Histoire d'un Allemand - Sebastian Haffner

posté le 11 February 2013 à 22:18

 

J'aurais pu simplement le mettre dans le forum: un bon bouqin. Mais Haffner par son analyse détaillée, simple et visionnaire a, de mon point de vue, écrit une référence sur le sujet et donne d'une façon claire l'acheminement du nazisme des années 30 en Allemagne.

Et comme vous n'allez pas vous jetez dessus uniquement sur mes bonnes paroles, je vous laisse découvrir un florilège de ses réflexions, analyses personnelles et anedoctes , pris chronologiquement lors de la lecture (chaque paragraphe est indépendant et n'a pas forcément de lien ses voisins).

 

 

 

  • Génération nazie

 

L’impact et les conséquences de cette expérience ne sont pas moindres du fait que ceux qui la vécurent étaient des enfants ou de jeunes garçons. Bien au contraire ! L’âme collective et l’âme enfantine réagissent de façon fort semblable. Les idées avec lesquelles on nourrit et ébranle les masses sont puérils à n’y pas croire. Pour devenir une force historique qui mette les masses en mouvement, une idée doit être simplifiée jusqu’à devenir accessible à l’entendement d’un enfant. Et une chimère puéril forgée dans le cerveau immature de dix classes d’âges, où elle reste ancrée durant quatre ans, peut tés bien faire vingt ans plus tard son entrée sur la scène politique, costumée en idéologie délétère.

La guerre est un grand jeu excitant, passionnant, dans lequel les nations s’affrontent ; elle procure des distractions plus substantielles et des émotions plus délectables que tout ce que peut offrir la paix : voilà ce qu’éprouvèrent quotidiennement, de 1914 à 1918, dix générations d’écoliers allemands. Cette vision positive est la base même du nazisme. C’est de cette vision qu’il tire son attrait, sa simplicité ; c’est elle qui parle à l’imagination, provoque l’envie et le plaisir d’agir. Mais elle est aussi à l’origine de son intolérance et de sa cruauté envers l’adversaire politique, parce que celui qui refuse de jouer le jeu n’est pas ressenti comme un « adversaire », mais comme un mauvais joueur. Enfin, c’est de cette vision que le nazisme tires on attitude tout naturellement belliqueuse envers l’état voisin : parce qu’un autre Etat, quel qu’il soit, n’est jamais reconnu en tant que « voisin », mais se voit imposer nolens volens le rôle de l’adversaire – sans quoi le jeu ne pourrait avoir lieu.  Bien des éléments ont contribué plus tard à la victoire du nazisme et en ont modifié l’essence ? Mais c’est là que trouvent  ses racines. Non, comme on pourrait le croire, dans l’expérience des tranchées, mais dans la guerre telle que l’ont vécue les écoliers allemands.

Maintenant que cette livraison cessait, ils se retrouvaient désemparés, appauvris, déçus et ennuyés. Ils n’avaient jamais appris à vivre sur leurs réserves, à organiser leur petite vie privée pour qu’elle soit grande, belle et féconde ; ils ne savaient pas en en profiter, ignoraient ce qui en fait l’intérêt. C’est pourquoi ils ne ressentirent pas la fin des tensions publiques et le retour de la liberté privé comme un cadeau, mais comme une frustration. Ils commencèrent à s’ennuyer, ils eurent des idées stupides, ils se mirent à ronchonner – et pour finir à appeler avidement de leurs vœux la première perturbation, le premier revers ou le premier incident qui leur permettrait de liquider la paix pour démarrer une nouvelle aventure collective.

 

