Princeton, baby !

posté le 22 octobre 2010 à 15:14

Princeton University
Office of International Programs
36 University Place, Suite 350 Princeton,
NJ 08544 (609)258-5524

October 20, 2010

Dear Clément,

I am pleased to confirm your admission to Princeton University as a visiting exchange student for the spring semester of 2011. We very much look forward to your arrival on campus and to working with you to make your time at Princeton as rewarding as possible.

You will be expected to take a normal load of four courses for the semester, one of which will be your research project, listed as Senior Independent Work. You may finalize your schedule of courses once you arrive on campus. Please take some time to review the courses on offer by consulting the Undergraduate Announcement for 2010-2011 at: http://www.princeton.edu/ua/departmentsprograms/. The information is listed by department; scroll down to the “courses” heading to see course descriptions and the semester in which they will be offered. Closer to the spring semester you will also be able to search through the Registrar’s Course Offerings website, which will give more detail on the courses: http://registrar.princeton.edu/course-offerings/.

[...]

While at Princeton you will have the status of senior, or fourth-year student. [...] Tuition expenses will be covered through the Exchange Agreement between Princeton University and École Centrale.


Écriture à contrainte

posté le 18 octobre 2010 à 11:15

L'un de mes meilleurs cours, cette année, est mon cours d'anglais : "English Literature". On étudie Macbeth, on apprend des insultes du temps de Shakespeare. Et on a des devoirs : par exemple, écrire 5 pentamètres iambiques, ou bien, d'une liste de 26 termes tirés de la pièce, en choisir dix, et écrire une short novel d'environ 300 mots.

Voici le résultat :

 

He had just finished Hunting the Snark, a book he had long been willing to read. Laying in the grass, still lost in his thoughts while a nice smell of fried bacon and scrambled eggs was slowly spreading from the kitchen's house, he noticed a small lizard, climbing his sleeve in a desperate attempt to find a better place to live.


At that point precisely, he realized how dull his own existence was. He woke up in the morning, went to school, waited for the bell, came back home. He had never experienced anything weird or exciting, never fought a wolf nor "danced with a painted devil in the moonlight" (this last thought might seem less strange if you knew he had watched, the previous evening, Batman, by Tim Burton - and was still, unconsciously, obsessed with Jack Nicholson's acting as Joker, and had been drawing a small bat on every single sheet of his school's handbooks. But that's not the point). Suddenly, he suprised himself to long for something strange to happen. "I would give $10000 to have a dragon, instead of this lizard".


Yes, he had that precise thought. He shouldn't have. He might as well have been shouting "Beetlejuice" thrice : everything went still in the garden. A cold wind began to blow, along with a strange, distant sound of ... a drum ? A crow, from the tree above him, made a profund, raucious and rather frightening sound. The sky darkened. And his sleeve went heavy.
Heavier, and heavier.
And heavier.
And quite cold.


He didn't dare to look. He didn't dare to turn his head. It was just when the thing had become so huge he couldn't ignore it anymore that his brain accepted to admit somthing was going on. There was an enormous, glittering, scale-covered ... thing, near him, next to him. The drum had become louder, and the wind was no longer the wind ; it was, now, coming from the dragon's mouth, an icy breath which could have frozen dreams and made the sun stop burning. It gave him goosebumps - his stomach shrank, rumbled, and then, after a while, decided it would be better for everyone to go unnoticed.
Thomas looked into two big, yellow eyes, emptier than eternity, older than void.

 

Later, when his mother called, as the eggs and bacon were ready, no one answered. For the Dragon was a Boojum, you see.


Jean-Michel Biasquiat : The Radiant Child

posté le 14 octobre 2010 à 09:05

Je ne connaissais pas du tout Jean-Michel Basquiat. Pas son oeuvre, pas son nom - j'avais, peut-être, croisé l'un de ses toiles au détour d'un regard, mais rien de plus. Aussi, quand une amie m'a proposé d'aller voir Jean-Michel Biasquiat : The Radiant Child, un documentaire, au cinéma, j'avais pas mal d'appréhension. Mais bon, c'était une amie, vous savez ce que c'est.

Première impression : rien à voir avec d'autres biopics, telles que Walk the line, Gainbourg : Vie héroïque ou Un homme d'exception (oui, les biopics ont le vent en poupe) : là, pas d'acteurs, pas de séquence vidéo qui ne soit tirée d'archives ou une entrevue avec l'un des amis du défunt. Si l'on découvre "John", c'est à travers ce qu'il a été, ce que ses proches nous dévoilent, ses œuvres. A travers un magnifique montage de photographies, de vidéos d'époque et de confessions d'aujourd'hui, soutenu par une musique très forte, omniprésente et sans cesse différente, adaptée à ce qu'elle soutient et accompagne. Boléro de Ravel, jazz, be-pop s'entrelacent autour du sourire de Jean-Michel, des dessins de Jean-Michel, de la vie de Jean-Michel.


