Revolver

Ils sont français et font du rock, pop/rock, en anglais. En général, c'est un assez mauvais début : comme quoi, il est parfois meilleur d'éviter les a priori. Parce que Revolver, ce qu'ils font, c'est pas piqué des vers : ils ne sont que 3, mais dégagent une pêche d'enfer (écoutez Get around Town, par exemple). Les paroles sont pas dégueu, et ils réussissent à jouer toute la gamme de l'hyperactif sous acides à la mélancolie nostalgique (Back to you), jusqu'à ressembler dans certains morceaux à d'autres groupes, comme The Avett Brothers (avec It's alright, notamment).
Depuis sa formation à Paris en 2006, le groupe a publié 2 albums :
- 2008 : Pop de Chambre (EP)
- 2009 : Music for a While (LP)
D'ailleurs, je vous conseille particulièrement ce dernier si vous voulez découvrir Revolver.
MySpace : http://www.myspace.com/popdechambre
Londres, Cambridge !
La semaine dernière, je l'ai passée en Angleterre, samedi soir à Londres et le reste à Cambridge. Dans le cadre d'un échange d'une semaine avec Centrale, où le campus est ignoble, j'ai découvert le "campus" de Cambridge, une ville entière avec des bâtiments somptueux, des parcs, un fleuve ... Logé à Trinity College.
C'était super.
La Machine à créer des Héros
J'ai écrit ceci ces derniers temps, c'est très court, et je ne sais pas du tout ce que ça vaut : je suis ouvert aux critiques, enfin au sujet du texte, hein. Rêvez pas, non plus.
LE BOURREAU
LE GARDIEN DE PRISON
LA GUILLOTINE
LE CURÉ
UNE JEUNE FILLE
UN HOMME
LA FOULE
DEUX ENFANTS
LA MACHINE À CRÉER DES HÉROS
Scène 1 : il est mort
LE BOURREAU
Je l'ai exécuté ce matin. Il était fier, il n'a pas versé une larme.
LE CURÉ, dans son coin. Il parle seul, au milieu des autres, sans écouter le reste de la conversation
Il n'a même pas voulu me parler. Je lui ai proposé l'absolution, et il a ri. Un athée de la pire espèce : pas le moindre remords.
LA FOULE
On était là pour le voir mourir, tous là ce matin., on l'a vu arriver entre les gardes. Il avait l'air un peu pâle, pas du tout la tête d'un sagouin.
UNE FEMME
Je lui ai craché dessus, il n'a même pas bronché. Une honte.
LA FOULE
Après tout ce qu'il a fait, la moindre des choses aurait été de ressembler à un criminel, de trembler un peu. Pour un peu, on aurait dit qu'il nous méprisait ! Comme si c'était lui qui nous jugeait.
LE CURÉ
Pas la moindre frayeur, la moindre crainte de l'enfer. C'est dégueulasse.
LA JEUNE FILLE
Il m'a paru grand au moment de mourir. Il n'a pas imploré, il n'a pas gémi, rien du tout. Je l'ai vu qui s'agenouillait, qui renvoyait le curé, et puis il a attendu. C'était presque beau. Avant que la lame ne tombe, j'ai vu ses lèvres qui bougeaient, et puis sa tête a roulé.
LA FOULE
Sa tête, quand elle est tombé, elle avait pas changé. Impassible, de quoi vous gâcher le divertissement. Je veux dire, on se lève tôt le matin, on attend deux heures dans le froid, c'est pour voir du sang et des larmes, c'est pas pour que ça soit bouclé en cinq minutes avec un condamné qui reste de marbre. En plus, avec tout ça, on ne sait même pas ce qu'il a dit avant de se faire zigouiller.
LE BOURREAU
Il a dit "Vous pouvez y aller, maintenant". Je crois.