  • Politique pré nazisme

Au printemps 1930, Brüning devient chancelier. Autant que nous puissions nous souvenir, c’était la première fois que l’Allemagne était dirigée d’une main ferme. De 1914 à 1923, tous les gouvernements avaient été faibles.  Stressemann avait pris des mesures habiles et radicales, mais tout en souplesse, sans blesser personne. Brüning n’arrêtais pas de blesser tout de le monde, c’était son style, il mettait un point d’honneur à être « impopulaire ». Un homme dur, osseux, l’œil étréci et sévère derrière des lunettes sans monture. Il répugnait par nature au liant, à la rondeur. Ses succès – il en connut quelques-uns, c’est incontestable – avaient toujours le schéma suivant « opération réussie, patient mort », ou « position maintenue, garnison massacrée ». Pour poursuivre jusqu’à l’absurde le paiement des réparations, il mit l’économie allemande au bord de la faillite ; les banques fermèrent, le nombre de chômeurs atteignit six millions. Pour sauver le budget malgré tout, il appliquait avec une farouche rigueur la recette du père de famille sévère : « se serrer la ceinture ». A intervalles réguliers, tous les six moins environ, sortait un décret-loi qui réduisait et réduisait encore les traitements, les retraites, les prestations sociales, et finit par réduire jusqu’aux salaires privés et aux intérêts. L’un entrainait l’autre, et Brüning, les dents serrées, en tirait à chaque fois la douloureuse conséquence. Plusieurs des instruments de torture les plus efficaces de Hitler furent inaugurés par Brüning : c’est à lui que l’on doit la « gestion des devises », qui empêchait les voyages à l’étranger, l’ « impôt sur la désertion », qui rendait l’exil impossible ; c’est lui aussi qui commença à limiter la liberté de la presse et à museler le Parlement. Et pourtant, étrange paradoxe, il faisait tout cela pour défendre la République. Mais les républicains commençaient peu à peu à se demander, et on les comprend, ce qui leur restait à défendre. A ma connaissance, le régime de Brüning a été la première esquisse et pour ainsi dire la maquette d’une forme de gouvernement qui a été imitée depuis dans de nombreux pays d’Europe : une semi-dictature au nom de la démocratie. Et pour empêcher une dictature véritable.

Quant à moi, je n’avais pas à l’époque d’opinion politique définie. J’avais même du mal à décider, pour ne mentionner que la distinction la plus générale, si j’étais de droite ou de gauche. Lorsqu’en 1932 quelqu’un me posa cette question de conscience, je répondis, interdit et en hésitant beaucoup : « … Plutôt de droite… » Sur les questions du jour, je ne prenais intérieurement parti qu’au cas par cas, et parfois pas du tout. Aucun des partis politiques existants ne m’attirait particulièrement, si grand que fut le choix. Il faut ajouter, ut exempla docent, que l’appartenance à aucun d’entre eux ne m’aurait empêché de devenir nazi. Ce qui m’en garda, ce fut… mon nez. Je possède un flair intellectuel assez développé ou, autrement dit, un sens des valeurs esthétiques humaines, morales ou politiques. La plupart des Allemands en sont hélas totalement dépourvus. Les plus intelligents sont capables de s’abêtir tout à fait à force de discussions abstraites et de déductions sur la valeur d’une chose dont on peut constater grâce à son nez qu’elle sent mauvais. Pour ma part, j’avais dès cette époque l’habitude de me forger avec le nez mes rares convictions inébranlables.

 

  • Nazisme

Si l’on souscrit à cette sèche définition, la « révolution » nazie de mars n’en était pas une. Car tout se passa dans la stricte légalité, avec les moyens prévus par la constitution.

La trahison fut totale, générale et sans exception, de la gauche à le droite. […] Les sociaux-démocrates s’étaient déjà terriblement humiliés au cours de la campagne électorale de 1933 en courant après les slogans des nazis pour souligner qu’ils étaient, eux aussi, de bons « nationaux ».

A cela s’opposait précisément le mécanisme de la vie courante. Il est probable que les révolutions, et l’histoire dans son ensemble, se dérouleraient bien différemment si les hommes étaient aujourd’hui encore ce qu’ils étaient aujourd’hui encore ce qu’ils étaient peut être dans l’antique cité d’Athènes : des êtres autonomes avec une relation à l’ensemble, au lieu d’être livré pieds et poings liés à leur profession et à leur emploi du temps, dépendant d’une foule de choses qui les dépassent, éléments d’un mécanisme qu’ils ne contrôlent pas, marchant pour ainsi dire sur des rails et désemparés quand ils déraillent. La sécurité, la durée ne se trouvent que dans la routine quotidienne. A côté, c’est tout de suite la jungle.