Vie qui se déroule devant noue, comme un écheveau lâché par une Parque négligente : une pelote de laine sans pareille, une vie incroyable. C'est fort, très fort, percutant ; c'est triste, aussi. Mort à 27 ans, célébrissime à 21, enfant prodige, Jean-Michel Basquiat est peint à travers ce qu'il a peint. Et le film est à l'image de son œuvre : éclaté, une galaxie d'éléments qui se répondent, une constellation de fragments aux couleurs chatoyantes qui, mis bout à bout, forment une unité immense et poignante.

This is a song for the genius child.
Sing it softly, for the song is wild.
Sing it softly as ever you can
Lest the song get out of hand.
Nobody loves a genius child.

(Langston Hughes)

Alors, oui, oubliez vos appréhensions. Allez voir ce film.


Vegas, Baby !

posté le 17 septembre 2010 à 08:45

« J'ai eu vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. »
Paul Nizan

La citation, c'est uniquement pour donner une vague teinte culturelle à ce billet. Parce qu'en vérité, je vous le dis : j'ai encore vieilli.


Si l'on enfermait un singe dans une boîte totalement hermétique avec une machine à écrire radioactive, est-ce qu'il composerait l'intégrale des oeuvres de Shakespeare avant d'être à moitié mort ?

posté le 21 juillet 2010 à 10:51

J'ai les  souvenirs en lambeauxSmoke
des miettes d'avant toutes picorées
- pour un petit poucet idiot
c'est froid dans la nuit la forêt
de l'air, du vent, des animaux

Dites, les amis, comment on fait
quand le passé fausse compagnie
on tend ses mains
on le saisit
de l'air, du vent, des mots - mes mots

Et puis alors tout disparaît
maman, tout a disparu
c'que je savais, c'que j'aurais su
si ma mémoire était restée
c'est comme du sable entre les doigts
y en a y en a tiens y en a plus

J'ai fait plein d'trucs (du moins je crois)
j'ai ri j'ai pleuré j'ai mordu
oh j'ai eu tant et tant et tant
ah oui mais là j'ai tout perdu
mes airs d'avant, les mots les mots

Et puis alors tout disparaît
et me voilà désemparé
désert devant, des mots des mots
des mots des mots
qu'est-ce que j'disais ?

tags : chanson, mémoire

Au pays de la poudre blanche.

posté le 20 juillet 2010 à 09:55

Bien dormi, ce week-end, moi. Réveil pour prendre le train à 7h25 samedi, arrivée au Pouliguen à 10h54, repas un chouïa arrosé avec parents, amis et soleil.

L'après-midi, Terres-Blanches. On manque Eiffel (bof), on nous annonce qu'une fois rentrés dans le festival, on ne peut plus sortir, on nous annonce le contraire - trop tard - on écoute Izia, voit Izia, regarde Izia ; on écoute Amy McDonald, pas trop de saveur le MacDonald. Et puis Olivia Ruiz, Olivia Ruiz, Olivia Ruiz. Wow.

Olivia Ruiz Izia

Le lendemain, Revolver - loupé, retardés par la plage. Hugues Aufray - loupé, enfin c'est lui qui a loupé son concert, pas nous. Johnny Clegg  ("c'est qui, lui ? Eh, c'est super !") ! Et puis, Charlie Winston ! Et puis, les Babyshambles !  Pete Doherty qui tient debout !

Et puis le soleil, et puis le reste, et puis tout ça. J'ai des coups de soleil marrants.

Public (dont 4 de mes amis)

Deux parisiens sont sur cette photo. Saurez-vous les retrouver ?

Les films à voir par fatigue, pluie ou douleurs capillaires

posté le 15 juillet 2010 à 17:49

Kevin Smith est un Américain de quarante ans, qui fait absolument plein de trucs - la preuve, c'est sur Wikipedia. Et en particulier, il est réalisateur. Il tourne des films.
Les films en question sont très souvent vulgaires, stupides, bourrés d'insultes et de mots à transformer une bonne soeur folle de rage.Ils sont aussi, mais il ne s'agit que de mon opinion, complètement incontournables. D'ailleurs, un magasin de location de DVD vers Jussieu est nommé d'après l'un de ses films, et ça, ça veut dire quelque chose.

Bien entendu, je ne les ai pas tous vus, j'ai essayé de sortir de ma cave de temps en temps. Mais je vous conseille vivement les quelques-uns que j'ai eus le plaisir de voir - la plupart au moins deux fois - vautré dans mon lit en riant comme une larve sous LSD.

