escalier
Stairway to Heaven
Alors, pour quelques heures, tout disparaissait, s'évanouissait. Une fois sur scène, plus de peurs ni de doutes. Une fois sur scène, il était invulnérable, il était Dieu ; une fois sur scène, il était vivant.
Entre les concerts, il n'était qu'une ombre, une épave ; il passait ses journées à attendre, fébrile et anxieux, la date suivante, le prochain soir. Ce soir, enfin. Ce soir.
Sans un mot, il décrocha sa guitare, passa la porte. Comme dans un rêve, il monta les marches, sous les cris du public. Tous ces gens, là pour lui. Il prit le micro, prononça quelques paroles, noyées par les ovations de la foule. Les mots n'avaient aucune importance, seule comptait la musique. Il prit sa guitare, pinça une corde, et il la sentit. Comme chaque fois. Elle vint comme une amie, comme un souvenir ; tout à coup, elle était là, emplissant ses veines, exacerbant ses sens. Il sentait son coeur battre au rythme des basses, ses doigts bouger tout seuls, sa voix se déverser dans la salle. Il sentait le public bouger, les étoiles trembler comme des explosions dans le ciel. Plus que tout, il se sentait fort ; la guitare entre les mains, rien ne pouvait plus l'atteindre : il était de l'énergie pure, du TNT, survolté, transfiguré.
Et tout à coup, une fausse note, comme un accord de batterie hors de propos. Et la douleur, aussitôt, dans sa poitrine. Du sang qui coule, partout, sur sa chemise, sur ses mains qui continuent à jouer, encore. La douleur, et le froid qui se répand. Dans un dernier effort, il plaqua sur les cordes de la dernière accord, la note finale. Puis, devant ses yeux, toutes les couleurs virèrent au noir. Il tomba dans la foule qui l'adulait, et qui acclamait sa mort.
Juste avant que le froid ne l'emporte, il leva les yeux vers le ciel. Un escalier semblait l'attendre.
Rechercher
Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
Articles importants
- Thrice
- [06/04] The US are far (Retour)
- Emeth
- Bon, puisque c'est comme ça, je vais me recoucher.
- Un rêve en blanc ?
- Écriture à contrainte
- Si l'on enfermait un singe dans une boîte totalement hermétique avec une machine à écrire radioactive, est-ce qu'il composerait l'intégrale des oeuvres de Shakespeare avant d'être à moitié mort ?
- as she waits
- La Machine à créer des Héros
- Éthano
- À pic !
- Voyez !
- Anyway
- Des dangers de devenir brugnon
- Chandelle
- Avant ?
- La vérité, c'est très surfait
- Words, words, words
- Je voudrais pas crever
- Céphalée (6)
- Céphalée (5)
- Céphalée (4)
- Céphalée (3)
- Céphalée (2)
- Céphalée (1)
- Pour une plus juste répartition des bombes
- Taxinomie et bordel ambiant
- Comptine pour l'enfant huître
- Sympathy
- Tréfonds
- Générique
- Ecce homo
- Death of a clown
- Hammer song.
- Au passage, elle attend toujours.
- Pas facile d'être misanthrope : il m'a fallu bien des années.
- Ce triste sire
- Je crois ...
- (Et c'est trop cher pour vous)
- Réécrivons l'histoire
- 3
- Tant que cela te réussit.
- 2
- 1
- La porte.
- Vous échouez toujours
- Avant.
- Journal de vrac d'en bord.
- Fugitive
- Ballade en nature.
- Saint Con 2007
- Le coeur n'est qu'un organe, et l'on sait les greffer
- Vendu
- Pourtant, j'avais des ailes, avant.
- Arkham
- Un coucou régulier ...
- Passage à vide.
- À une passante.
- Et le vent sous mes bras qui ne sont pas des ailes
- Antoine.
- La jalousie est un vilain défaut.
- J'ai peur de mourir.
- C'est réciproque.
- Sept cent trente-deux grammes et un bec.
- Les cailloux se cachent pour mourir.
- Je suis un loup pour l'homme.
- L'éternité, ça dure longtemps ?
- Celui qui n'a jamais rêvé.
- Sauf moi.
- Gris.
- This product is meant for educational purposes only.
- Stairway to Heaven
- À quoi bon ?
- Sans faire de bruit ...
- Game Over.
- Le jour le plus long.
- Même pas mal.
- Chute.