Qu’est-ce que l’Histoire ? Ou se joue-t-elle ? Quand on lit une de ces relations historiques classiques dont on oublie trop souvent qu’elles contiennent le contour des choses et non les choses elles-mêmes, on est tenté de croire que l’histoire se joue entre quelques douzaines de personnes, qui « gouvernent les destins des peuples », et dont les décisions et les actes produisent ce qu’on appelle par la suite « l’Histoire ». L’histoire de la décennie présente apparait alors comme une sorte de tournoi d’échecs entre Hitler, Mussolini, Tchang Kai-check, Roosevelt, Chamberlain, Daladier, et quelques douzaines d’autres hommes dont les noms sont plus ou moins dans toutes les bouches. Nous autres, les anonymes, sommes tout au plus les objets de l’histoire, les pions que les joueurs d’échecs poussent, laissent en plan, sacrifient et massacrent, et dont la vie, en admettant qu’ils en aient une, se déroule dans la moindre relation avec qu’il advient d’eux sur l’échiquier où ils se trouvent sans le savoir.  Un fait inéluctable, même s’il semble paradoxal, c’est que les événements et les décisions historiques qui comptent vraiment se jouent entre nous, entre les anonymes, dans le cœur de chaque individu placé là par hasard, et qu’en regard de toutes ces décisions simultanées, qui échappent même souvent à ceux qui les prennent, les dictateurs, les ministres et les généraux les plus puissants sont totalement désarmés. Et c’est une caractéristique de ces événements décisifs qu’ils ne sont jamais visibles en tant que phénomène de masse, en tant que démonstration de masse –sitôt que la masse de présente en masse, elle est incapable de fonctionner -, mais toujours comme le vécu apparemment privé de milliers et de millions d’individus.

C’est pourquoi je crois, en contant mon histoire apparemment privé et insignifiante, raconter l’Histoire – et peut être même l’Histoire à venir. Et c’est pourquoi je suis carrément heureux de ne pas avoir en ma personne objet trop remarquable, trop intéressant. S’il était plus remarquable, il serait moins typique. 

Une fois rendue impossible l’attitude de supériorité à laquelle ils se cramponnaient convulsivement, ils se sont rendus en masse. Une fois avérés les succès qu’ils avaient toujours déclarés impossibles, ils se sont reconnus vaincus. Ils n’avaient pas la force de comprendre que c’étaient précisément ses succès qui étaient effroyables.

Je ne suis pas doué pour la haine. J’ai toujours cru savoir qu’en se laissant trop aller à la polémique, aux questions avec des incorrigibles, à la haine du haïssable, on détruit quelque chose en soi – quelque chose qui vaut la peine d’être conservé et qu’il est difficile de reconstruire. Lorsque je rejette quelque chose, ma réaction naturelle est de le détourner, non d’attaquer. J’ai aussi le sentiment très aigu de l’honneur qu’on fait à un adversaire en le haïssant : de cet honneur, les nazis ne me semblaient pas dignes.

 

Le plus « à gauche » était par exemple Hessel, fils de médecin qui avait des sympathies communistes, le plus « à droite » Holz, fils d’officier aux idées militaristes et nationalistes. Mais tous deux faisaient front commun face aux autres, car tous deux, plus ou moins issus d’un mouvement de jeunesse, pensaient en terme de corporations ; ils étaient antibourgeois, anti individualistes, avaient un idéal de communauté de d’esprit de corps ; […] et tous deux nourrissaient en secret un penchant pour la terreur, déguisé chez le premier en en amour de l’humanité, chez le second en amour de la nation.

Je compris que la révolution nazie avait aboli l’ancienne séparation entre la politique et la vie privée, et qu’il était impossible de la traiter simplement comme un « évènement politique ». Elle ne se produisait pas seulement dans le domaine politique, mais avant tout dans la vie de chaque individu ; elle agissait comme un gaz toxique qui traverse tous les murs. Si on voulait échapper à ses émanations, la seule solution était l’éloignement physique. L’exile. L’adieu au pays auquel on était attaché par la naissance, la langue, l’éducation, l’adieu à tous les liens de la patrie.