  • Clerks
    • Deux ratés tiennent une épicerie. C'est une de leurs journées.
  • Mallrats
    • Deux autres ratés viennent de se faire larguer, et vont dans un centre commercial pour essayer de se distraire.
  • Chasing Amy
    • Un homme tombe amoureux d'une lesbienne. Une vraie histoire d'amour, un peu compliquée quand même.
  • Dogma
    • Deux anges déchus (Ben Affleck et Matt Damon) veulent profiter d'une faille dans le dogme chrétien pour retourner au Paradis. Bon, le seul problème, c'est que ça provoquerait la destruction de l'univers.
  • Jay and Silent Bob Strike Back
    • Dans tous les autres films, deux personnages apparaissaient : Jay et Silent Bob, deux junkies obsédés. Ici, ce sont les héros.
  • Clerks II
    • Les deux mêmes que dans le premier, mais dix ans plus tard, et dans un fast-food.

 

Jay ² Silent Bob

Ls résumés ne donnent probablement pas envie - aucun résumé ne pourrait rendre justice à ce type de films. Déjà, parce que tout le monde ne les aimera pas, ils sont assez ... spécifiques, du point de vue de l'humour, disons. Et aussi parce que le scénario est soit complètement improbable et part dans tous les sens (vol d'orang-outan, massacre d'un conseil d'administration, disciple noir qui tombe du ciel ...), soit repose sur des clins d'oeil ou détails qui s'emboîtent pour former un ensemble à la fois incongru et cohérent. En général, il y a des imbéciles, des situations touchantes (un peu), de l'humour, Jay, et Silent Bob.

Enfin, essayez, vous verrez bien.

 

PS : la prochaine fois, je ferai peut-être aussi l'apologie d'Harold & Kumar.

tags : films, kevin smith

as she waits

posté le 28 juin 2010 à 09:48

Girl standing in the rain

don't be alone
oh, please don't be
beautiful girls
aren't on their own

reality
does not allow
people like you
to have sorrow

there's no pity
for those your kind
if unhappy
people will mind

so,
don't be alone
you're not meant to
and if you're sad
- just tell no one.


Vêtu.

posté le 16 juin 2010 à 00:31

Ma vie est tissée de regrets
    - aucun ne me tient chaud
L'habit résultant est très laid
Disgracieux
Ridicule
Faux.


Une année de plus !

posté le 15 juin 2010 à 14:08

L'année scolaire se termine ... je n'en ferai pas un bilan complet, ce serait fastidieux. De cette première année à Centrale Paris, voici les impressions marquantes :

- en école, eh bien on travaille. Relativement. Disons que pour juste valider les matières, c'est complètement inutile ; pour avoir des notes correctes (dans l'optique d'un double diplôme à l'étranger, ou juste par fierté), c'est un chouïa moins superflu. Pas du tout de la même façon qu'en prépa, quand même : ici, tout ce qu'il suffit de faire, c'est lire le cours, en gros. Mais je ne me suis pas tapé trois ans de maths intensives pour oublier ce qu'est un espace vectoriel, bordel.

- le temps, ça n'arrive qu'aux autres. Je pensais avoir le temps de lire énormément (la Recherche, pour commencer, puis les trente livres en attente accumulés sur mes étagères), d'aller au cinéma en permanence, d'accomplir tout ce que j'avais rêvé de faire pendant trois ans. Eh bien non. Je dois être un imbécile fini, mais entre les associations (j'en fréquente, disons, pas mal), les petits boulots (il y a des gens à l'ESTACA qui paient pour que d'autres fassent leurs projets d'info !?), les cours donnés, les cours (tout court) et les amis, je passe mon temps à en manquer. Je m'ennuierais peut-êre, sinon.

- le sommeil, c'est un mythe. Conséquence du point précédent, peut-être. J'ai des cernes aussi grands qu'une tomate transgénique.

- les cours à Centrale, c'est de la merde. Enfin, pas tous. Enfin, presque tous. Enfin, peut-être seulement en première année. Le niveau des cours, les polycopiés, les professeurs. Il y en a, quoi - un quart à sauver ?

- y en a des bien. Des gens. Y en a des pas bien aussi, évidemment, et beaucoup. Mais heureusement, pas tous.

- Châtenay-Malabry, c'est loin. 45 minutes de trajet (si le RER B le veut bien), ça n'a l'air de rien, mais quand il faut planifier pour aller au cinéma ou sortir le soir, c'est très vite assommant. Paris, Paris, Paris.

Oh, et je vais essayer de partir un semestre aux États-Unis l'année prochaine, en stage laboratoire dans une université. Et sinon, je viens de valider ma licence de mathématiques à Jussieu (l'année dernière, je n'avais que le premier semestre, ne m'étant pas présenté aux examens du second pour raison de concours). The Graduate.

tags : vie

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Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.

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