sont oufs ces indiens

Indien vaut mieux que deux tu l'auras

posté le 12 March 2012 à 19:19

Je souhaiterais tout d'abord remercier mon père pour m'avoir fourni ce superbe jeux de mots qui me permettra enfin d'obtenir le Paul Emploi Award mars 2012.

Ceci dit, merci de bien vouloir trouver ci-joint quelques impressions/anecdotes à l'arrache, sans queue ni tête, fortement subjectives et très limitées (et de totale mauvaise foi), mais en Ororama (un jeu de pastilles Odorama vient d'être déposées sur votre bureau. Merci de les ouvrir lorsque vous verrez les instructions correspondantes sur votre écran), sur 15 jours passés au Rajasthan (Inde du Nord Ouest). Bien Cordialement,

- Alors, le Rajasthan, c'est beau, très beau, et bien délirant. C'est un peu un pays de conte de fée (quand on est riche, pour les pauvres, ça a l'air de se discuter). Pour simplifier, c'est le pays où vivaient les Maharadjas richissimes  qui n'avaient rien d'autres à faire que de prendre le thé avec des anglais et de construire des palais de folie tout en repoussant les attaques des musulmans qui venaient du Nord Ouest (attention, une anachronie réside peut être dans cette phrase).

Quelques images qui me viennent à l'esprit : des palais surréalistes (un hotel palace au milieu d'un lac artificiel en face des remparts d'une ville), des forts énormes et superbes nichés en haut d'une colline entourés de remparts (16 km : les remparts les plus long du monde après la muraille de Chine selon le guide).

Regardez par exemple l'image de la petite propriété secondaire que je me suis acheté là bas pour une bouchée de pain (bon, va falloir que je trouve un moyen pour faire dégarpir ces gitans qui salissent ma pelouse)

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Les robes des femmes sont multicolores et illuminent la rue. Le maquillage au héné sur les mains est magnifique et leurs bijoux de nez sont assez terribles, je veux le même :

Pour les palais et les forts, il faudra me faire confiance sur parole car je n'ai pas encore eu le temps de trier mes tofs.

Sinon,  vous vous prenez par la main comme des grands et vous allez checker ça sur Google Images genre :

- Bon, ceci dit, c'est bruyant. Très bruyant. Car l'indien, en plus d'être fourbe et de parler anglais avec un accent qui te laisse subodorer qu'il est un peu en train de se foutre de ta gueule, l'indien donc aime klaxonner. Et pas qu'un peu. J'en reparle plus bas mais sachez qu'on dirait que tout conducteur semble obligé par son dharma de klaxonner tout le temps ou sinon de se taper un mauvais numéro pour sa prochaine réincarnation.

A la fin de la journée, ça fatigue un peu de s'être tapé 15 milliards de klaxons dans les oreilles ...

- Bon ceci dit, c'est sale. En fait, c'est très sale. Les indiens vivent dans la merde (vous pouvez gratter votre pastille Odorama N°1). Littéralement. Celle des buffles et des vaches qui encombrent à peu près tout l'espace public (troittoirs, routes, autoroutes,  cours intérieures des maisons...).

A noter que l'on croise régulièrement le long des routes des hommes et des femmes dont le job est de récolter la merde de buffle et ensuite de la tasser (pour en faire des sortes de galettes) et de la sécher. C'est utilisé notamment pour faire bruler des lampes (et non, ça ne sent pas quand ça brule, on a demandé). Je les soupçonne d'être un peu scatophiles, quand même.

Même elle a l'air de trouver que ça sent pas super bon :

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Le danger principal  des villes est non pas le fourbe voleur qui va te piquer ton billet de 10 roupies (tout de même l'équivalent de 15 centimes) dans ta poche ou bien ces mignons petits enfants estropiés agitant sans honte leur(s) moignon(s) respectifs pour te réclamer ce beau billet (alors qu'il savent bien qu'il ne l'auront pas. Pas de chocolat non plus ! Non mais...) mais bien l'énorme bouse de buffle, massive et odorante, qui s'étend à tes pieds alors que tu te balades le nez en l'air pour regarder la superbe architecture de ce temple du 16è ou bien que tu admires en loucedé les incroyables bijoux de nez des indiennes coquettes.

- Quand un indien répond Oui à une question, il ondule la tête tel un serpent Drives me Crazy § 

- Le Code de la Route : il existe, c'est certain. Par contre, il est probablement rédigé en sanscrit (ou en Pali, je ne sais pas) car il est totalement incompréhensible pour nous autres occidentaux.