Au Cours de  cet été 1933, je me préparai à cet adieu-là. J’étais déjà accoutumé aux adieux petits et grands. J’avais perdu mes amis ; j’avais vu des gens que je fréquentais sans arrière-pensée se métamorphoser en assassins virtuels ou en ennemis prêts à ma livrer la Gestapo.

Je n’aime pas l’Allemagne, pas plus que je ne n’aime moi-même. Si j’aime un pays, c’est la France, mais je pourrais aimer n’importe quel pays plus que le mien – même s’il n’y avait pas les nazis. Mais le pays qui est le vôtre a un tout autre rôle que celui de l’aimé, un rôle bien plus irremplaçable : c’est votre pays, tout simplement. Si on le perd, on perd presque le droit d’en aimer un autre.

Le nationalisme, c’est-à-dire le narcissisme nationale et le culte voué à la nation par elle-même, est certainement partout une dangereuse pathologique de l’esprit, capable de déformer et d’enlaidir le visage d’une nation, de même que l’égoïsme et la vanité déforment et enlaidissent les traits d’un individu.

Les exilés sont une charge pour n’importe quel pays, et il n’est pas agréable de se sentir à charge.

[…] mais les réactions des hommes faibles et fragiles que nous sommes ne sont pas toujours strictement proportionnelles à l’ampleur et à l’importance de la cause.

Hitler aurait parait-il déclaré : « Tous ceux qui étaient contre nous servent maintenant dans la Reichswehr ». Cette boutade contient plus de vérité que les déclarations d’Hitler en général. La Reichswehr est effectivement devenue un vaste déversoir pour presque toute l’Allemagne non nazie, pour cette masse allemande moyenne caractérisée par un irrépressible besoin d’excellence et d’activité et par une grande lâcheté intellectuelle et morale. Elle y trouvait un milieu où l’on n’avait pas besoin de lever le bras sans arrêt, où l’on pouvait même s’autoriser sans trop de risque une réflexion méchante à l’égard de Hitler et des Nazis. […] Ceux qui avaient besoin d’une dose supplémentaire de tranquillité se bercèrent des années durant de l’espoir que la Reichswehr ferait un jour cesser toute cette escroquerie. Et tous négligeaient soigneusement de voir que la Reichswehr était précisément le canal qui détournait leurs forces pour les mettre au service de Hitler.

C’est ainsi que nous croyions avoir échappé à l’éducation idéologique : nous ne nous apercevions pas que nous étions en plein dedans. Et un jour, on nous fit une conférence qui mit les points sur les i. Elle n’émanait pas du parti, on ne s’y élevait ni contre les Juifs, ni contre le système on ne disait rien des dons charismatiques du Führer ni du honteux traité de Versailles. Rien de tel. Ce fut beaucoup plus efficace. Le lieutenant qui nous commandait en chef fit une conférence sur la bataille de la Marne…

Je soupirais, me fis violence pour ne plus penser. Je compris que mon moi tout entier étais piégé. Jamais je n’aurais dû me rendre dans ce camp. J’étais pris au piège de la camaraderie.

Moi, en tout cas, je ne le nierais pas, et j’affirme avec force que c’est précisément ce bonheur, précisément cette camaraderie qui peut devenir un des plus terribles instruments de la déshumanisation.

Quelques traits spécifiques de la doctrine nazie ne s'étaient pas encore vraiment enracinés. C'est ainsi que nous n'étions pas violemment antisémites. Mais "nous" n'étions pas non plus disposés à en faire un cheval de bataille. On ne se laissait pas émouvoir par les détails. "Nous" étions un être collectif, et d'instinct, avec toute la lâcheté, toute l'hypocrisie intellectuelles de l'être collectif, "nous" ignorions ou refusions de prendre au sérieux ce qui aurait pu menacer notre euphorie collective. Un troisième Reich en réduction.

 

tags : livre, nazisme

Le pourquoi du comment de la géologie LE RETOUR

posté le 18 October 2007 à 01:48



En géologie, on a une association de géologie et avec, on organise des voyages dans le but de revenir et de faire partager notre passion de s'éclater dans des endroits paradisiaques. Une fois en Afrique du Sud, et là c'était tout l'ouest americain qui nous attendait.




Notre première rencontre avec les autochtones se passa ma foi très bien, accident à la sortie du
dépot de location de véhicule, police, constat et tout l'bordel.

