Grandes oreilles

posté le 04 juin 2008 à 19:23

Je n'ai pas encore assimilé l'information, je crois. L'idée qu'à mon retour, tu ne seras pas là pour venir m'accueillir, pour aboyer depuis la terrasse. Pour le moment, ce ne sont que quelques mots : après tout, tu as toujours été là, un élément familier, éternel. La grosse boule de poils qui vient s'asseoir sur le canapé.
Je sais très bien qu'il n'y avait pas d'autre option, ça, je l'ai compris. Mais ça faisait quatorze ans, quand même, et je ne parviens pas à saisir ce que ça veut dire, plus là. Tu n'avais pas le droit de vieillir avant moi.

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Hey, Charlot !

posté le 01 juin 2008 à 15:44
Unlike punk, i ain't dead - il était temps que je le prouve. Manque de bol, ce billet va être consacré à un mort ; ou plutôt une icône - universelle, et qui n'a rien perdu de sa puissance d'évocation. Comme quoi périr, au fond, c'est pas la mort. Mais commençons par le début.
Un ami, et une amie, fêtaient ensemble hier soir leurs vingt ans, et la soirée était costumée. Enfin, la soirée non, les invités oui : après framboise réflexion, j'ai pour l'occasion acheté un faux chapeau melon, un noeud pap', du maquillage blanc, et une de ces moustaches qui font fürher. Après quoi j'ai fouillé dans mon placard, sorti une veste cintrée, un pantalon trop court, trop large en haut, trop serré en bas, et une chemise blanche, puis emprunté une canne à un ami qui en a toute une collection, pour des raisons qui nous dépassent tous.
Il s'agissait ensuite de mettre l'un au dessus, l'autre en dessous, de coller et peinturlurer le reste, puis d'enfiler ces magnifiques chaussures trop grandes, trop noires, et dont les semelles tentent un divorce à l'amiable, celles-là mêmes dont la déchéance finale a causé une peine infinie à mon petit coeur trop sensible.
And voilà !



Enfin, ça, c'est l'original : moi, j'étais légèrement plus ressemblant. Grand succès durant la fête, notamment parce que mon déguisement m'imposait de rester muet, ce que tout le monde a beaucoup apprécié. Étant chargé, avec Arsène Lupin - Joker nous a rejoint par la suite - d'accueillir les invités, de leur indiquer le chemin et de leur glisser au passage un bouquet pour la mariée nouvelle future trentenaire, j'ai passé un bout de temps dehors, à tenter de faire rire les alcooliques du bar d'en face. Pour certains, ça a marché, mais le mec avec des lunettes de soleil et une canne blanche n'avait vraiment aucun sens de l'humour.

(Ellipse temporelle)


Après la fête - tôt, je suis parti à minuit et demi - toujours avec Lupin, nous avons regagné nos pénates (à ce sujet, on a eu une chance monstrueuse : mes amis, ne jouez jamais vos pénates aux dés), prenant pour cela la rue de Rennes et le métro, mais pas dans cet ordre.

Eh bien, c'est incroyable : non seulement on m'a reconnu, mais apostrophé qui plus est ! Franchement, quelle est cette ville où l'on ne peut même plus se promener tranquillement entre amis, un samedi soir, sans se faire ennuyer par des cohortes d'admirateurs qui veulent vous saluer, être pris en photo avec vous, ou qui vous regardent en riant ? Et mon intimité, bordel ? Et mon droit à l'image ? Pour ne pas les décevoir, j'ai été obligé de faire le clown. Quelle plaie, ces temps modernes.

En guise de conclusion : le plus facile pour accéder à la célébrité, c'est de voler celle d'un mort.

tags : at, famous, he's, look, me

Mysoginie encouragée.

posté le 20 mai 2008 à 09:39

Hier soir, je m'en fus voir, les mirettes grandes ouvertes (et les jambes en compote après une journée au Parc Astérix ; mais ne nous dispersons pas), un spectacle, auquel participent des étudiants de Sciences Po (notamment) : "Trois Guitry sinon rien !".
Il s'agit d'un tryptique : trois courtes pièces de Sacha Guitry, féministe notoire, mises en scène par Bernard Belin. La première était à 20h30 hier soir, dans une petite salle (pouvant accueillir 50 personnes) près des Halles (à Paris, pour les quelques cancres au fond à gauche). Ambiance très sympathique, plutôt intime, des noeuds rouges aux sièges, tout ça. Puis la salle disparaît, et le rideau s'ouvre (il avait bien prévu son coup) ; dans l'ordre surveillent alors :

Le mot de Cambronne
Pièce en un acte, basée sur une constatation : le général Cambronne s'est marié à une anglaise.

 

Le renard et la grenouille
Mignonne, allons voir si la rose, elle aussi se paie ma poire. Ou quand un riche industriel s'offre les services d'une courtisane un peu cruche.

