poème
À pic !
C'est en sautant par la fenêtre
À dix-sept heures ce mardi
Que je me suis dit que, peut-être
J'avais fait comme une conn'rie
Tout en bas, tout était petit
Le sol, les arbres, les enfants
Des miniatures très jolies
- Qui grandissaient rapidement
La neige est belle, tout est blanc
Et toi, au milieu, qui souris
Magnifique (de là où je suis)
Mais l'angle de vue est frustrant
Je voudrais savoir : samedi
- si bien sûr tu en as le temps
Le temps et, j'espère, l'envie
Que dirais-tu d'un restaurant ?
Si c'est trop brusque, dis-le moi
Tu m'as l'air un peu effrayée
Ou bien le jour ne convient pas ?
Je m'en voudrais de mal tomber.
Voyez !

Voyez, voyez, oui oui, oui oui
Tout va très bien c'est évident
Le monde est beau le soleil luit
Les gens sont beaux heureux contents
Voyez voyez, le ciel est gris
Rien ne s'arrangera demain
Le vague à l'âme de pis en pis
Les gens sont laids et tout est vain
Voyez voyez si ça vous dit
De l'indifférence partout
Quelle importance moi je vis
- Les yeux fermés un point c'est tout
Regardez-moi regardez-les
Pleurer sourire et oublier
Tête haute, mais mains liées
Ils veulent du temps, ont des délais.
Des dangers de devenir brugnon
Ce Tête de Pastèque
Etait trop lourd et lent
Sinistre, un pauvre mec
Vraiment pas très marrant
Quand il voulait courir
Son chef tombait devant
Et comment ne pas rire
Face à ses accidents ?
Il tâta la raquette
Tennis évidemment
Bien sûr, sa pauvre tête
L'entendait autrement
Comme il penchait un peu
Tout à son mouvement
Son poids l'entraîne - Vlan !
Et c'est la fin du jeu
Un beau jour, dépité
Il arrêta ses plans :
"Tout ça, c'est terminé :
Caboche, à l'entraîn'ment !"
Parbleu ! Quel changement :
Il fit de la gonflette
Toute l'eau de sa tête
S'écoula lentement
Mais quand on est pastèque
Maigrir n'est pas prudent
On le trouva tout sec
Tout beau et tout mourant
On le porta en terre
Eploré, sanglotant
On en prit de la graine :
Vous êtes ses enfants.
Chandelle
Brûler la vie par les deux bouts
- Tant pis si l'on se crame un peu
Ben quoi ? la douleur, on s'en fout
Ça vaut toujours mieux que l'ennui.
Tu nous reluques avec mépris
Le mépris c'est moche tu sais
Tu dis qu'on est jeune - c'est vrai
Mais c'est censé nous insulter ?
Regarde-toi donc par nos yeux !
Vieux avant l'âge, tout rassis
Tu as perdu tes ambitions
Choisi, accepté, reculé
Fait des putains de concessions
On y a réfléchi longtemps
Enfin, fait semblant, c'est tout comme :
Trouver serpent, bouffer la pomme
Le paradis c'est bien trop chiant.
Avant ?
L'alcool aidant, bien entendu.
Rien à dire, rien à faire
Le temps passe, je m'affaire
Les notes, elles, s'envolent
Et se perdent - pas de bol.
Je voudrais n'être qu'air
Ou que vent, être Éole
Être plume ou néant
Léger comme - comme quand ?
Mais je ne suis que chair
Je suis lourd, je suis lent
Je suis mou, je suis nerfs
Mais j'étais Dieu avant !
Avant d'être poussière
Oh, j'étais mieux avant.
