La blague du jour
Evangile selon Saint-Jean, 13 :
13.3 Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu,
13.4 se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit
Jésus : un esprit saint dans un corps ceint.
La vérité, c'est très surfait
C'est dans ta tête, zombie
C'est dans ta tête, et alors
Après tout, dis-moi donc
Dans ta tête ou ailleurs
Oui, dedans ou dehors
Quelle importance ?Oui, que ce soit moi qui aie tort
Ou bien le monde dans l'erreur
Que tout soit faux, que tout soit leurre
Ou bien l'oeuvre de ma folie
La différence ?Et si je suis heureux ainsi
Et si cette vie me convient
Un monde à part où je vais bien
- Un joli rêve en quelque sorte
Que vous importe ?
Le pire, c'est de chercher quelqu'un à blâmer, et de ne trouver que soi.
« Pourquoi tombons-nous ? Pour mieux nous relever. » C'est beau, la philosophie-Batman : une réplique profonde et le héros se relève, les mâchoires serrées et l'esprit en métal trempé, il a compris - la volonté ne le quittera plus, tout lui est clair désormais.Car il le sait, désormais : l'homme est faible et le destin traître : les déceptions ne manquent pas, les coups dans le dos, sournois, inattendus, l'échec qui vient déguisé en victoire : c'est notre lot, c'est inéluctable. La leçon est de ne pas se laisser abattre, c'est ça ? Ne pas avoir peur de faillir, de tenter même si l'on rate, de tenter à nouveau.
Et à l'inévitable question qui vient, alors, qu'est-ce qu'il faut répondre ? A celui qui en a pris plein la gueule, qui lui ne s'est relevé que pour mieux tomber, encore et encore, et qui demande « pourquoi » ?
Parce qu'à la fin, tout s'arrange ? Il doit bien y avoir une justice, non ? Un « arrière-monde » où les justes sont récompensés, où les pauvres peuvent enfin ne plus se faire marcher dessus, et où même les bébés phoques vivent heureux ? Non ? Une remise des prix après la représentation ?
Ou alors, peut-être que l'on ne perçoit tout simplement pas le tableau dans son ensemble, et qu'il y a un sens profond, plus profond, à tout ce qui arrive ? Une raison à tout cela ? En regardant bien, sous le bon angle, la fille au fond du verre est toute nue, et le monde est beau ?
Allez, dites-le maintenant. C'est ça ?
Parce que sinon, ce n'est pas très amusant, vous savez. Sinon, sans la récompense promise, sans l'espoir de comprendre un jour pourquoi et de s'écrier, enfin, que « bien sûr ! », il nous reste quoi, exactement ?
Il faudrait agir comme des grands parce que c'est ce qui se fait ? Il faudrait rentrer sa tête dans les épaules et encaisser en silence, parce que les hommes, ça ne pleure pas. Et quand le destin nous file un coup en vache, il faut juste sourire puisque tout le monde regarde ?
Ou alors, se rendre compte qu'il n'y a que ça. Qu'il n'y a pas de sens à chercher, pas de grand message en lettres de feu dans le grand livre des étoiles. Que la vie, c'est un joli merdier, mais qu'on est tous dans le même bain ; et que si l'on renonce à chercher le réconfort quelque part, le réconfort d'un dieu-père ou d'un monde-en-mieux, alors, eh bien, il n'y a plus qu'à regarder les choses en face. Les choses qui arrivent et qui font mal sans raison, sans motif. Les choses qui se produisent et qui rendent heureux, sans raison non plus – mais là, on n'en cherche pas, ce n'est que lorsque tout va mal qu'on maudit le ciel. Le hasard, l'insoutenable contingence de la vie.
Tout est accidentel.
C'est quand même vachement drôle.
Bienvenue chez les fous !
Je suis tonton : une petite fille, Margot, est née jeudi soir, vers dix heures. Elle n'aura pas d'oncle polytechnicien, mais ça ne devrait pas représenter un trop gros handicap dans sa vie.
Reste plus qu'à ce qu'ils m'envoient des photos, ces égoîstes de nouveaux parents comblés !
Niveaux
Niveau résultats, je suis admissible aux Mines assez confortablement, et probablement à Centrale Paris également, avec une marge aussi. Il me reste à stresser pour Polytechnique, les admissibilités tombent vendredi soir.
Niveau appartement, une fois aseptisé, le parquet commence à gondoler, la porte a gonflé et est devenue très difficile à ouvrir, et l'alimentation de mon ordinateur a pris l'eau et le large.
