[06/04] The US are far (Retour)

posté le 04 June 2011 à 18:13

Bonjour Paris - me revoici
Je n'avais pas vêtu tes briques
Depuis longtemps : dix ans, un mois ?
Mais tu n'as pas changé, je vois

J'ai dit adieu à l'Amérique
Adieu, au revoir, pourquoi pas ?
C'est triste, un samedi, Roissy
Triste et irréel à la fois

Vois, j'enfile ma vieille peau
Reprends mes yeux, mes mots, ma voix
Et la nostalgie dans mes os
- Dans mes jeunes os de vieux con
        Dans mes vieux os de si jeune homme
Ne (tu le sais)
        Durera pas
       
Tes rues m'ont tant manqué là-bas
Quand je croquais la grosse pomme
On s'en va, mais on n'oublie pas
Tes rues, et puis eux, et puis toi

Je reviens, oui, mais sans regrets
(Oh, les regrets sont flous déjà)
Laissés à l'arrière, au guichet
Si loin, là où l'on n'est pas
Effacés

Je suis revenu, je suis là
(On n'est qu'en un lieu à la fois)
Mes yeux, mêmes mots, même voix
Eh, je n'ai pas changé, voyez !


[05/24] Washington is close

posté le 24 May 2011 à 20:54

Après la fin du semestre, et avant les Reunions (tout les anciens élèves - alumni- reviennent à Princeton, tout le monde boit, fait la fête, le tout avec la bénédiction de l'université qui érige tentes et barrières un peu partout puisque le New Jersey interdit la consommation d'alcool dans les espaces ouverts), j'avais une semaine : la dead week, entre examens et beuverie.

Avec une autre élève de Centrale, on vient de passer 3 jours à Boston : la cité est très agréable, la météo est affreuse. Et la politique de l'État quant à l'alcool est ridicule : très stricte, et la carte d'identité française n'est pas reconnue - seulement passeport. Bien sûr, j'adore trimbaler mon passeport sur moi quand je vais dans des bars et des fêtes, et que je dois prendre l'avion deux semaines plus tard pour revenir en France. Harvard est très joli, un chouïa trop sobre peut-être (architecturalement parlant), MIT a un campus très gris et déprimant sous la pluie. Le reste de Boston est un mélange entre Londres et New York tronqué en hauteur, avec de fausses églises et bâtiments (simili-moyen âge, en toc).

Et le YMCA a un gymnase, et un sauna ! Hurray.

Dans une heure, on part pour Washington ("DC"), pour deux jours, avant le retour à Princeton. Quelle vie.

tags : diary, princeton

[05/14] The end is near

posté le 14 May 2011 à 17:32

Cartoon

Fin de semestre, oui : je n'ai plus d'examens*, juste un rapport  de projet (quasiment fini) à rendre, et deux semaines de vacances entre New-York, Boston, Washington et Princeton (où la grande fête/orgie des alumni est censée se dérouler fin mai).

Hier, avec l'autre Française et une élève de Princeton, excursion de 8 heures au fin fond du New-Jersey (Princeton, Princeton Junction. Princeton Junction, Secaucus. Secaucus, Bay Street. Deux heures aller, deux heures retour, quatre heures dans une « petite cité de caractère­ ») pour voir un concert.

Beirut !

Bon, la première partie (une obscure chanteuse solo accompagnée d'une guitare électrique, qui a tenté obstinément, durant une grosse demi-heure, de prouver qu'elle pouvait crier très fort et très rauque et effectuer  sans raison d'abrupts changements de registres vocaux) était au mieux dispensable, mais lupanar**, Beirut valait le (grand) détour ! Dans un théâtre en plâtre imitation Comédie-Française, deux trompettes, un ukulélé, un piano, une batterie, des guitares ... wow. Je ne m'attendais pas à ça. Ils sont au moins aussi bons en live qu'en album ! Et puis, la première partie, on pouvait la passer à se moquer des hipsters dans la salle.

Mon seul regret, c'est que vu mon état de fatigue, j'avais parfois quelques difficultés à garder les yeux ouverts. Oh, et aussi de ne pas avoir compris pourquoi il y avait des réservoirs à bonbons dans les toilettes des hommes.

* Un examen à faire à la maison en 48 heures, avec interdiction de se faire aider ou de regarer autre chose que les documents du cours,  et sur lequel vous devez jurer ne pas avoir triché, c'est ... pénible. « Eh, les gars, ça vous dit de stresser et de ne pas dormir pendant deux jours ? »
Il m'a fallu 36 heures (dont 7 de sommeil), 10 litres de Coca Zero et 6 cafés. Et quelques incursions sur wordreference.com pour comprendre le sujet.

** Bordel.


[05/02] Independent Work Paper

posté le 02 May 2011 à 22:34

La date butoir pour rendre mon rapport de projet de recherche vient d'être atteinte. Un week-end à faire la fête (Houseparties, Lawn parties... pourquoi célébrer la fin des cours deux jours avant la date de remise de rapports? Mystère.), ça n'aide pas.

En d'autres termes, je suis quelque peu détruit, après avoir bouclé mon article cette nuit, ce matin et cet après-midi.

