fin

Céphalée (6)

posté le 27 mars 2009 à 14:22

Cinquième partie

Et en plus, elle tourne. Les vibrations du rotor se propageant dans mes veines, puis dans mon corps entier, mes os et mes muscles, qui entrent en résonance ; la mèche entrant en en rotation, si vite qu’elle en devient indistincte … le sentiment si fort, si suave de la vengeance à venir, ce désir frénétique et presque insoutenable de la goûter déjà … c’est sûr, le paradis n’est pas loin. Juste. à. escalader. encore. les. deux. fichus. mètres. restants. Ouch. Enfin, me voilà dans le boyau, armé jusqu’au poignet, prêt à en découdre. L’arène, bientôt, le sang sur le sable et les cris de la foule ; je peux presque les sentir, ces petits salopards, enfin je pourrais presque si mon odorat n’était pas déjà sollicité par ma propre fragrance. Mais qui aurait cru que le vieil homme eut encore tant de sueur dans le corps ? Passons.
Vif et rapide comme l’éclair du cobra, je les ai cueillis par surprise. Mouvements impeccables, précision, tout en fluidité et en souplesse : en une fraction de seconde, j’en avais déjà étendu sept, perforés à mort, et  leur ignominie s’écoulait lentement sur le sol froid et dur. Le reste d’entre eux était totalement désorganisé, estomaqué, je crois, par ma percée initiale. Et pendant qu’ils demeurent pantois, je tourne, virevolte, et troue, implacable et funeste. Je me fends et poinçonne, et les ennemis tombent. Je suis l’ange de la mort, nabots infâmes ! Je suis la nuit sans lune, le fléau sans nom, l’alpha et l’oméga !
Et c’est fâcheux, mais l’oméga commence à fatiguer, et il en reste un bon paquet, des nabots infâmes. Arrière, vermine ! Non, pas trop près. Reculez, engeance ! Fuyez devant mon courroux ! S’il vous plaît. Merde, d’où il sort, Goliath ? Plus loin, canaille ! Non, ça, ça fait mal. J’ai dit, pas ça !

« Font chier, ils recommencent, avec leur boucan pas possible. C’est pas croyable !
- Papa ?
- Ah, c’est bon, ça s’arrête. Pas trop tôt.
- Papa ? L’eau qui coule du robinet, elle est toute rouge. »

tags : fin, migraine, texte

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Quelques mots ...

Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.

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