 

L'école des philosophes
Diderot non plus ne comprenait rien aux femmes.


Mes impressions : c'est bien. Ça avait beau être soir de première, pas de cafouillage, et le jeu des acteurs était très bon. Ah, si, quelques diérèses non effectuées dans les pièces en vers, mais, que diable, on s'en fiche. L'accent anglais de Mme Cambronne est saisissant, et la diction de Mr Cambronne-Diderot excellente. L'un dans l'autre, on ne s'ennuie pas, on rit ou sourit aux mimiques, jeux de scène, et aux textes (d'accord, ceux de Guitry ne sont pas toujours parfaits, mais ils recèlent des mots fameux).
Non, vraiment, le seul point noir : le Clown-Pagliaccio censé représenter Guitry, qui annonce les pièces et apparaît aux transitions, je ne peux pas le sentir. Mais on le voit quatre minutes au total.

C'est à ce point qu'apparaît la pub : allez-y ! C'est le lundi et le mardi à 20h30 pendant encore un mois - tu n'as qu'un mois, oui, toi au premier rang !

Théâtre Saint-Honoré
62, rue Saint-Honoré (près de Châtelet)
Réservations au 06 89 96 22 28
Tarifs : 8€ adultes, 5€ étudiants.


Plus vite, bande de tanches !


X

posté le 12 mai 2008 à 19:49
Bon, ben c'est demain. J'ai du mal à m'en rendre compte.

tags : concours, encore.

Mouais.

posté le 10 mai 2008 à 17:35
Je viens de désactiver mon compte Facebook. C'est pas trop tôt, vu que ça fait bien trois mois que je vomis sur ce machin.
tags : asociaux, réseaux

Leçon de vie.

posté le 07 mai 2008 à 14:36


Moralité : n'ayez jamais l'air trop heureux.

Death of a clown

posté le 06 mai 2008 à 14:35

"Death of a Clown is a song by the British group The Kinks. It was the first of their songs written by Dave Davies, the brother of lead songwriter Ray Davies."




Si l'avenir est Orange, je deviens vert.

posté le 02 mai 2008 à 17:10

Fut un temps, j'avais une adresse magnifique, un truc extra, une boîte email en wanadoo.fr qui faisait presque crac-boum-hue. Mais voilà, l'étang a changé, et les fûts ont vieilli ; et puis je me suis libéré, que voulez-vous, et avec un abonnement Free est venue mon adresse nouvelle, plus grande et plus belle.
Malin, j'ai quand même gardé l'ancienne, au cas où des amis oubliés - l'espoir, tout comme la perfusion, fait vivre - soient pris de l'envie soudaine et saugrenue de m'écrire un petit mot sympa, "je vais te rendre les 30€ que je te dois" par exemple. Simplement, j'avais tout configuré pour que ça soit redirigé vers ma boîte flambant neuve, à laquelle j'avais au préalable mis le feu.

Eh bien, figurez-vous que récemment, ces sagouins ont migré sans me demander ma boîte wanadoo.fr vers un machin en orange.fr, ce qui renvoie une erreur à tous ceux qui m'envoient un email à mon adresse précédente ! Et ce, sans me prévenir ni me demander quoi que ce soit. Accessoirement, ils ont mis en place un filtre antispam non désactivable, toujours sans rien dire à personne, qui par défaut envoie la moitié des courriers dans une boîte Indésirable de laquelle rien n'est envoyé à ma nouvelle adresse.

Si je n'étais pas si poli, je les insulterais bien, ces abrutis.


GT(Prép)A IV

posté le 01 mai 2008 à 14:53

Pour ceux que ça intéresse, les sujets de Centrale 2008 sont déjà en ligne (enfin, sauf celui de l'épreuve de demain, Maths II en quatre heures) :

Dans Histoire et vérité, Paul Ricoeur affirme : « L’histoire n’est histoire que dans la mesure où elle n’a accédé, ni au discours absolu, ni à la singularité absolue, dans la mesure où le sens en reste confus, mêlé.»



Ça, c'était le français. Un peu plus intéressant que celui des Mines (là aussi, les sujets sont en ligne) :

« Le savoir historique, alimenté par des sources intarissables, inonde l’homme moderne et l’envahit toujours davantage, il est assailli de faits nombreux et incohérents [...] et il semble nécessaire de les maîtriser et de les contrôler, si on ne veut pas être soi-même victime de leurs luttes. »



Le truc, c'est de parler de Marx en lisant une citation de Nietzsche.