Pour ceux que ça intéresse, le dit paper est disponible à cette adresse.


Randomly.

posté le 02 May 2011 à 06:33

"I'm a human being. I can live off hope, lies and 3000 calories a day".

(en direct de la rubrique "Les brèves de comptoir des élèves ivres à 15h00 dans la rue")

tags : diary, princeton

Doctor Nash, I presume?

posté le 12 April 2011 à 20:21

John Nash

tags : diary, princeton

Emeth

posté le 24 March 2011 à 16:58

Cet enfant que j'étais, je ne le connais pas
                - oh, nul ne le connait
si vieux petit garçon
Parfois je le regarde et le vois s'estomper
J'ai réécrit ses rêves, inventé ma mémoire
Il m'est plus sympathique depuis que je l'ai fait

Pardonne-moi, golem, petite marionnette
Mais tu n'existais plus, je voulais te parler
Je voulais me tromper
T'entendre confirmer que tout est pour le mieux
Que ton futur est là
Que je n'ai pas dévié, et que tu es heureux
Oui, je voulais savoir
Si l'enfant que j'étais, qui avait des espoirs
Et s'était vu grandir
        - en avait des regrets

Cet enfant que j'étais, je devrais le haïr
Il m'a abandonné sans que je l'ai vu fuir
Petite marionnette
Pinocchio de ma fable
Laisse-moi me mentir
Mais tu as sur mon front
Ce mot
Laisse-moi me leurrer
Ce mot insoutenable
Qui brille sur ta tête.

tags : poème, texte

[03/23] Depuis ...

posté le 23 March 2011 à 18:30

Depuis, pas tant que ça, ou plutôt beaucoup de petits riens individuellement insignifiants mais qui agglomérés forment un canevas indescriptible foisonnant de détails indiscernables mais donnant naissance à des structures veritigneuses à en faire tourner la tête j'en perds ma ponctuation fichtre.

Je travaille, je dors, je vais à New-York, je lis, je bois. Pas nécessairement dans cet ordre, ni dans ces proportions. Le sommeil, en particulier, est uniquement mentionné à titre indicatif.

Et puis j'ai rencontré une très jolie demoiselle, j'espère que ça n'en restera pas au stade de la rencontre. Je ne donnerai toutefois plus de détails qu'en échange d'un petit éléphant.

Éléphant

Quand je dis que je travaille, ce n'est pas fanfaronnade, juste parce que je sais que ma famille lit mon blog (et essaie apparemment de le conquérir, bonjour soeurette !). J'ai en moyenne 9 exercices de calcul stochastique par semaine, chacun me prend au moins deux heures. Et ce n'est qu'une matière, j'en ai quatre.

Et mon projet d'ici avant cahin-caha : "détecter automatiquement, via des techniques probabilistes et d'intelligence artificielle, des similarités de style ou de structure thématique entre documents".

Oui, je noie le Poisson (ce n'est pas un processus stochastique, en l'occurrence) d'au-dessus de la photo du d'éléphant, mais si vous voulez plus de précisions sur le dit projet, je suis disposé à en fournir, éléphant ou non.

Oh, et aujourd'hui il a neigé. Foutu mois de mars.

tags : diary, princeton

[03/05] Jesus!

posté le 06 March 2011 à 21:56

Hier, je mangeais tranquillement un yaourt à la vanille dans un endroit appelé FRIST (cafétéria-centre étudiant-magasin-centre pour gay et lesbiennes-bibliothèque asiatique), avec deux autres étudiants en échange, italiens. Une dame se pointe, et commence à nous demander de manière assez incompréhensible si cela nous dérange d'être bénis.

(at that point, "what the fuck?!" is appropriate)

Puis elle nous a demandé de ferme les yeux, et pendant que je réprimais un fou rire et que Jacopo vérifiait que son iPhone était toujours bien en place, a prié le seigneur de nous bénir, et de faire de nous de bons chrétiens. Parce que c'est ce qu'elle fait dans la vie, apparemment.

Le soir, on est sortis dans The Street (rue des eating clubs et soirée étudiantes), un peu éméchés comme d'habitude. J'ai pas vraiment senti la différence.

tags : diary, princeton

[02/23] Where are you, John?

posté le 24 February 2011 à 01:15

J'ai reçu récemment des plaintes, émanant de membres éminents (de ma famille, quoi, bordel). Alors, oui, je suis vivant, là je reviens du gymnase et du repas consécutif (je vais au gymnase tous les jours, et puis après je mange des tas de trucs, même du tofu, alors que c'est pas bon, et bois du café pour compenser).

Pas mal de travail ici, et comme après faut bien sortir, la fatigue arrive subrepticement, comme une charge de rhinocéros munis de patins en mousse pour pas qu'on les entende. Quand je dis pas mal de travail, ce n'est pas une hyperbole, de toute façon je ne mange pas d'hypercorn-flakes ici.

Et je cherche toujours John Nash, il rôderait sur le campus, paraît-il.

tags : diary, princeton

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Quelques mots ...

Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment, et puis ça arrivera tôt ou tard ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et en tant que tel m'est dédié de long en large : me dépeindre — ou tenter de le faire — en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre.

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