pas trois pattes à un canard

Avorté

posté le 02 juin 2009 à 09:46
Souvent la lâcheté ressemble à la bravoure :
J'ai toujours été couard, on m'a dit courageux.


Là, j'ai reposé la plume. Enfin, la plume : le stylo, plutôt - je n'ai jamais eu de plume, excepté peut-être dans des endroits où je n'ai pas été vérifier. Deux vers, donc, et un manque total d'inspiration : ces deux vers, je les ai à peine écrits qu'ils semblent me cracher au visage ; et pour plusieurs raisons, en plus. D'abord, il y a "je" dedans, encore et toujours lui. Pas moyen d'écrire quelque chose sans qu'il ne vienne se glisser dedans, comme si je ne pouvais m'exprimer sans dessiner mon nombril. D'ailleurs, je suis vraiment indécrottable, je viens de recommencer.
Ensuite, c'est péremptoire. "Souvent, la lâcheté ressemble à la bravoure" : eh oui, après avoir bourlingué longtemps, après avoir arpenté le monde, vu les horizons lointains, combattu dans maints conflits, vu trahir des amis, affronté l'adversité ; après avoir respiré toutes les fleurs, et essayé les vespasiennes de tous les pays du globe, je reviens, donc, et je donne mon avis. Car pendant mes longues années d'existence passées à peu près protégé de tout, j'ai acquis une telle expérience de la vie que maintenant, je ne fais pas des vers, mais des sentences. La classe.

Si j'ai tremblé souvent, ce n'était pas de froid
Si je suis resté ferme, c'est que je n'osais fuir


Encore mieux, c'est encore pire - parce que ces deux-là, je me suis forcé à les trouver. A la limite (mais à la limite seulement), les deux premiers, ils étaient plus ou moins spontanés : mais là, c'est devenu du vice.  Pompeux, certes, et totalement creux par sucroît. Sans oublier que pour trouver des rimes à ces quatres vers, je vais devoir pondre encore plus artificiel. D'ailleurs, je crois que je vais arrêter, même l'autocritique ne sent pas bon.


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Quelques mots ...

Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.

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