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Un petit tour à Caltech à la rencontre de 5 post-doc en géo, tous français, c'était bien sympatique.

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Et nous voila parti pour la faille de Saint André.

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Quizz time 1 : Oukèllai la faille?



Direction Death Valley où j'ai enfin eu mon été ! 49° à l'ombre à midi, 35° en pleine nuit, j'ai
largement rattrapé mon quotat annuel d'ensoleillement en 2 jours, cool.


Artists Palette où l'hydrothermaliste oxyde ces silicates dans de bien jolie couleurs:

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Death Valley au soleil couchant, c'est beau:

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la conduite dans le nevada demande une acuité et un skill de pilotage tout particulier,

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d'ailleurs les lunettes de soleil sont bien utiles pour cacher à vos passagers vos micros sommeils.


Je vous passerais les détails géologiques du Snake Range et des metamorphic Core Complex pour vous

montrer une photo de moi au rayon X:

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Le camping dans le nevada demande une organisation parfaite. Prévoir le nombre de bière à toujours été un défi de tous les jours:

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Vous etes arrivé jusqu'à là ? et maintenant c'est l'heure de la 1ère photo surprise America Wining Style !

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Direction Zion, fin du plateau du Colorado qui se découpe en superbe vallée !

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La randonné, au début certe bien sympa, devient vite marrante quand il faut passé sur une crète

étroite avec 800m de vide de chaque coté:

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Oui, on rigole pas, c'est dangereux !

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Je vous laisse également découvrir Brice Canyon au lever du soleil:

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Et pour votre plus grand bonheur voici la 2ème photo surprise :

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Et c'est parti pour l'Utah, pays des mormons et de la bière à 2%. Nous avons passé 3 jours près de Salt Lake avec des géologues américains, des antilopes et des bisons et dans le désordre ça donne:

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Quizz time 2 : Oukèllai la Faille?:



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Oui, ça commence a etre long hein? aller une autre photo surprise alors ! c'est bientot fini
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Fin du voyage fabuleuse à Yellow Stone, parc national qui n'est rien d'autre qu'un super volcan
effondré (Caldera) où le hydrothermalisme parseme le parc de phénomènes magnifiques.


old faithful : geyser récurrent (+- 45 mns) montant a 30/40 m de haut
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Grand Prismatic Spring
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Les couleurs viennent de bactéries qui diffèrent suivant la hauteur d'eau (différence de luminosité)


Autres photos :

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j'adore cette photo, ça fait très S.T.A.L.K.E.R. Shadow of Chernobyl je trouve




Voilà c'est fini pour aujourd'hui, merci de votre attention et à bientot.

tags : geologie, usa

Palmashow

posté le 05 August 2007 à 20:41
Dans la foulé de mon précédent article, je vous invite également à découvrir Palmashow, qui eux, parodient un peu tout et n'importe quoi (à leur manière) mais principalement les classiques du cinéma.

C'est desfois simple mais frais et efficace :



Reservoir Dogs


Indiana Jones


Brokeback mountain


Batman


Le juge est un Roux4




Comité de la Claque VS mozinor VS message a caractère informatif

posté le 02 July 2007 à 19:44
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Message à caractère informatif

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On va commencer par le vieux, celui qui a un bon gout de fût de chène (fin années 90) et que tout le monde connait bien sur, mais qui sait?
J'ai voté pour celui là mais la plupart sont excellents






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Mozinor

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Contrairement au premier qui sévissait sur canal, mozinor balance tout sur le net. Quelques unes méritent la médaille.


La fameuse paradie de beat it :



Celle de 007:



Celle de titanic (chef d oeuvre)



Un mix de films d'action (un des premiers de mozinor)





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Comité de la Claque

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On va finir par le dernier, mais contrairement aux autres, Le comité de la Claque reprend uniquement la bande son et creer autour une nouvelle vidéo, le résultat est grandiose. Seulement deux à leur actif mais ils font d'autres trucs plus ou moins marrants.