Scène 2 : le monologue du gardien face à la guillotine
LE GARDIEN DE PRISON
Je l'ai à peine reconnu, ce matin. La ville entière parle de son courage, de sa force de caractère, maintenant ; de la manière dont il n'a pas failli, pas pleuré, pas tremblé, pas crié, pas prié. Tu es fière de toi ? Je l'aimais bien, moi, il était humain. Depuis trois mois que je m'en occupais, je l'ai entendu chaque soir, chaque nuit, chaque heure, griffer la porte avec ses ongles, et avec ses mains quand il n'a plus eu d'ongles.
Le brave que toute la ville a vu, il m'a supplié de lui ouvrir la porte, de lui ouvrir la fenêtre. Il voulait voir le ciel une dernière fois, une dernière fois chaque jour. Et à cause de toi, on se souviendra de lui comme d'une statue d'airain, inébranlable. C'est ça, la vérité ? Alors qu'il a imploré le ciel chaque minute qui lui restait, alors qu'il comptait les minutes en espérant qu'il allait se passer quelque chose, une amnistie, un miracle ! Je l'ai vu essayer de vendre son âme au diable, comme si le diable allait passer dans ma prison … il aimait la vie, mon prisonnier. Tu es fière de toi ? je ne le reconnais plus, maintenant que tout le monde en parle.
Un pigeon se pose sur la guillotine.
Tu t'en fous, en fait. Du moment que sa tête a bien roulé, toute belle comme il faut.
Scène 3 : elle est jugée
LE BOURREAU
Encore une ! Ça n'arrête plus … Elle était belle, elle n'avait pas vingt ans.
LE GARDIEN
Qu'importe l'âge, on est tous vieux quand on est mort. Mais c'est vrai, elle était jeune. Beaucoup de gens y passent, ces temps-ci, beaucoup trop, ça doit être dans l'air.
LE CURÉ
Je commence à me sentir inutile, moi, ici. Elle aussi, elle a refusé d'être absoute - et pourtant, elle avait une croix sur la poitrine, c'est quand même censé vouloir dire quelque chose. À croire que Dieu vaut moins quand on va le rejoindre.
Scène 4 : elle est morte
UNE VOIX DE FEMME, depuis une des coulisses
Les enfants, rentrez, maintenant, la nuit tombe !
UN GAMIN
Non mais tu as vu comment elle était ? Avec le soleil dans ses cheveux, et sa bouche tellement rouge … Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi beau !
UN AUTRE, un peu plus vieux
C'est bon, on a pigé, maintenant … tu n'as pas arrêté d'en parler de la journée ! Et ses yeux, et ses cheveux, et la façon dont elle était si droite en marchant, et son sourire devant le bourreau … ça l'a pas empêchée de mourir, d'être belle.
LE PREMIER
Tu comprends vraiment rien, toi … je sais pas, je n'arrive pas à m'empêcher d'y penser, c'est tout. Elle avait l'air tellement sûre d'elle, tellement vivante, comme si c'était la seule personne vivante ce matin, alors que toute la foule se pressait autour pour mieux voir. Et tu as vu comme tout le monde s'est tu quand elle s'est agenouillée ? Comme tout le monde a écouté ce qu'elle disait ? Il n'y a même pas eu de moqueries ou de sifflements, et personne n'a rigolé quand la tête est tombée. D'habitude, nous, on rigole.
Il reste immobile, à sourire.
Faut dire qu'elle était sacrément belle.
LE SECOND
Bon, tu fais ce que tu veux, moi je rentre. T'es bizarre, aujourd'hui.
Scène 5 : monologue du gardien face à la guillotine
LE GARDIEN, les traits creusés, vieilli
Et les gens parlent, ils parlent de toi et de tous ceux que tu engloutis, et ça empire de jour en jour. On te nourris bien, ces temps-ci, j'espère que tu es contente. Mes prisonniers, ils arrivent presque contents, au début j'en ai même entendu siffler. Ça me fait mal, moi, de les entendre siffler, et de savoir que bientôt ils arrêteront, et que ce sera des pleurs la nuit et des coups sur la porte. C'est pas toi qui les vois jour après jour entre les murs, et qui les sens tomber, de plus en plus haut à présent.
