Des dangers de devenir brugnon
Ce Tête de Pastèque
Etait trop lourd et lent
Sinistre, un pauvre mec
Vraiment pas très marrant
Quand il voulait courir
Son chef tombait devant
Et comment ne pas rire
Face à ses accidents ?
Il tâta la raquette
Tennis évidemment
Bien sûr, sa pauvre tête
L'entendait autrement
Comme il penchait un peu
Tout à son mouvement
Son poids l'entraîne - Vlan !
Et c'est la fin du jeu
Un beau jour, dépité
Il arrêta ses plans :
"Tout ça, c'est terminé :
Caboche, à l'entraîn'ment !"
Parbleu ! Quel changement :
Il fit de la gonflette
Toute l'eau de sa tête
S'écoula lentement
Mais quand on est pastèque
Maigrir n'est pas prudent
On le trouva tout sec
Tout beau et tout mourant
On le porta en terre
Eploré, sanglotant
On en prit de la graine :
Vous êtes ses enfants.
Un rideau de fer ...
... vient de tomber sur les trois dernières années. Je vais quitter mon lycée, que je fréquente depuis quatre ans déjà, et oublier jusqu'aux rudiments de chimie que j'avais plus ou moins assimilés (plutôt moins, mon 7 en oral de chimie le prouve).
Donc, l'année prochaine : ayant échoué à Polytechnique, à Ulm et au Mines, il me restait le choix entre ENS Cachan et Centrale Paris (et les Ponts aussi, apparemment). Je m'en vais donc à Sceaux, dire bonjour à l'école de Vian.
Chandelle
Brûler la vie par les deux bouts
- Tant pis si l'on se crame un peu
Ben quoi ? la douleur, on s'en fout
Ça vaut toujours mieux que l'ennui.
Tu nous reluques avec mépris
Le mépris c'est moche tu sais
Tu dis qu'on est jeune - c'est vrai
Mais c'est censé nous insulter ?
Regarde-toi donc par nos yeux !
Vieux avant l'âge, tout rassis
Tu as perdu tes ambitions
Choisi, accepté, reculé
Fait des putains de concessions
On y a réfléchi longtemps
Enfin, fait semblant, c'est tout comme :
Trouver serpent, bouffer la pomme
Le paradis c'est bien trop chiant.
Avant ?
L'alcool aidant, bien entendu.
Rien à dire, rien à faire
Le temps passe, je m'affaire
Les notes, elles, s'envolent
Et se perdent - pas de bol.
Je voudrais n'être qu'air
Ou que vent, être Éole
Être plume ou néant
Léger comme - comme quand ?
Mais je ne suis que chair
Je suis lourd, je suis lent
Je suis mou, je suis nerfs
Mais j'étais Dieu avant !
Avant d'être poussière
Oh, j'étais mieux avant.
La blague du jour
Evangile selon Saint-Jean, 13 :
13.3 Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu,
13.4 se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit
Jésus : un esprit saint dans un corps ceint.
La vérité, c'est très surfait
C'est dans ta tête, zombie
C'est dans ta tête, et alors
Après tout, dis-moi donc
Dans ta tête ou ailleurs
Oui, dedans ou dehors
Quelle importance ?Oui, que ce soit moi qui aie tort
Ou bien le monde dans l'erreur
Que tout soit faux, que tout soit leurre
Ou bien l'oeuvre de ma folie
La différence ?Et si je suis heureux ainsi
Et si cette vie me convient
Un monde à part où je vais bien
- Un joli rêve en quelque sorte
Que vous importe ?
Le pire, c'est de chercher quelqu'un à blâmer, et de ne trouver que soi.
« Pourquoi tombons-nous ? Pour mieux nous relever. » C'est beau, la philosophie-Batman : une réplique profonde et le héros se relève, les mâchoires serrées et l'esprit en métal trempé, il a compris - la volonté ne le quittera plus, tout lui est clair désormais.Car il le sait, désormais : l'homme est faible et le destin traître : les déceptions ne manquent pas, les coups dans le dos, sournois, inattendus, l'échec qui vient déguisé en victoire : c'est notre lot, c'est inéluctable. La leçon est de ne pas se laisser abattre, c'est ça ? Ne pas avoir peur de faillir, de tenter même si l'on rate, de tenter à nouveau.