Spiderman 3.5 GR



Da Vinci Gode




*cet article est reconnu d'utilité publique

Le pourquoi du comment de la géologie

posté le 23 June 2007 à 15:03
La géologie, c'est trop d'la balle

Au lycée, tout le monde préfère le bio à la géo et donc, une fois le bac passé, les

jeunes idiots se ruent dans les amphis surpeuplés de bio avec la certitude

d'étudier les chatons sans savoir que c'est le chomage, la rue et la dépression qui

les attend. Maintenant laisser moi vous dire pourquoi la géologie c'est trop bien.

En géologie on fait des stages de géologie, et dans les stages de géologie, on...:


voit des paysages magnifiques


(Alpes)



(Pic Saint Loup - Montpellier)

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peut même en vendre à bill gates




(Alpes)

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se trempe les pieds


(Montpellier)

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se baigne


(Alpes)

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trouve des lagons paradisiaques

(Montpellier)

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fait un tour à la collectivité viticole


(Saint Martin de Londres - Montpellier)

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prend un verre, pépère


(St martin de Londres - Montpellier)

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remet ça le soir


(Montpellier)




Amis géologues, bonsoir.

poker, bikini, et gros sous

posté le 22 February 2007 à 19:41

Vous gagnez trop d'argent mais vous ne savez qu'en faire ou au contraire vous etes ruiné et vous cherchez un moyen de devenir billionaire ou bien vous ne savez plus quoi faire le samedi soir.
I'got the solution : POKER.

Moi qui ne me suis jamais acheté une grille de Loto, qui n'est jamais acheté un bingo ou autre impôt forfaitaire, je suis, il y a peu, tombé dans le tourbillon interminable du Texas hold'em. Et ça check, raise, reraise, call dans tous les sens.
Un tournoi par semaine, cave de 1 euros, et c'est parti pour la nuit, clope au bec, wisky de rigueur et autre cliché dont on se lâsse pas.

Comme dit l'adage : Une minute pour comprendre les règles, toute une vie pour les maîtriser
Car même si le facteur chance prend une place importante sur un coup, c'est bien le talent qui a la fin détermine le vainqueur. Savoir quand bluffer, avec qui, savoir se coucher avec la moitier des gains sur la table etc..tout un art.

J'en entends certains d'entre vous et mon ancien-moi : "hoo mais ces jeux d'argent, quelle connerie de beauf !" mais dans le poker tout est là, c'est l'argent et le pot (double sens, c'est drole..) qui font qu'il devient excitant de jouer, de bluffer. Parce qu'on ne joue pas vraiment de la même façon avec une cave à 50 centimes, qu'avec une cave à 10 euros.

Une émission très connue outre atlantique: high stakes poker, permet de regarder les meilleurs joueurs du monde se déchainer à coup de liasse de dizaines de milliers de dollars.
Un des meilleurs coup, pour vous :



Si tu peux prendre en un coup le gain de cent parties sans un geste et sans un soupir
Si tu peux être brave et jamais imprudent
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur...
Alors tu seras un homme, mon fils.

--Rudyard Kipling--

tags : poker

La Bretagne ça vous gagne

posté le 22 January 2007 à 23:34
La France est en crise. Ou tout du moins semble l'être depuis que les politiques ne semblent pas avoir trouver de meilleurs arguments pour vendre leurs changements, seuls rempart contre leur inutilité qui ne pourrait être que le reflet de la nôtre en tant que citoyen.

Ne voulant en aucun cas être mêlé à ce foutage politico médiatique tout en faisant foi à un caractère civique indispensable, j'ai décidé de rejoindre les partisans de la régionalisation décentralisatoire poussée par l'européanisation galopante.

J'ai longuement hésité entre l'extrémiste et l'anarchisme.

Apres réflexion il semblerait plus judicieux de rester sur un terrain plus neutre et de brûler ma carte d'électeur.
hahahaha, le con.

Vous aurez donc droit à son histoire, sa beauté, ses coutumes, ses arts, ses préjugés.

Je me suis longuement demandé si je ne devais pas fermer les commentaires pour ne pas avoir à subir les réflexions d'impérialistes que vous êtes. Mais le sujet étant à la foi long et interressant je doute qu'il est beaucoup de commentaires.