La vérité, c'est très surfait
C'est dans ta tête, zombie
C'est dans ta tête, et alors
Après tout, dis-moi donc
Dans ta tête ou ailleurs
Oui, dedans ou dehors
Quelle importance ?Oui, que ce soit moi qui aie tort
Ou bien le monde dans l'erreur
Que tout soit faux, que tout soit leurre
Ou bien l'oeuvre de ma folie
La différence ?Et si je suis heureux ainsi
Et si cette vie me convient
Un monde à part où je vais bien
- Un joli rêve en quelque sorte
Que vous importe ?
Words, words, words
Trouvées, posées par terre, ce matin en rentrant
Quelques lettres, c'est tout, et pas même une adresse
Ta main s'est égarée, sans doute, en griffonnant
Mais comment le comprendre, ce mot que tu me laisses ?
Ce lien, fragile lien, est tout ce qui me reste
C'est fou comme on regrette ce qu'on a laissé fuir
J'ai trop peu écoutée ce que tu as pu dire
T'ai trop peu écouté pour comprendre ton geste.
Tu as fermé la porte, et emporté jusqu'à
L'idée de ta présence qui imprégnait les lieux
Maintenant, tout est vide, et maintenant je bois
Pour oublier ta bouche et oublier tes yeux.
Tout ça, c'est bien joli, je sais, mais soyons franc
Je pourrais aussi bien pisser dans un violon
Soit, ça ne mène à rien, mais c'est bien plus marrant -
À parler à mon mur, je me sens un peu con.
Je voudrais pas crever
Quand j'aurai prononcé tous les mots prononçables
Crié chacun des cris qu'une gorge renferme
Chanté sur tous les tons chacune des chansons
Imité jusqu'au bruit d'un avion qui se poseQuand j'aurai enfoui mil ducats dans les sables
Et dérobé la lune au milieu du ciel
Mené la quête, enfin, du Graal à son terme
Et en Chine repeint cette muraille en roseQuand j'aurai intégré l'ordre des francs-maçons
Vu danser un curé sur une tête d'épingle
Ecouté un lapin déclamer du Molière
Croisé un dromadaire au milieu de la jungleQuand j'aurai vu demain ressembler à hier
Et chaque jour nouveau n'apporter que du vieux
Alors, il se peut bien que je pardonne à Dieu
De m'avoir fait mortel.
Contact
Le secteur littérature du BdA organise un concours artistique sur le thème du CONTACT. Les meilleures créations seront reproduites dans un magazine tiré à 800 exemplaires à l'occasion de la semaine des Arts. Toute forme d'expression reproductible sur papier est la bienvenue ( essais, bandes dessinées, dessins, photographies... ). Le gagnant verra son œuvre affichée dans l'école, et présentée avant l'un des spectacles de la semaine des Arts. Quelques prix seront attribués.
Soit. Pas très enthousiasmé par le sujet, mais ce n'est pas à moi de juger (ce qui n'est pas une raison pour m'empêcher de le faire) - j'ai tâché de faire de mon mieux, mais rapidement. C'est moyennement concluant (là ,j'ai le droit de juger).
Croyez bien, chère amie, que je ne vous ennuie
Ou bien ne vous soumets à ce flirt assidu
Non pas par intérêt, amour, ou pour la nuit
Tudieu ! Cette pensée jamais ne m'est venue
Autant que ce soit clair : vous êtes plutôt laide
Cependant - vous avez une soeur, n'est-ce pas ?
Timide ; et c'est pourquoi j'ai besoin de votre aide.Comment cela, "goujat" ?
Comptine pour l'enfant huître
I'm not a big failure
But I'm no frank success
That's not easy, for sure
Excuse my laziness
I wish i were different
Better, maybe the best
I could be excellent
If i were someone else.
Sinon, j'attends toujours que ma vue se rétablisse parfaitement : on m'a dit il y a trois semaines que ce serait long, de l'ordre d'un mois. Pour le moment, je suis légèrement myope, et je patiente, avec un peu d'angoisse et des gouttes à laisser choir, à intervalles réguliers, sur ma cornée trop épaisse.
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Quelques mots ...
Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.
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