Et à l'inévitable question qui vient, alors, qu'est-ce qu'il faut répondre ? A celui qui en a pris plein la gueule, qui lui ne s'est relevé que pour mieux tomber, encore et encore, et qui demande « pourquoi » ?
Parce qu'à la fin, tout s'arrange ? Il doit bien y avoir une justice, non ? Un « arrière-monde » où les justes sont récompensés, où les pauvres peuvent enfin ne plus se faire marcher dessus, et où même les bébés phoques vivent heureux ? Non ? Une remise des prix après la représentation ?
Ou alors, peut-être que l'on ne perçoit tout simplement pas le tableau dans son ensemble, et qu'il y a un sens profond, plus profond, à tout ce qui arrive ? Une raison à tout cela ? En regardant bien, sous le bon angle, la fille au fond du verre est toute nue, et le monde est beau ?
Allez, dites-le maintenant. C'est ça ?
Parce que sinon, ce n'est pas très amusant, vous savez. Sinon, sans la récompense promise, sans l'espoir de comprendre un jour pourquoi et de s'écrier, enfin, que « bien sûr ! », il nous reste quoi, exactement ?
Il faudrait agir comme des grands parce que c'est ce qui se fait ? Il faudrait rentrer sa tête dans les épaules et encaisser en silence, parce que les hommes, ça ne pleure pas. Et quand le destin nous file un coup en vache, il faut juste sourire puisque tout le monde regarde ?
Ou alors, se rendre compte qu'il n'y a que ça. Qu'il n'y a pas de sens à chercher, pas de grand message en lettres de feu dans le grand livre des étoiles. Que la vie, c'est un joli merdier, mais qu'on est tous dans le même bain ; et que si l'on renonce à chercher le réconfort quelque part, le réconfort d'un dieu-père ou d'un monde-en-mieux, alors, eh bien, il n'y a plus qu'à regarder les choses en face. Les choses qui arrivent et qui font mal sans raison, sans motif. Les choses qui se produisent et qui rendent heureux, sans raison non plus – mais là, on n'en cherche pas, ce n'est que lorsque tout va mal qu'on maudit le ciel. Le hasard, l'insoutenable contingence de la vie.
Tout est accidentel.
C'est quand même vachement drôle.
Bienvenue chez les fous !
Je suis tonton : une petite fille, Margot, est née jeudi soir, vers dix heures. Elle n'aura pas d'oncle polytechnicien, mais ça ne devrait pas représenter un trop gros handicap dans sa vie.
Reste plus qu'à ce qu'ils m'envoient des photos, ces égoîstes de nouveaux parents comblés !
Niveaux
Niveau résultats, je suis admissible aux Mines assez confortablement, et probablement à Centrale Paris également, avec une marge aussi. Il me reste à stresser pour Polytechnique, les admissibilités tombent vendredi soir.
Niveau appartement, une fois aseptisé, le parquet commence à gondoler, la porte a gonflé et est devenue très difficile à ouvrir, et l'alimentation de mon ordinateur a pris l'eau et le large.
Niveau travail à fournir, il me faut revoir l'intégralité de mon cours de physique, faire de l'arithmétique, un peu de géométrie, tout en continuant l'analyse et l'algèbre ; cela, ainsi que la chimie et les résumés/synthèses thématiques d'anglais à parcourir, pour lundi évidemment.
Niveau sport, je saurai vendredi s'il m'est nécessaire de savoir nager le cinquante mètres en moins de quarante secondes.
Un peu de scatophilie, suite
Après avoir alerté concierge et syndic assez de fois pour les rendre sourds, ça recommence, la composante marron en moins : juste une inondation toilettesque. Et juste au bon moment, en plus.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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