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HISTOIRE D'HISTOIRE
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Vous vous êtes sans doute demandé, un jour, assis sur vos toilettes en regardant la map monde collé sur le mur, pourquoi la Bretagne portait le même nom que la Grande-bretagne. non? bon.
Dans les années 450, les premiers bretons, habitants de la Grande-Bretagne s'amusaient joyeusement à fêter leurs récoltes de blé en consommant la bière de la dernière quand soudain, des Angles et des Germains (à croire que c'est toujours les mêmes qui font chier le monde) vinrent les bouter hors de la région. Les pauvres, encore ivres de la veille, ne purent mener un combat équitable et reculèrent jusqu'au pays de Galle actuel et en Cornouailles. La spéculation immobilière faisant rage, certains décidèrent de traverser la manche et allèrent s'installer en Armorique qu’ils rebaptisèrent Breizh (Petite Bretagne).

A partir de là, la vraie histoire de la Bretagne commence. Car contrairement à ce beaucoup de personnes croient, les menhirs, dolmen et autre phalus en pierre n'ont absolument rien de breton. Ils sont beaucoup plus anciens.

Sans poussé l'histoire trop loin que vous pouvez retrouver d'ailleurs ici.
Je tenais quand même à vous présenter deux personnages cruciaux dans l’histoire de la Bretagne :


NOMINOË Le Vercingétorix Breton, qui unifia les clans dans les années 800. A ne pas confondre avec le gay au collant Ivanohé .




et ANNE DE BRETAGNE, célèbre prostitué de son temps et accessoirement Reine de France, dont la mort marqua la fin de l’indépendance au début du 16ème siècle. (qui tient d'ailleurs mini-elle dans ses bras)





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Je tenais également à faire une parenthèse sur l’Hermine Blanche, symbole de la Bretagne.



Désolé c’est un peu chiant mais je devais bien ça au dernier abruti qui m’ai sorti : « Hoo mais les bretons ils sont royalistes ! ils ont la fleur de Lys sur leurs drapeaux »

Ce symbole vient, selon la légende de je ne sais quel rebel indépendantiste du moyen age, qui fuyant devant les francs (ou normands) vu une hermine chassé par un renard. La pauvre bête arriva devant une zone boueuse et préféra faire face au renard que de salir sa belle fourrure blanche. Devant cet incroyable acte de courage, il fit demi tour avec tous ses hommes en scandant : « Plutôt mourir que de vivre Sale » ou un truc comme ça.

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Orgueil et préjugés
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Quand j'étais gamin, pas facile d'être breton à Paris et d'avoir un prénom qui le fait rappeler à tout bout de champs. Même si il n'y avait rien de grave, il y avait cette sorte de honte indescriptible liée pensais-je, aux coutumes folkloriques que la plupart concevait comme ridicules. Mais il fallait remonter bien plus loin dans le temps pour comprendre d'où venait cette étiquette.

Les Bretons ont longtemps été perçus en France comme des sauvages, certes incorporés à la République, mais inassimilables par elle en raison de leur arriération profonde.

Balzac pensait qu'ils étaient « dépourvus de combinaisons intellectuelles »


Au XXe siècle,Flaubert parle du paysan breton qui va « retrouver sa galette de sarrasin et sa jatte de bouillie de maïs cuite depuis huit jours dont il se nourrit toute l'année, à côté des porcs qui rôdent sous la table et de la vache qui rumine là sur son fumier, dans un coin de la même pièce»


Pour Victor Hugo, " Les Bretons ne comprennent rien à la Bretagne " « Depuis que je suis en Bretagne », écrit-il, « je suis dans l'ordure. Pour se laver de la Bretagne, il faut bien l'océan. Cette grande cuvette n'est qu'à la mesure de cette grande saleté. »


Au début du xxe siècle, un panneau était apposé dans les écoles publiques de Bretagne, sur lequel il était écrit : « Défense de cracher par terre et de parler breton ! ».


jusque dans les années 1970, les écoliers de France fredonnaient parfois une chansonnette en cour de récréation, qui disait notamment : « Les pommes de terre pour les cochons, les épluchures pour les Bretons ».


le 20 septembre 1992, le président du groupe RPR au Sénat, Charles Pasqua, ancien ministre d'État, agacé du vote très européen des Bretons au référendum en vue de la ratification du traité de Maastricht, chantonne, le soir des résultats : « Les Bretons, c'est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient con.»


