rythme des basses, ses doigts bouger tout seuls, sa voix se déverser dans la salle. Il sentait le public bouger, les étoiles trembler comme des explosions dans le ciel. Plus que tout, il se sentait fort ; la guitare entre les mains, rien ne pouvait plus l'atteindre : il était de l'énergie pure, du TNT, survolté, transfiguré.
Et tout à coup, une fausse note, comme un accord de batterie hors de propos. Et la douleur, aussitôt, dans sa poitrine. Du sang qui coule, partout, sur sa chemise, sur ses mains qui continuent à jouer, encore. La douleur, et le froid qui se répand. Dans un dernier effort, il plaqua sur les cordes de la dernière accord, la note finale. Puis, devant ses yeux, toutes les couleurs virèrent au noir. Il tomba dans la foule qui l'adulait, et qui acclamait sa mort.
Juste avant que le froid ne l'emporte, il leva les yeux vers le ciel. Un escalier semblait l'attendre.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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