Niveau travail à fournir, il me faut revoir l'intégralité de mon cours de physique, faire de l'arithmétique, un peu de géométrie, tout en continuant l'analyse et l'algèbre ; cela, ainsi que la chimie et les résumés/synthèses thématiques d'anglais à parcourir, pour lundi évidemment.
Niveau sport, je saurai vendredi s'il m'est nécessaire de savoir nager le cinquante mètres en moins de quarante secondes.
Un peu de scatophilie, suite
Après avoir alerté concierge et syndic assez de fois pour les rendre sourds, ça recommence, la composante marron en moins : juste une inondation toilettesque. Et juste au bon moment, en plus.
Avorté
Souvent la lâcheté ressemble à la bravoure :
J'ai toujours été couard, on m'a dit courageux.
Là, j'ai reposé la plume. Enfin, la plume : le stylo, plutôt - je n'ai jamais eu de plume, excepté peut-être dans des endroits où je n'ai pas été vérifier. Deux vers, donc, et un manque total d'inspiration : ces deux vers, je les ai à peine écrits qu'ils semblent me cracher au visage ; et pour plusieurs raisons, en plus. D'abord, il y a "je" dedans, encore et toujours lui. Pas moyen d'écrire quelque chose sans qu'il ne vienne se glisser dedans, comme si je ne pouvais m'exprimer sans dessiner mon nombril. D'ailleurs, je suis vraiment indécrottable, je viens de recommencer.
Ensuite, c'est péremptoire. "Souvent, la lâcheté ressemble à la bravoure" : eh oui, après avoir bourlingué longtemps, après avoir arpenté le monde, vu les horizons lointains, combattu dans maints conflits, vu trahir des amis, affronté l'adversité ; après avoir respiré toutes les fleurs, et essayé les vespasiennes de tous les pays du globe, je reviens, donc, et je donne mon avis. Car pendant mes longues années d'existence passées à peu près protégé de tout, j'ai acquis une telle expérience de la vie que maintenant, je ne fais pas des vers, mais des sentences. La classe.
Si j'ai tremblé souvent, ce n'était pas de froid
Si je suis resté ferme, c'est que je n'osais fuir
Encore mieux, c'est encore pire - parce que ces deux-là, je me suis forcé à les trouver. A la limite (mais à la limite seulement), les deux premiers, ils étaient plus ou moins spontanés : mais là, c'est devenu du vice. Pompeux, certes, et totalement creux par sucroît. Sans oublier que pour trouver des rimes à ces quatres vers, je vais devoir pondre encore plus artificiel. D'ailleurs, je crois que je vais arrêter, même l'autocritique ne sent pas bon.
Words, words, words
Trouvées, posées par terre, ce matin en rentrant
Quelques lettres, c'est tout, et pas même une adresse
Ta main s'est égarée, sans doute, en griffonnant
Mais comment le comprendre, ce mot que tu me laisses ?
Ce lien, fragile lien, est tout ce qui me reste
C'est fou comme on regrette ce qu'on a laissé fuir
J'ai trop peu écoutée ce que tu as pu dire
T'ai trop peu écouté pour comprendre ton geste.
Tu as fermé la porte, et emporté jusqu'à
L'idée de ta présence qui imprégnait les lieux
Maintenant, tout est vide, et maintenant je bois
Pour oublier ta bouche et oublier tes yeux.
Tout ça, c'est bien joli, je sais, mais soyons franc
Je pourrais aussi bien pisser dans un violon
Soit, ça ne mène à rien, mais c'est bien plus marrant -
À parler à mon mur, je me sens un peu con.
Ah, c'est l'année de l'astronomie ?
Les mines sont passées, le parc floral sentait bon les feuilles de composition et tout semblait beau à l'ombre des jeunes fleurs en fille. Centrale aussi, et avec lui les caleçons les plus chers de l'histoire de l'humanité, tout ça pour s'enterrer dans un champ et souffrir.
Sinon, le Pont des Arts va bien, merci. Et puis, j'ai des rouflaquettes.
Et maintenant, un peu de scatophilie !
Suite à une remarque de M. Zoup, je vais essayer de me dépouiller de tout cet "élitisme puant" qui, hélas, me caractérise. Mais comment ? J'y ai beaucoup réfléchi, tourné le problème dans tous les sens.
Je vais parler de caca.
Alors tu vois, le caca, c'est ce qui envahit ta salle de bains quand tu habites un immeuble de vingt-neuf étages et que tu es au premier, et que par malchance il ya un léger problème au niveau de la colonne F. "Un léger problème," ça veut dire que le monsieur qui a la diarrhée au 28e, il te montre exactement ce qu'il a mangé, c'est à côté de ta douche.
J'aurais bien posté des photos, mais ça ne vaut peut-être pas le coup.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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