Sans parler des publications de Bécassine.

Mais il ne s'agissait pas uniquement de leurs cradotitudes comme celle qu'on les anglais envers les français, ni des sois disant moeurs arriérés, il était aussi question de politique: Pourtant pilier de la révolution française, la contre révolution des chouans fut une raison pour humilier un peu plus la région.

Balzac : « Entouré de lumières dont la bienfaisante chaleur ne l'atteint pas, ce pays ressemble à un charbon glacé qui resterait obscur et noir au sein d'un brillant foyer. » Par-delà l'opposition de langue entre le breton, « instrument barbare des pensées superstitieuses » et le français, chargé « de transmettre au monde les plus sublimes pensées de la liberté », se trouve l'opposition entre le progrès et la superstition, entre la civilisation et la barbarie, entre l'homme libre et la bête humaine


Voilà maintenant quand vous entendrez une mauvaise plaisanterie, vous comprendrez la joyeuse tradition de trois siècles d'humiliation.

Enfin maintenant ils ont plus la réputation d’alcoolique, on grimpe dans l’échelle sociale, c’est déjà pas mal.

prenez 3 singes, allumer une caméra et un prompteur et vous obtenez un sens de l'humour dont seuls les parisiens ont le secret :





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Comme vous avez été bien gentil de vous intéresser à cette si belle région, je vous donne en récompense, le karaoké de l’hymne breton par Tri Yann.
Merci qui ?




*je me mets en retrait de certaines images independo-christiano extremiste
tags : breizh, bretagne

Martine à la Ferme [UNCENSORED]

posté le 01 October 2006 à 23:41




Bien loin des fabuleuses histoires de martine, le monde rural peut se montrer cruel, très cruel. Et il est temps de révéler l'ignominie qui se trame, tous les jours, dans nos campagnes : Le Ownage du cochon !

Plus que pour le plasir des yeux, mais dans un but ludique et informatif, je vous invite à suivre la scène cruciale, dont part, toute bonne fete bretonne (ou d'autres régions mais là il s'avère que ça se passe dans la belle région celtique).

Je n'ai, malheuresement pour vous, pas pu suivre le début du commencement : le choix et le coup de masse, en gros ça fait craque et ça tombe. Mais ne vous leurez pas, la bete est belle et bien encore en vie.

Attachée par une patte arrière, la truie bien dodue est maintenant suspendue dans le vide pour le sacrifice festif. Un coup de couteau dans la gorge et c'est là, à ce moment que l'on ce rend compte que le cochon etait toujours bel et bien vivant; il gesticule, hurle pendant que son sang dégouline à flot continu. Le pauvre bete met environ 2 à 3 minutes avant de gagner de la paradis des cochons.





Il est maintenant l'heure de la toilette. Après cette rude épreuve la pauvre bete a bien mérité un bain bien chaud (bouillant).





Ca lave et permet de le dépecer de plus près,





Une fois fait, coupé sur la longueur du ventre, les entrailles tombent quasiment d'elles memes,




Mais rassurez vous, elles ne seront pas jetés, elles serviront à la confection de plats suculants (paté de tripes, saucisson etc..)


Voilà il ne reste plus qu'à allumer un feu et profiter...

Malheursement une grande menace se profile sur cette tradition de notre terroir. Jeunes cadres européens de l'hygiène et autre Brigitte Bardot sont la cause de la disparition de cette si belle coutume qui s'estompe aux fils des ans.

Merci pour votre soutient.




tags : aux, cochons, mort

Tetes à Claques !!

posté le 13 September 2006 à 18:31
Ces québécois, excellents ! on retrouve un peu de Pérusse et un peu de je ne sais trop quoi.

Le Pilote

Willi Waller

CPT News

Prise d'otage

Paris

La Réception



Pour les autres : http://www.tetesaclaques.tv/

voilà bon ça ne méritait pas un article dans un blog mais je les aurais sous la main comme ça.

tags : claques, humour, tetes

Fumer zpusobuje

posté le 02 September 2006 à 10:43




Vous voilà prévenu


tags : clope

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