Ils entrent bourrés d'héroïsme et de grandes idées, évidemment, c'est ce qui se passe quand on voit les têtes rouler avec de la fierté dans les yeux. Mais après, c'est pas beau à voir, les grandes idées brisées et les rats qui rongent leur intégrité petit bout après petit bout, et d'entendre l'honneur qui s'en va avec le ciel au-dessus de la tête et le vent sur la peau. La traversée du désert, je suis le seul témoin, mais ça me donne un peu plus envie de pleurer à chaque fois, être témoin comme ça du moment où ils comprennent.
Un pigeon décolle de la guillotine.
Enfin, bon, comme d'habitude, tu t'en fous. C'est juste que j'ai besoin d'en parler à quelqu'un, et le curé est encore plus déprimé que moi. Ah, ça, pas de souci, ils sont bien droits et grands au moment de mourir, et le bourreau ne leur fait pas peur ! C'est avant qu'ils ont douté, et c'est avant qu'ils ont levé les bras au ciel et qu'ils se sont griffé les joues. Tout le monde les voit après la bataille, quand ils ont déjà perdu et qu'ils s'en moquent.
Il s'en va.
Scène 6 : la guillotine
LA GUILLOTINE
Et qu'est-ce que ça peut lui faire, au peuple, que les condamnés aient pleuré ? Qu'est-ce que ça change ? L'important, c'est qu'il les voie debout, c'est qu'il les voie braves. Tu te plains de leurs plaintes, tu ne supportes plus leurs gémissements … mais c'est égoïste, ça, c'est mesquin ! Une fois qu'ils sont morts bien fiers, une fois que leur chef est tombé sans broncher au milieu des spectateurs, qu'ils les ont impressionnés, réduits au silence - qui a raison, à ton avis ?
Moi, je fabrique des héros, et le peuple a besoin de héros. Ils ne sont peut-être héros que quelques minutes, quelques instants … et alors ? Après ces quelques minutes, une fois qu'ils sont bien morts, c'est toi qui mens.
Faible !
Tu avais décidé de ne jamais céder
Ni à la tentation ni même à la paresse
Mais tous ces beaux projets, disparus, envolés
Que sont-ils devenus, oses-tu y penser ?
(oses-tu seulement autrement que tout bas
reconnaître que non, tu n'es pas différent
que c'est là, justement, que ce fichu bât blesse
- que tu as présumé de tes forces et de toi)
C'est censé vouloir dire quoi ?
Je donne mon sang régulièrement, surtout quand j'en ai trop ... et quand j'oublie, l'Hôpital Hôtel-Dieu, en face de Notre-Dame-de-Paris, m'appelle pour me demander si un don de palquette, ça me dirait pas, histoire de se marrer une heure et demie entre potes.
La semaine dernière, j'ai été donner pas mal de plaquette et un peu de mon temps (c'est un peu chiant, ça tire sur la veine et il ne faut pas avoir pris de Nurofen ou Ibuprofène dans les 24h précédentes).
Comme d'ahbitude, ils me posent plein de questions, et me donnent un coca à la fin. Mais aujourd'hui, ils m'ont appelé : apparemment, ils ne peuvent pas utiliser mon sang, suite aux analyses, et veulent que je retourne les voir.
Je suis censé comprendre quoi ?
Plus tard : que le 1er avril, je fais parfois des blagues de mauvais goût.
Vu à la Colline : Les Justes, d'Albert Camus
Le Théâtre de la Colline est une très belle scène nationale située au nord-est de Paris, dans le XXe arrondissement. Spacieuse, avec une bonne acoustique et des sièges relativement confortables, elle souffre quand même d'un défaut majeur : samedi soir, il y faisait une chaleur abominable.