Quelques exemples des comportements habituels sur les autoroutes indiennes :

  • Régulièrement, alors que vous roulez à 80 / 100 km/h, vous allez être obligé de freiner brutalement car des dos d'âne vicieux sont installés en plein milieu de la route. Et même en passant doucement, vous allez l'impression que la voiture va imploser.
  • De même, régulièrement, des barrières en chicane sont installées au milieu de l'autoroute. Pratique, indeed pour une autoroute.
  • Les indiens roulent à gauche. Petit jeu : quelle est donc la voie rapide et la voie lente ? Réponse : your question is invalid ! Vous passez en fait votre temps à zigzaguer entre des véhicules répartis aléatoirement sur les voies indépemment de notions stupidement matérielles telles que la vitesse à laquelles ils roulent. 
  • Qui a la priorité quand on rentre sur une autoroute ? Manifestement, cette question ne se pose pas non plus. Selon que tu es trop gros (camion) ou plus chétif (scooter), tu avances de toutes façons mais à une vitesse plus ou moins grande. Mais tu avances. Même si d'autres véhicules arrivent. Ben oui, faut bien que tu la prennes cette autoroute, quoi.
  • Le port du casque est obligatoire. Dans les faits, celà semble plutôt être un accessoire de décoration à installer sur le dessus du guidon.
  • Supposons que vous êtes sur une autoroute à 2*1 voies. Vous allez croiser régulièrement des voitures/camions/motos/piétons/buffles sur votre gauche (et oui, on roule à gauche) en train d'inventer une voie qui n'existe pas (tout en s'évertuant à éviter les piétons qui évidemment son nombreux à cet endroit qui leur est généralement attribué). Et ces véhicules vont rouler dans votre direction ou la direction opposée. 
  • Sur une 2*2 voies, il n'est pas rare de rencontrer arrivant en face de vous légèrement sur votre droite (rappellez vous, vous roulez à gauche. Il a pris une de vos deux voies, celle de droite) un camion roulant vite à contresens et en klaxonnant (la nuit, il sera en plein phare, voir ci dessous). Tout va bien, je reprends un Xanax.
  • La nuit, il faut ABSOLUMENT rouler en plein phare. Ben ouais, tu vois vachement mieux avec. Mais par contre, tu les gardes tout le temps, même quand tu croises quelqu'un en sens inverse. Ben ouais, il y en a tout le temps des gars en sens inverse, je vais pas passer mon temps à les enlever et les remettre, quand même ?
  • Derrière chaque camion est inscrit "Blow Horn" ce qui signifie qu'il vous propose une pipe gratuite Merci de klaxonner. La règle étant de klaxonner pour prévenir que tu doubles. Dans les faits, je les soupçonnes de klaxonner tout le temps surtout parce que le bruit de leur klaxon les fait marrer (ils adorent les customiser pour trouver le son le plus débile possible).
  • Le plus bel embouteillage que j'ai jamais vu : les 4 voies complètement bloquées sur des centaines de mètres. Rien ne bouge. Personne ne s'engueule. Surraliste. On est resté bloqué une heure et quelques sans bouger d'un pouce. On a eu le temps de se balader à pied sur une bonne partie de l'embouteillage.
  • Scène habituelle sur une highway : tu croises un camion pas fini (voir photo juste après. Oui, on en croise plein et ils roulent comme les autres sur l'autoroute. Ils ont des plaques d'immatriculation temporaire) et peu après tu croises un gros camion roulant (vite et en klaxonnant) en contresens en face de toi.

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  • Scène habituelle sur une highway: le traffic est quasi arrété des deux cotés car 4-5 buffles ont décidé de traverser. Mais ils sont pas encore tout à fait sur de savoir de quel coté ils vont aller donc ils prennent leur temps.

- Le long du train entre Delhi et Agra, à 06h du matin, les indiens se mettent en rang dos tournés aux voies pour nous montrer leur cul. Ah non, en fait, ils sont tous en train de chier les uns pas très éloignés des autres, parfois en se parlant manifestement. Coni me signale que c'est une vision habituelle aussi quand on prend les trains de banlieue. Mon esprit a virevolté comme un cabri et je m'imaginais le matin, en train de prendre le RER et regarder par la fenêtre des milliers de gens en train de faire caca. Une belle façon de commencer la journée... 

- Souvent, les enfants que nous croisions nous disaient "Tata" en agitant la main. Un peu vexé au départ par cette allusion perfide sur ma virilité, je suis rassuré par le guide :"Tata veut dire au revoir". Tiens donc, c'est indien ? En fait, la légende soutient que le terme viendrait des camions Tata (Tata est le plus gros constructeur indien de véhicules). Les enfants voyant passer les camions remarquent à l'arrière du véhicule qu'il est écrit Tata. Ils s'imaginent donc que ça veut dire Au Revoir. Je ne crois pas trop à l'anecdote mais elle est jolie.

- Aperçu trop bref à travers la vitre de la voiture. : un champ d'un vert surréaliste traversé par 3 taches colorées au milieu : rouge jaune et magenta, 3 femmes portant du bois. Regret éternel de la belle photo que cela aurait pu faire. Du coup, la photo qui suit ne servira qu'à récupérer votre attention que je sens vacillante dans ce gros pavé :

A propos des femmes, la répartition du travail est très égalitaire en Inde. Les femmes travaillent dans les champs  tandis que les hommes sur le bord de la route discutent  de politique. Enfin un pays où l'égalité homme-femme atteint son efficience maximum.