(Aucun rapport, mais je mets un tableau de Lempicka si je veux)

Bilan du Parc Floral

posté le 26 avril 2008 à 09:03

Cette semaine m'a vu vieillir : mes traits poupins se sont creusés sous l'effet du stress et des rigueurs de la vie, et mes cheveux mêmes, mes beaux cheveux bruns et fous se sont teintés de blanc devant les horreurs dont j'ai été témoin. Mes yeux, lorsque je les ferme, semblent voir à nouveau ces cohortes barbares et avides, ces innombrables et féroces légions qui envahissaient chaque matin le Parc Floral de Vincennes.
Non, je déconne.

Ces trois jours, je les ai passés chez un ami qui habite à Saint-Mandé (c'est plus rapide, le matin, pour aller subir), dont la famille a gentiment accepté de m'héberger. Les épreuves du concours commun des Mines (car c'est de cela dont il est question, en fait) ont démarré mercredi.

Mercredi :
Mathématiques I, 3 heures : Formes quadratiques. Sujet assez difficile, aride et hostile.
Physique I, 3 heures : Mécanique du solide. What the ... ?! Qui est le sombre crétin qui a choisi ce sujet ? Les "Option Sciences Industrielles" sont avantagés, c'est probablement le sujet le plus improbable qui soit, et quasiment personne n'aime ça. Bon, du coup, j'ai fait de jolies erreurs (à quelle vitesse tourne un point dans son référentiel barycentrique, je vous demande un peu ?), mais bon, ce n'est pas non plus catastrophique. N'empêche.
Anglais (LV1), 1 heure 30 : Thème + deux questions sur texte. Bon, traduire un article du Nouvel Obs qui déplore à quel point les élèves français sont mauvais en anglais, c'est amusant. Mais le reste, quelle platitude ! "Pensez-vous que les nouvelles technologies facilitent la communication ?". Et pensez-vous que les sujets sont écrits par des robots, aussi ?

Jeudi :
Mathématiques II, 4 heures : Géométrie !? Mais pourquoi ?! Soit, le sujet n'était pas si terrible que ce que cela laisse augurer, voire même assez agréable (calcul différentiel, etc.), mais on avait besoin de chapitres assez mal traités (Intégrales doubles : 12 mn lors du dernier cours de maths). Dommage, le théorème de Green-Riemann, il le fallait pour une question.
Informatique, 3 heures : Rien à dire. Automates et problème du voyageur de commerce, sujet facile mais long - surtout les questions d'application, où il fallait passer jusqu'à 25 minutes à appliquer un algorithme répétitif sur un exemple.

Vendredi :
Français, 4 heures : Dissertation sur une citation (assez creuse) de Nietzsche. La lecture des 3 oeuvres au programme vous amène-t-elle à partager sa manière de penser l'Histoire ? Exercice assez fastidieux, il faut toujours tout ramener à Marx, Corneille et Chateaubriand. Sorti 20 mn en avance, je pense avoir plutôt bien réussi.
Physique II, 3 heures : Mieux : un peu de mécanique, un peu de thermodynamique (et d'autres choses en partie III, mais je ne l'ai pas atteinte, de loin). Étude d'une montgolfière ! Maintenant, je sais comment être sûr d'en faire s'écraser une lors de la descente.
Chimie, 1 heure 30 : Sans calculatrice, et comme d'habitude l'intégralité de notre (maigre) programme de chimie en 22 questions. J'en ai fait une quinzaine, je dois avoir répondu correctement à 13 ou 14 questions - en fait, c'était facile, aux erreurs de calcul près. En travaillant la chimie, et en écrivant très vite, il doit y avoir moyen d'avoir tout bon - dommage que ce ne soit que coefficient ... 2. Et qu'il y ait de la cristallisation.

Bilan ? C'est une expérience très intéressante - le premier concours que je passe. Et, assez étonnamment, aucun stress pour celui-ci. Finalement, j'aime bien les concours, c'est beaucoup plus agréable que les cours tout con. Le seul problème, c'est l'enjeu.

Bah, ça recommence lundi,, avec Centrale.


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Quelques mots ...

Lecteur, avant toute chose, je me dois de t'avertir du contenu de cet encart. Je ne vais pas m'y étendre sur ce que je suis, ou ne suis pas. Non pas pour ne pas t'ennuyer, c'est le cadet de mes soucis pour le moment ; mais pour ne pas trop en dévoiler. Ce blog est le mien, et m'est dédié de long en large : me dépeindre - ou tenter de le faire - en quelques mots serait, plus qu'une erreur, un mauvais calcul. Et je déteste faire de mauvais calculs, ça me frustre. Adoncques, voici plutôt quelques liens fort intéressants, que je t'encourage vivement à suivre, mais pas trop loin non plus, il s'agit de revenir après : Samoth, le site d'un projet de jeu de rôle libre, statique, un suissien bien plus intéressant que moi, et le château de ma mère, où ça cause bouquin par écran interposé. On n'arrête pas le progrès.

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