En ce moment s'y joue une pièce d'Albert Camus , Les Justes, mise en scène par Stanislas Nordey (un incontournable du théâtre français, d'après Google). Cette pièce relate l'histoire de terroristes en Russie féodale, à l'époque ou l'on inventa le terrorisme : Ivan, Stepan et Dora doivent tuer le Grand Duc en faisant exploser son carrosse. Ivan aime la vie, aime la beauté, et veut se sacrifier pour leur donner une chance ; Stepan n'a plus que de la haine, et Dora croit en la justice tout en refusant de lui immoler son coeur.
Mais lorsque Stepan doit lancer la bombe, il voit, dans l'attelage, les neveux du Grand Duc, et refuse de faire mourir des enfants. L'attentat est reporté - bien que Stepan désapprouve. Et quand le Grand Duc explose, deux jours plus tard, et qu'Ivan est arrêté, prêt à être exécuté et désireux de l'être, la Grande-Duchesse vient lui rendre visite - et lui annonce qu'elle demandera sa grâce, pour que par sa vie il se rachète.
Et si Ivan ne dénonce pas ses complices, le chef de la police publiera dans les journaux qu'il a accepté la grâce - instillant le doute chez ses amis.
Le thème de la pièce, ses enjeux sont complexes ; elle décrit la première fois de l'Histoire où des hommes, plutôt que de mourir pour quelque chose qu'ils aimaient ou savaient, choisissent de mourir pour que quelque chose puisse être. La justice, le courage, le devoir et l'honneur ...
Quant à la réalisation elle-même, eh bien : Emmanuelle Béart (Dora) ne joue pas trop mal ; en revanche, j'ai eu énormément de difficultés avec l'acteur jouant Stepan, et sa diction, toujours la même. Le chef de la police est excellent ; et le jeu scénique, les mouvements des personnages, leurs ombres et les lumière, tout cela est très bon.
Mais si quelqu'un peut m'expliquer le décor de la première partie, je suis preneur. Des égoûts ?
En résumé : la pièce vaut d'être lue ; et si vous aimez le théâtre, probablement d'être vue. Ce n'est que 12€ ou 15€ (et 2h30 sans entracte) !
The Avett Brothers
Ils sont la preuve qu'on peut naître en Caroline du Nord et avoir un destin. Seth et Scott Avett, venus du fin fond de Nulle part, USA, jouent du banjo, de la guitare ; rejoints par Bob à la contrebasse et Joe au violoncelle, ils ont formé un groupe, The Avett Brothers. Soit.
Mélange de folk/rock et de country, avec quelques accents franchement punk par moments, Seth et Scott dépotent. Sur scène, ils dégagent une énergie pas croyable, de quoi soulever les masses de Caroline du Nord et les faire venir jusqu'à Paris pour investir le Nouveau Casino (c'était le 17/03) ; Joe bousille 5 archets dans la soirée, Scott fait se pâmer les midinettes dès que son regard balaie la foule, Seth ressemble à un Jésus sous LSD ; quant à leur musique, c'est à la fois mélancolique, poignant et entraînant ; souvent, elle parle d'amour, de déception, de nostalgie. Mais difficile d'être catégorique : entre "I and Love and You" et "Pretty Girl From San Diego", il y a un monde.


Triste à dire, mais ce groupe déplace 8000 personnes aux USA, et seulement 75 à Paris - la plupart américaines. On est vraiment des ploucs.
Break this tired old routine
And this time don’t make me leave
I am a breathing time machine
I'll take you on for a ride
Parmi la tripotée d'albums des Avett Brothers, je vous en conseille deux en particulier : Emotionalism (avec des titres superbes tels que Die die die, I Would Be Sad et The Weight of Lies) et I and Love and You (le titre éponyme et Laundry Room, entre autres, valent leur pesant de décibels).
Site officiel : http://www.theavettbrothers.com/
Attentat, de Nothomb
Le premier livre de Nothomb que j'ai lu, je m'en souviens, c'était L'Hygiène de l'Assassin. J'avais douze ans, et ça m'avait plu : une histoire originale, vaguement choquante, enrobée dans un style direct et incisif.