- 5 Kg de graisse pris en 15 j (à la louche) en raison d'une abondance de plats au curry et en sauces (excellents, sentir les aromes pastille 2), et surtout d'un abus de Cheese Naan ou de Garlic Naan (pastille 3 : mon haleine après un repas).

- La peur de ma vie. Conduite de nuit sur une autoroute. Notre conducteur manque un embrancement. Qu'à celà ne tienne. Très relaxé, il enclenche la marche arrière sur plusieurs centaines de mètres. Images de camions arrivant à toute vitesse (en plein phare of course) à travers la vitre arrière. Quelques xlaxons mais pas tant que ça. Personne n'est surpris. En ce qui me concerne, j'ai littéralement failli me chier dessus (pastille Odorama N°4). Il me reste des Xanaxs ?

- La vie des Jains a pas l'air simple :

La non-violence implique entre autres choses le véganisme ou végétarisme. Lapratique alimentaire jaïne exclut la plupart des racines, car l'on pourrait causer du mal à un animal en les déterrant, et l'on détruit de facto une vie végétale (prendre un fruit, ou un légume, n'amène pas la mort de la créature végétale qui le produit), – ce respect se retrouve chez lesbishnoïs aussi. Les ascètes et les pieux laïques jaïns ne mangent pas, ne boivent pas ou ne voyagent pas après le coucher du soleil et ne se lèvent pas avant son apparition, toujours pour éviter de blesser un être vivant par manque de lumière ou à cause des lampes, des bougies, etc. qui pourraient brûler les insectes attirés par leurs flammes dans la nuit.

A leur décharge, ils savaient construire des temples assez délirants.

Le saviez-vous ? L'étoile à Six Branches (habituellement appellé Etoile de David) est un symbole très ancien et utilisé dans l'hinduisme pour représentrer Brahma. Petit exercice : Sachant que les nazis avaient utilisé la svastika, autre ancien symbole indien (en la renversant), trouvez une argumentation permettant d'obtenir un Point Godwin en deux coups.

- pour visiter le Taj Mahal, les indiens font la queue pendant trois (3) heures :o Les toursites ont le droit de bypasser la queue (les queues. En réalité, il y en a 3 niveaux) et de rentrer directos. Ah, j'ai toujours dis que la colonisation avait du bon. Accessoirement, à l'intérieur, il n'y a rien à voir. Et les gens sont obligés de le visiter en speedant et en se poussant les uns les autres. Mais ils sont des milliers à faire la queue.

- Pots de vin : la corruption a l'air d'être un sport national. On se croirait dans les Hauts-de-Seine. (bon, ceci dit, c'est le cas de plein de pays en voie de développement)

Exemples :

  • La bureaucratie est omniprésente. Selon le guide, pour faire quoi que ce soit (obtenir un permis de construire, obtenir une place dans une bonne école, bypasser la queue pour entrer au Taj Mahal quand tu es indien..), tu dois soit attendre des mois soit donner un peu de Tea Money.
  • Le pays souffre d'un manque d'infrastructures flagrant. Les routes sont en TRES mauvais état, les éclairages inexistants, ect... Pourtant des crédits sont débloqués par les provinces. Crédits qui aboutissent dans les poches des représentants locaux qui commencent un chantier... Pour ne pas le finir. Bah oui, le reste de l'argent a servi à acheter une belle voiture au représentant sus nommé. Résultat on croise de nombreux chantiers qui ont l'air abandonnés ou d'avancer à une vitesse d'escargot.
  • On ne croise quasiment jamais de policiers sur les autoroutes. Je les comprends. S'ils commencent à verbaliser les infractions, ils en ont pour une bonne centaine de réaincarnations avant d'en voir le bout. Ceci dit, je suis mauvaise langue, on en croise quelques uns. Derrière les barrières en chicane, ils essaient d'empécher les camions de passer. Ceux qui ont la malchance de se faire ralentir descendent la vitre (le jeu est de ne pas s'arrêter du tout) et tendent une liasse de billets qui va directement dans la poche du policier.
  • Scène vue : un policier moins brave que les autres a du mal à faire s'arrêter les camions. Moins brave mais plus rusé, il argumente avec un quidam. Ledit quidam lui n'a pas peur et se met devant les prochains camions qui passent. Le bénéficie est, on s'en doute, réparti équitablement entre les deux protagonistes (haha, non je déconne, le flic doit en garder 80 %). Un bien bel exemple de collaboration pour le bien de la société.
  • Un des guides était très fier d'avoir son permis de conduire voiture tout en n'ayant jamais posé les mains sur un volant de sa vie (il conduit de toutes façons un scooter donc n'en a pas besoin) ni pris de leçon... ;) D'après lui, c'est très courant.

Désolé pour ce gros pavé. Dés que j'ai trié mes photos, j'en poste quelques unes (malheureusement, les monuments n'ont pas l'air de rendre grand chose...).

Je termine par une spéciale dédicace à Coni : félicitations pour avoir réussi à vivre un an là bas, ça devait être épique ;)