La fin d'une époque
posté le 02 March 2006 à 18:28
Ça y est, c'est fini; toi la pub, je ne te parle plus.
Il n'y a pas si longtemps pourtant, je te recevais avec plaisir. Je te collectais, gros tas hétéroclite et moche sur mon bureau, comme un caca d'alien monstrueux. Un amoncellement de papier glacé que je n'osais jamais utiliser, pas même les jours de grande pénurie de PQ, parce que, merde, quoi, même les fesses ont leur politesse.
Pourtant, je te gardais, car je t'avais trouvé une nouvelle occupation, qui n'était sans doute q'un passe-temps de sale gauchiste utopiste, mais que veux-tu, personne n'est parfait.
En effet, je recevais de temps en temps tes amis les enveloppes pré-affranchies, que m'expédiaient tous mes amis: les banques, les abonnements de tout genre et les ONG de tout poil. Tous ces sales cons vautrés dans leurs bureaux qui avaient un jour trouvé intelligents d'emmerder les gens jusque chez eux à grands coups de pub gerbantes, distribuée par brouettes entières par de pauvres types.
Dans un geste d'un sensualité extrème, j'enfournais les uns dans les autres (...le papier glacé publicitaire de merde dans les enveloppes sus-citées. Z'aviez qu'à suivre.)
Et je ré-expédiais le tout à leur propriétaire, l'obscur chef du service marketing de mes deux.
Oh, bien sûr, j'avais quelques scrupules; et je savais bien, tout au fond de moi, que ce n'était qu'une ouvrière pakistanaise sous-payée et probablement ivrogne qui t'ouvrait, toi enveloppe, pour te découvrir, toi le magazine d'Auchan, toi la pub pour la nouvelle perceuse Bricorama.
Mais, courageux et fier, j'ignorais ces insignifiants dommages collatéraux: comme on dit, on ne fait pas de communiste melba sans leur casser les oeufs.
Hélas...
Je ne devais pas être le seul à être original, pour le coup, et voilà que depuis peu je découvre leur nouvelle parade à mon sport préféré:

Salauds.
Il n'y a pas si longtemps pourtant, je te recevais avec plaisir. Je te collectais, gros tas hétéroclite et moche sur mon bureau, comme un caca d'alien monstrueux. Un amoncellement de papier glacé que je n'osais jamais utiliser, pas même les jours de grande pénurie de PQ, parce que, merde, quoi, même les fesses ont leur politesse.
Pourtant, je te gardais, car je t'avais trouvé une nouvelle occupation, qui n'était sans doute q'un passe-temps de sale gauchiste utopiste, mais que veux-tu, personne n'est parfait.
En effet, je recevais de temps en temps tes amis les enveloppes pré-affranchies, que m'expédiaient tous mes amis: les banques, les abonnements de tout genre et les ONG de tout poil. Tous ces sales cons vautrés dans leurs bureaux qui avaient un jour trouvé intelligents d'emmerder les gens jusque chez eux à grands coups de pub gerbantes, distribuée par brouettes entières par de pauvres types.
Dans un geste d'un sensualité extrème, j'enfournais les uns dans les autres (...le papier glacé publicitaire de merde dans les enveloppes sus-citées. Z'aviez qu'à suivre.)
Et je ré-expédiais le tout à leur propriétaire, l'obscur chef du service marketing de mes deux.
Oh, bien sûr, j'avais quelques scrupules; et je savais bien, tout au fond de moi, que ce n'était qu'une ouvrière pakistanaise sous-payée et probablement ivrogne qui t'ouvrait, toi enveloppe, pour te découvrir, toi le magazine d'Auchan, toi la pub pour la nouvelle perceuse Bricorama.
Mais, courageux et fier, j'ignorais ces insignifiants dommages collatéraux: comme on dit, on ne fait pas de communiste melba sans leur casser les oeufs.
Hélas...
Je ne devais pas être le seul à être original, pour le coup, et voilà que depuis peu je découvre leur nouvelle parade à mon sport préféré:

Salauds.
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