Depuis, Péplum, La métaphysique des tubes sont passés par là, lus au fil des ans, ainsi qu'un autre, Stupeur et Tremblements. Le constat est clair, malheureusement : le lecteur grandit, Amélie, non. Elle n'a pas changé, son style non plus*, et si c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, la soupe ça lasse. Je préfère un pavé de saumon.
Attentat, donc, raconte les turpitudes d'un monsieur vraiment très moche, Épiphane, le narrateur, amoureux d'une jeune femme vraiment très belle, Éthel. La ressemblance avec Notre-Dame-de-Paris est totalement assumée, du côté de Nothomb en tout cas - comme Victor est mort, on ne lui a pas demandé son avis. Le hic, c'est que même si, à en croire Wikipedia (dans un article sans nul doute écrit par l'éditeur), nous avons affaire à "un prétexte pour disserter sur l’idée de norme" où "les références littéraires, philosophiques et artistiques abondent", la triste réalité est tout autre. Il s'agit simplement d'un livre lourd, pompeux, sur un thème tout sauf nouveau, et qui n'innove d'aucune manière dans la façon de le traiter. Les références promises sont tout au plus de brèves mentions ou périphrases non développées, assenées d'un ton péremptoire ; et le style est agressivement maniéré, aussi naturel qu'une banane en uranium. Les longs discours dans lesquels Épiphane se lance évoquent la philosophie de bas-niveau, mâtinée de lieux communs et agrémentée de mots un peu compliqués pour faire joli.
Admirons quand même la performance : traité différemment, le roman aurait pu être bon, et Nothomb a encore une fois réussi à caser un voyage au Japon dans un de ses livres, on ne sait pas trop comment.
* D'accord, je suis un peu de mauvaise foi, aucun de ces livres n'a moins de dix ans.
Londres !
! serdonL
Savais pas que j'aimais la Guinness, les rues de Londres et les pubs. Je le savais pas, mais j'ai déjà envie d'y retourner.
Gainsbourg (Vie héroïque)
(Originellement écrit pour Le PI)
Joann Sfar, je pensais qu'il ne faisait que des bandes dessinées, le Chat du Rabbin et autres Donjons. Et Serge Gainsbourg, c'est quand même un sacré morceau, on ne parle pas de n'importe qui, là.
Alors Sfar qui réalise un film sur Gainsbourg, à part une magnifique affiche, je n'avais pas la moindre idée de ce que ça allait donner. Gainsbourg (vie héroïque), UGC Ciné-Cité Les Halles : plus de places, assis sur les marches du couloir de cinéma, ça commence (ça avait même commencé sans moi, à vrai dire).
D'emblée, c'est atypique et ça s'assume : le petit Lucien Ginsburg, ses amis imaginaires, sa croix juive et le modèle nu aux Beaux-Arts. Le jeune écolier réfugié au fin fond de la campagne, qui dessine des femmes nues sur les cahiers de ses camarades. Lucien, un peu moins jeune, et ses premières amours.Toujours, tout au long du film, le personnage, féérique et inquiétant de Gainsbarre avant l'heure qui le suit partout, double/mauvais génie effrayant mais élégant.
Insensiblement, on voit Ginsburg devenir Gainsbourg, et Gainsbourg s'abimer et s'abîmer. De femme en femme, de cigarette en cigarette, sa peau qui se plisse, ses joues qui se creusent. On a mal pour lui, lui le petit enfant du début, lui l'homme qui se trouve laid et qui peint pour que ça sorte. On a mal pour lui et on est fasciné, fasciné par le génie, fasciné par la vie et les choix, par l'esprit et les mots de Gainsbourg.
Accessoirement, les femmes défilent, les chansons aussi, seul le mauvais génie élégant reste et Gainsbourg y succombe. Gréco, Bardot, Gall, Birkin et les clopes, l'éternelle clope au bec et du talent à revendre. Un portrait magnifique d'un Gainsbourg qui devient laid.
Excellent.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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